jeudi 5 mars 2009

J'aime pas les boutons

Alors un film qui parle de Boutons pendant 2h40, j'étais circonspect. Mais en fait, Benjamin Button est bien plus qu'un simple bouton d'acné plein de pus qu'on fait éclater devant sa glace (ça, c'était juste pour parler de pus, je trouve que ça pose direct un article, le pus).

L'Etrange Histoire de Benjamin Button

Réalisateur : David Fincher
Acteurs : Brad Pitt, Cate Blanchett
Titre Original : The Curious Case of Benjamin Button

L'accroche : Benjamin Button est un mec à la cool. Sauf qu'il rajeunit au lieu de vieillir niveau corps. Mais il vieillit dans la tête, par contre. Du coup, il a une vie compliquée et une épargne retraite ridicule. Après, ça peut lui permettre d'avoir une carte 12-25 pour voyager et d'écouter du Tokyo Hotel quand il est vieux. Et de maugréer sur la jeunesse d'aujourd'hui et que c'était pas pareil avant, quand il avait 95 ans. Enfin voilà.
C'est une mourante (son ex) qui se fait raconter le journal de BButton (à ne pas confondre avec BB Brune) sur son lit de mort, et qui commente et analyse le texte, avec des mises en abîmes, des fictions hypertextes et tout et tout, sur fond d'ouragan Katherina et d'horloges de gare qui fonctionnent à l'envers (si je résume trop vite, vous dites, hein). Waow. Pendant 2h40 donc.

Mais alors, ils jouent aux échecs ou à Pyramide?*

Le Spoil : Ben en fait, on peut pas trop spoiler, vu qu'on voit quasiment la fin dans la bande-annonce... on voit toute la vie de Benjamin Button, du début (la vieillesse, l'arthrite, etc...) à la fin (la fougue de la jeunesse, les couches culottes, les derniers pas...). Il s'est mis la race, à niqué une pute, a fait la guerre**, a niqué une aristocrate, a foutu un vent à la femme de sa vie, s'est pris un vent par la femme de sa vie (deux fois), a reniqué un peu, a découvert la véritable identité de son père, a niqué la femme de sa vie (quand même), a vécu avec la femme de sa vie, a fait un gosse avec, et vu qu'il pouvait pas assumer sa paternité (comme beaucoup, mais lui, il a un peu une raison, sa crise de la quarantaine est un peu plus justifiée, on va dire), il s'enfuit pour laisser sa femme reconstruire sa vie avec qqun d'autre (mais en fait, c'est pour que sa fille ait vraiment un père). Mais si je résume trop vite, vous dites, hein.
Et en fait, la femme de sa vie, c'est la mourante (ben ouais, en fait, c'est du flashback tout ça), et sa fille, ben c'est la fille qui lit le journal (et qui savait pas que son père c'était un Bouton en fait). Et à la fin, il meurt. Et la mourante meurt aussi, mais elle voit un oiseau mouche dans l'ouragan avant, et c'est vachement romantique, parce que c'est l'image romantique du film, et du coup, c'est la classe, en fait. En 2h40.

ça swingue, dans ce film. Wahou. (2h40, bordel!)

Mon avis : Heu, le film en soi est pas mal. Même si, scientifiquement, je suis pas intimement persuadé que tout soit cohérent (mais bon, ça doit être parce que je cherche la petite bête aussi), le principe est amusant, et c'est sympa de faire un truc sur les différences sans tomber directement dans les ségrégations raciales ou anti-animaux (ce qu'avait très bien su faire certains films, cela dit). Mais bon... 2h40 quoi. Pourquoi 2h40? C'est long 2h40. Et même si ça m'a paru plus court que d'autres films moins longs, quand même quoi.
Pis après, ben Brad Pitt, c'est Brad Pitt, hein. Cate Blanchette prouve qu'elle peut assumer un rôle sans provoquer des envies de meurtres chez les spectateurs psychotiques. Du coup ça passe quoi. Enfin l'un dans l'autre, pas de quoi casser trois pattes à un canard, mais ça va. (Et si j'ai résumé trop vite, vous dites. Hein?)

le goût et les odeurs, tout ça

Anecdotes sur le film :
. Quand Brad Pitt se trouve un plan cul, il le rentabilise pas mal (toutes les nuits pendant 6 mois quand même, le chaud lapin).
. Les danseuses, c'est vraiment des connasses.
. L'infini (vers l'infini et Au dela!) se retrouve dans les battements d'ailes des oiseaux-mouches. La semaine prochaine, nous verrons comment les vols de mouches à merde dessinent les lignes directrices de la Joconde.
. Quand on voit ce que peut provoquer un choc entre un bateau et un sous-marin, on flippe en repensant à l'actualité.


*Marrant, je me souviens pas du tout de l'avoir vu dans le film, cette scène
** J'en suis très fier de celle là.


Source photos : Warner Bros. France via Allocine.fr

lundi 2 mars 2009

J'aime pas le catch

Bon en fait, si, j'avoue, j'aime bien le catch. Ces combats sanglants entre grosses masses protéinées qui essaient désespérément d'avoir l'air sérieux et virils en slip ou en collants, moi, je sais pas, ça me rend tout chose. Alors un film qui parle d'une descente aux enfers d'un mec dont la gloire était de se battre en collant vert contre un enturbanné au Madison Square Garden, c'est clair qu'il fallait que je voie ça.

Le titre serait différent que l'image pourrait être équivoque

Réalisateur : Darren Aronofsky
Acteurs : Mickey Rourke, Marisa Tomei
Titre Orginal : The Wrestler

L'accroche : Randy the Ram (Randy le Bélier en français mais ça rend pas mal moins bien) était un catcheur super connu qui faisait vibrer les foules. Il y a vingt ans. Maintenant, il lutte dans l'anonymat pour survivre à une vie pas marrante en allant catcher le week-end, et en se faisant faire des lapdances la semaine. Mais un come-back se dessine avec le remake du match culte de sa vie qui pourrait lui permettre d'attirer à nouveau l'attention des projecteurs...

Confessions Intimes? Et non, The Wrestler! Comme quoi...

Le spoil : Le come-back est un peu remis en question quand le monsieur en question se fait un infarctus. De fait obligé de stopper le catch (ou la vie, en gros). Du coup, il drague sa danseuse de lapdance préférée, se prend une veste, se réconcilie avec sa fille, fait le boucher au supermarché, se met une grosse race alcool/drogue/sexe (la meuf se prend des coups de bélier, héhéhé), se rebrouille définitivement avec sa fille, se réconcilie avec la strippeuse, se coupe le doigt à la boucherie et démissionne, et finalement, se rendant compte que la vie sans catch ne valait pas d'être vécue, il va finalement faire son combat ultime, au péril de sa vie.

Exemple de scène très intéressante du film

Mon avis : Autant 7 vies faisait tout dans les grands sabots et les clichés pourris, The Wrestler fait du bon désespoir sans concession qui n'a même pas le mérite d'être horrible, soudain ou immérité. C'est une descente aux enfers logique, triste, lent, à laquelle essaie de faire face The Ram avec un humour noir assez fun. Et en fait, pas d'échappatoire, et le gars essaie de vivre/mourir avec sa passion. Même si elle est ridicule. Et les milieux du catch et du strip sont montrés assez crûment, ce qui fait un fond assez intéressant pour le film. Et pour ne rien manquer, fin ni cucul, ni trop triste. Enfin j'ai vraiment bien aimé quoi.

le premier grand rôle de Sheryfa Luna

Anecdotes sur le film :
. Le monsieur Muscle du film qui vent des stéroïdes, il fait un peu peur.
. Mais moins que la fille qui kiffe les pompiers, remarque.
. En fait, le catch qui passe à la télé en France, c'est soft. Parce que bon, se faire jeter dans les barbelés après s'être fait agrafer des trucs sur la gueule, c'est un peu trash quand même.
. ça fait plaisir de voir des gens jouer à la NES au cinéma (dans l'écran, hein, pas dans la salle)
. Après avoir vu Mickey Rourke danser sur du Guns N' Roses, n'importe qui peut se sentir l'âme d'un danseur
. Même pas The Undertaker ou Triple H. Tssss.


Oui, je sais, j'ai abusé pour les liens.

Source images : Copyright Wild Bunch via Allociné.fr










dimanche 1 mars 2009

J'aime pas les Victoires de la musique

Pour le coup, quand on voit le casting, j'aurais pas appelé ça une victoire, moi...


Etant chez moi le samedi soir, pour une fois, j'ai usé de la zapette, et suis tombé à maintes fois sur les Victoires de la Musique. Et ai souvent dézappé*, parce que bon, vu la qualité du service, je préfère encore me mettre un CD de Mike Brant.

Premier point dur : le présentateur, c'est Nagui. Alors, bon, y a pire (oui bien pire), mais quand même, c'est le mec qui vous rappelait de prendre votre brosse à dents et qui parlait dans un micro déguisé en chou-fleur. ça vous pose un homme quand même.

N'oubliez pas votre Victoire de la Musique!

Sur mon échantillonnage, je l'ai vu trois fois présenter des interludes, et il a du avoir le temps de remercier 39 personnes en tout pour leur collaboration à la soirée. Alors je veux bien qu'on soit cool avec les techniciens, les artistes et le public, mais y a un moment faut quand même arrêter.


Deuxième point dur : Les gens qui me connaissent savent que je suis un tendre, un romantique au grand cœur qui se laisse facilement toucher par des sentiments beaux et humains qui nous rappelent que l'amour, l'amitié et la compassion sont les maîtres mots de notre séjour sur Terre. Un peu comme un héros d'un film de Meg Ryan. Et là typiquement, j'ai trouvé magnifique et beau l'écran noir avec des étoiles où des noms de personne mortes dans l'année défilaient, pour qu'on se rappelle d'eux. Ils auraient dû aussi mettre des photos de petits animaux et des coeurs, ç'aurait été encore plus solennel et beau.
De même, attribuer des Victoires de la Musique à Alain Bashung** uniquement pour sa réussite musicale, je trouve ça classe, et pas du tout mièvre. Les bons sentiments et la musique, y a pas à dire, ça fait toujours un cocktail exceptionnel.

Prooposition de nouvelle catégorie pour lesVictoires de la Musique : Le prix Grégory, pour personnes en mauvaise santé. Comme ça, on sera pas obligé de lire les bulletins de santé des candidats avant de décerner un prix.



Troisième point dur (last but not least) : La qualité intrinsèque des artistes présents. Je veux pas remettre en question la qualité d'un Julien Dauré (même s'il m'énerve et que son "meilleur clip" est tout pourri), ou le fait qu'Anaïs sache chanter. Mais alors nominer William Baldé (et le faire chanter en live en plus!) comme Révélation. Nominer les BB Brunes comme Révélation Scène ***. Nominer Sefyu dans n'importe quelle catégorie que ce soit hors "éclat de rire Defré de l'année", et le faire gagner (le seul endroit où Sefyu devrait être capable de triompher, c'est dans un battle avec Booba). Nominer Berry (qu'est même pas noire, en plus) pour sa balade du bonheur (wahoo, quelle thème et idée originaux pour une chanson exceptionnelle!) comme chanson de l'année... Enfin j'en passe et des meilleures.
Mais bon, après, c'est ce qui se vend, hein. Si le public est con, on y peut rien, mais à ce train là, on va bientôt nominer Bienvenue Chez Les Chtis aux Césars quoi (hum?). Et quand on pense qu'il suffirait que les gens n'achètent plus pour que ça se vende pas!

Didier Super, encore une fois honteusement snobé. Alors qu'il chante au moins aussi bien que la moitié des convives (Nagui compris).

Pour résumer en quelques mots : si jamais vous hésitez entre mettre un bébé chat dans le micro-ondes ou regarder les Victoires de la Musique, vous savez ce qu'il vous reste à faire.
Ou pour résumer en un mot: Oooook.

* néologisme qui deviendra culte d'ici 10 ans, je vous l'assure
** J'ai rien contre Bashung, hein. Pour tout dire, j'ai tellement rien contre lui que j'ai même pas une chanson à lui. Je suis quasiment sûr que c'est peut-être bien.
***Alors que je les ai vus en live au Grand Journal. D'habitude, je critique gratuitement, mais là, j'ai vraiment un avis autorisé : les prestations pitoyables que ce groupe de "rock" offrent sur leurs albums (aucune originalité, un chanteur criard, un guitariste qui sait pas jouer, etc...), ils ne sont même pas capables de les fournir en live (le chanteur est encore plus criard et faux, et le guitariste a du mal à glisser un accord juste entre ses fausses notes). Tout ce que ce groupe a de scénique, c'est son look pour adolescents boutonneux rebuts de la tektonik qui mettent des slims.