mardi 14 avril 2009

J'aime pas les effets de mode

Les moutons qui suivent la mode, ça me débecte. Cela dit, en toute franchise, ça m'arrive parfois. Petit tour d'horizon des différentes modes de mon point de vue, et de ma façon de les approuver d'un oeil bonhomme, ou de les insulter copieusement.

. La mode qu'on subit et qu'on conspue à raison
C'est la plus facile à détester. Tous ceux qui la suivent ont clairement des goûts de chiotte, et on préférerait gerber que leur accorder la moindre concession. On a du malencontreusement subir une averse de ces conneries, et on est donc plein d'arguments pour expliquer aux gens que leurs goûts sont vraiment moisis, et qu'ils feraient mieux de se suicider (en tombant des escaliers, par exemple).
Exemples: les BB Brunes, les slims, la vie de Paris Hilton, Nicolas Sarkozy*

. La mode qu'on conspue gratuitement, juste parce que ça a l'air nul
Quand on a la chance d'entendre parler d'un effet de vague trop kikoo lol génial de la balle, et qu'on a la chance merveilleuse de ne pas la subir, il est de fait facile (et quasiment obligatoire) de haïr celle-ci, et les moutons qui la transportent. Et on va pas non plus se faire chier à connaître avant de critiquer un truc qui est forcément nul, vu que tout le monde aime.
Exemples : Twilight, les millions de groupes de pop anglaise qui sortent chaque année avec les mêmes chansons que les précédents, les chevaux, les bons sentiments et la générosité

. La mode qu'on a conspué gratuitement, mais qu'en fait, finalement, c'est bien et du coup c'est chiant
Celle que je déteste par dessus tout. Tout le monde aime quelque chose, et donc, forcément, j'aime pas. Gratuitement, certes, mais avec conviction. Mais, manque de chance, un jour, je me retrouve devant un passionné qui m'en présente un échantillon (à dessein, l'enculé), et force m'est de constater qu'en fait, c'est trop bien. Et de me retrouver dans la masse. Eeeek. Le recours est alors de balancer sur ces crétins de moutons d'anti-conformistes qui détestent tout sans essayer, quels connards ceux-là.
Exemples (pour ma gueule, la seule qui compte) : Harry Potter, Friends, le dernier album de Coldplay (j'en ai encore des frissons dans le dos), le nazisme

. La mode qu'on a conspué gratuitement, mais qu'en fait, finalement, c'est vraiment de la merde (le Murray-field, tant cette catégorie me fait penser à un mien collègue quelque peu critique envers un peu tout et qu'il y a que lui qui comprendra la joke)
Celle là, par contre, c'est ma préférée. Devant nos a priori, un quelconque péon nous installe devant une chanson/épisode/loutre, et attend patiemment notre avis. Nous, on est un peu flippés, parce que si c'est bien, on sera obligé de l'admettre (honnête comme on est). Et là, moment de bonheur ultime, plaisir suprême : c'est nul. Et là, on peut lâcher reproches, insultes et quolibets, et l'extase est intense.
Exemples : les Chroniques de Narnia, StarWars la deuxième trilogie (les faux, quoi), Oasis l'intégrale, tous les autres albums de Coldplay (parce qu'il faut pas déconner quand même), la pédophilie, Ségolène Royal

. La mode qu'on connaissait avant, et que c'est bien
Celle-là permet de flatter l'égo parce qu'on est un putain de précurseur ("Ah, mais tu viens juste de découvrir? Si tu veux, j'ai toute la série en bouquins dans un carton depuis quelques années, faut que je la retrouve."), et on se sent de fait un peu au-dessus de la mode. Au lieu de se moquer des goûts risibles des péons, on peut donc se moquer sardoniquement de leur retards sur les gens cools.
Exemples : la série Sookie Stackhouse, le Seigneur des Anneaux (bon d'accord, je suis pas un précurseur, mais je me sens supérieur génétiquement aux gens qui l'ont découvert par le film, ou pire, qui disent aimer sans avoir lu le bouquin), les Chroniques de Krondor, How I Met Your Mother, Moi (vous verrez, un jour)

. La mode qui fait devenir un truc nul
Une grande exaspération m'envahit quand j'y pense. On a lu un bouquin, vu un film, aimé un truc. C'était bien. Pas top, mais bien. Et là, Vingt millions de connards arrivent, pensent que c'est bien voire génial. Et tout d'un coup, ça devient nul. On se retrouve obligés de dauber sur un truc qu'était pas trop mal à l'origine uniquement à cause de la pression populaire et du bourrage de crâne (ce processus peut être aggravé par la sorties de sequels au cinéma, ou d'albums identiques en musique)
Exemples: Franz Ferdinand, Bienvenue Chez les Chtis, l'écologie

Et je crois que j'ai fait un peu le tour. Après, y a des trucs que je rejoins avec entousiasme, sans connaître et sans avoir daubé dessus avant, mais là, c'est pas pareil, c'est que c'est bien.


* Z'avez vu comment je politise mon blog? Je suis trop un ouf, moi

jeudi 9 avril 2009

J'aime pas les noirs

Bon, je voulais continuer dans ma phase "titre à polémiques", mais par manque de temps et de motivation, j'ai pas trop le temps d'aller au ciné (puis bon, j'aurais pu faire une critique sur DragonBall le cas échéant, mais ce serait sombrer dans la facilité). Donc, je vais faire dans le culturel, et parler de ces étranges films bizarres imprimés sur papier, où il n'y a que du script, j'ai nommé un livre. Et quitte à parler des noirs, autant parler du noir : Barack Obama.


Les rêves de mon père

Je tiens tout d'abord à préciser : je ne suis pas sombré dans l'Obamania actuelle, qui consiste à croire que le nouveau président de la république des Etats-Unis n'est pas un politicien comme les autres et va changer le monde. D'ailleurs, j'ai pas acheté le bouquin, on me l'a offert à Noël, mais ça permet de lire un discours politique non traduit par des médias à l'objectivité douteuse. Donc why not.

L'accroche : Barry Obama est un petit jeune noir qui a très peu connu son père (genre il l'a vu une fois vite fait). Et comme il recherche son identité (de noir), il se dit que c'est sûrement son père qu'il l'a prise en partant. Mais comme il est mort, ben il sait pas trop où la trouver, alors il la cherche (aux States et au Kenya, en passant par la Thaïlande).

Le spoil : Barack Obama se rend compte à la moitié du bouquin qu'il est noir et à la fin qu'il est humain aussi. Wow. Limite j'aurais pu lui dire, s'il m'avait demandé. Après, il vit pas mal de trucs, et ça permet de se documenter un peu sur sa vie, et aussi sur d'où viennent ces idées. On apprend aussi qu'il a été pauvre, qu'il a travaillé en sous-diplômé, et qu'il fumait des joints quand il était en Californie (mais il a pas fait de surf à Malibu).

La plage? C'est par là!

Mon avis: Ben bof en fait. Bon, on a trouvé un noir qui sait écrire, (du coup on en a fait un président de la république, pour le coup) mais ça va pas non plus casser trois pattes à un Senghor. Après, il a quand même des réflexions sur la société qui sont intéressantes. Même si on voit quand même poindre derrière les beaux idéaux et les interrogations des discours politiques à la mords-moi le nœud. Il est cependant intéressant de constater par le biais de ce livre l'approche radicalement différente du problème des "races" aux States, où la recherche d'identité par la couleur est à mon sens beaucoup plus forte qu'en France. D'ailleurs, en France, Obama, il serait pas vraiment noir (enfin, comme Henri Salvador , mais en moins mort, quoi). L'auteur hésite pas à sortir des généralités sur "les blancs" ou "les noirs", et perso, ça m'a un peu choqué (quel raciste, cet enfoiré de nègre, aurais-je envie de dire).

Les plus: il ose dire des trucs qui l'ont sans doute desservi plus tard, et il les a pas censuré avec la réédition. C'est tout à son honneur. Et le personnage en lui-même est assez sympathique (c'est d'ailleurs sans doute ce qui me l'a rendu aussi antipathique, mais bon).
Les moins: la recherche d'identité par la race, perso, j'y crois pas trop (mais bon, je suis peut-être idéaliste, et certaines personnes me diront que c'est parce que je suis un blanc aisé), et j'ai une certaine tendance à me méfier des discours des hommes politiques. Surtout quand ils essaient de nous faire croire qu'ils sont humains avant tout (c'est les pires). Puis les rencontres familiales au Kenya, j'ai quand même une relative mais certaine tendance à m'en foutre.

Et là, je lui ai dit "Crève, pourriture communiste!",
et c'est comme ça que j'ai sauvé le monde libre.

En gros, un truc à lire, parce que c'est intéressant de se documenter sur l'homme le plus puissant du monde libre (enfin on dirait que les multinationales sont moins puissantes que les Etats, hein), mais à prendre avec des pincettes quand même. Mais bon, j'avoue que ça m'a rendu le personnage un brin plus sympathique. C'est toujours ça de gagné pour lui (même si je suis pas sûr et certain que ça lui facilitera le sommeil la nuit).

vendredi 3 avril 2009

J'aime pas les niakoués

L'histoire c'est chiant. Le chinois, c'est incompréhensible. Les armures de chinois, c'est vachement tapette par rapport à de vraies armures. Alors un film sur l'Histoire Chinoise avec des chinois en armures qui se bat en chinois contre d'autres chinois en armure pour savoir qui sera le chinois le plus fort, c'est forcément nul. Heureusement, y a Dynasty Warriors.

Les 3 royaumes

Réalisateur : John Woo
Titre Original du Réalisateur : Wu Yusen
Acteurs : Tonny Leung, Takeshi Kaneshiro, Zhang Fenyi
Titre Original : Chi Bi
Traduction du titre original : la Falaise Rouge

L'accroche : Le film raconte en gros les divers conflits entre les Wei, les Wu et les Shu en Chine. Tout ce beau monde se bat pour essayer de prendre le contrôle de la Chine (ou garder le contrôle de son royaume à soi), c'est donc assez géopolitique, et il y a sûrement des trucs de chinois fourbes et cruels qui nous échappent à nous autres justes et honnêtes occidentaux. Et donc ça se fout sur la gueule, ça complote, ça trahit (ben ouais, c'est des chinois fourbes, hein), ça bouffe des nids d'hirondelle off-camera, avant de se refoutre sur la gueule, et pour faire style de "c'est la classe", ça met des kimonos et des éventails entre les combats.

Déjà à l'époque, le tuning faisait un malheur

Le Spoil : Heu ben c'est Cao Cao (le méchant) qui perd à la fin. Mais comme c'est le méchant, on s'en serait un peu douté, quoi. Et les gentils, qu'on pensait à un moment qu'ils étaient désunis, trahis, tristes et moches, et ben en fait, ils sont beaux, gentils, fidèles et sympas. Et les meufs sont fidèles. Et le méchant se fait bien attraper par sa propre fourberie et vacuité personnelle au point de vue de l'intéressement intérieur. Le noob. Et par les connaissances météo d'Alain Gillot-Pétré Zhuge Liang, aussi. Enfin bon, voilà, quoi, c'est chinois, donc ça va pas pousser trop loin, sinon ils comprendraient pas, vu qu'ils ont un cerveau aussi petit que leurs chaussures.

-Heu les mecs, la bataille, c'est derrière. - Hum?

Mon avis: Il faut déjà savoir qu'il y a deux versions du film : la longue, censée plaire aux chinois, et la courte, censée plaire aux cons d'occidentaux, qui a été sévèrement coupée. M'étant procuré la première moitié de la version longue (d'une façon totalement illégale par le biais des tribulations d'un ami en Orient, merki kôpin), j'ai pu voir que c'était long, mais pas mal. Mais long quand même. Du coup, quand on voit les mêmes scènes dans la version courte, mais sans les transitions, on a quand même une nette impression de truc fait à la va-vite, avec largement moins de profondeur, et on y perd quand même pas mal niveau ambiance, histoire, contexte, et de ce point de vue là, c'est un peu dommage. Après, on y gagne en dynamisme, et ça fait un film à la place de deux, et ça par contre, c'est pas trop mal. Les batailles sont superbes (bon, c'est du John Woo, hein, y a des oiseaux qui volent au ralenti, des couchers de soleil, et du sang qui gicle en fontaine), et les acteurs jouent juste (sobre, quoi. C'est des chinois, hein). Et puis, ben c'est l'histoire de Dynasty Warriors, un jeu auquel j'ai beaucoup joué, donc forcément, moi, ça me plaît (et puis je sais enfin qui a gagné Chi Bi). Après, il manque plein de batailles, plein de persos (mais où est Pang Tong???), et Lu Bu. Faire un film des batailles de l'époque sans Lu Bu, ça sux. Grave.

Zhao Yun has killed fifty!

Brèves inintéressantes :
. Intéressante application de la loi papillon : une tornade de vent déclenchée à l'aide d'un éventail. Il est fort ce Zhuge Liang.
. Pour que sa femme pleure pendant le sexe, faut vraiment qu'il soit mauvais au pieu, Zhou Yu.
. Ce sont donc les chinois qui avaient inventé le foot, il y a 17 siècles. Mais oui, bien sûr. Par contre, maintenant, ils sont nuls.
. Et Zhen Ji, elle est où, hein?
. comment ils font pour être encore un milliard en se massacrant la gueule comme ça? Sont quand même forts (et fourbes), ces chinois
. Dans le jeu, on s'emmerdait vachement plus à trouver les passerelles entre les bateaux, quand même.
. Les colombes voyageuses, c'est super pratique.
. En cas d'infiltration : envoyer une femme. Ce sera vachement plus discret, dans une armée 100% composée d'hommes. Et tant qu'on y est, ne pas oublier de nous prendre pour des cons, hein.
. Je vous ai dit que c'étaient des chinois qui avaient fait le film?


Droits Photos : Metropolitan FilmExport via Allocine.Fr