mardi 31 mars 2009

Déménagement

Bon, suite à une décision commune avec Gabounet, les articles super intéressants de la mort que sont les racontages de nos aventures AD&D vont dégager pour aller là. Comme ça, tout sera regroupé, et ça sera plus lisible.
Ou pas.


(lâchez vos coms, mdr kikoo lol)

lundi 23 mars 2009

J'aime pas les pédés

Bon, le complot judéo-maçonnique gay a encore frappé, avec un film qui fait l'apologie des comportements déviants. Autant dire que ce film aurait du être censuré en salle, et être frappé du sceau de l'ignominie, pour qu'on puisse tranquillement retourner brûler des bouquins et casser du complot sino-communiste.

Harvey Milk

Réalisateur : Gus Van Sant
Acteurs : Sean Penn, Josh Brolin, Emile Hirsch
Titre original : Milk
Titre qui aurait pu être possible en France : Harvey Lait

L'accroche : L'histoire se passe dans le temps béni où la morale, l'ordre et la vertu n'avaient pas encore cédé le pas au stupre et à la luxure aux Etats-Unis d'Amérique. Quelques dépravés invertis n'ont même plus la pudeur de cacher leurs penchants infâmes, et commencent à faire la publicité de leurs moeurs répugnantes par delà le pays, afin d'attirer vers eux la lie de la société mondiale, au grand désarroi des quelques bastions de la morale chrétienne qui tentent d'imposer une société juste et droite pour préserver leurs enfants du cancer que représente l'homosexualité. Mais devant le lobby gay/musulman/juif/franc-maçon/NRA/vendeur de yaourts, la bataille semble perdu d'avance, tandis qu'Harvey Milk, auto-proclamé chef des invertis pervers et démoniaques se présente à toutes les élections possibles pour essayer de représenter le milieu gay au sein d'instances officielles.

Où je vais aller en vacances, moi... In the Navy, ou au YMCA?

Le spoil : Malgré beaucoup de défaites de l'ordre moral (victoire aux élections du diable personnifié Harvey Milk, défaite au référendum californien de la proposition 6 du droit et juste sénateur Briggs qui instaurait un apartheid bien venu dans l'éducation nationale américaine, prolifération du mauvais goût pédéraste dans des manifestations honteuses), la morale prévaut à la fin, quand le conseiller municipal du bon goût (irlandais catholique conservateur) exécute le maire (un sale collabo) et Milk. Bien fait pour eux. Et tous les pédés sont tristes, et défilent en silence, c'est trop beau, on dirait du Dali. Vive la morale puritaine.

- Got Milk? - Non, mais j'y travaille...

Mon avis : Voir à l'affilée U-Turn (par exemple) et Harvey Milk doit être assez surprenant : Sean Penn joue tellement bien la tapette qu'on en vient à se demander s'il aurait pas des manières. Enfin, il porte le film à bout de bras tout du long. Parce que bon, l'histoire en elle-même est assez instructive (je m'y connais assez peu en histoire de la reconnaissance gay malgré mes antécédents familiaux), mais ne mérite absolument pas 2h07 (de toutes façons, un film de plus de 2h où il n'y a pas de monstres, d'anneaux ou de vaisseaux spatiaux, c'est nul). Donc on se fait un peu chier aussi.
Le San Francisco gay est assez intéressant à voir, et le film en lui-même est assez sympa quand même (enfin faut pas être homophobe quoi). Il a au moins le mérite de montrer des couples gays qui se font des trucs et tout sans tendre un voile de pudeur glorieux comme le font beaucoup de films.

- Devine ce que je vais faire avec ce doigt? - Rhooo pas en public, quand même

Brèves inintéressantes :
. Scott, le premier vrai petit copain d'Harvey Milk, ressemble beaucoup à Poul, mon fillot. Serait-ce une coïncidence?
. Les gays, c'est vraiment des pédés.
. Anita Bryant, ça a vraiment l'air d'être une grosse conne. Leur Brigitte Bardot, quoi.
. Pédé, moi? Plutôt me faire enculer.
. "si les gays obtiennent des droits, nous devrons alors en donner au prostituées et aux gens qui couchent avec des saint-bernards". Ah ouais, elle est vraiment conne, en fait.
. Quand on est gay, le gâteau d'anniversaire, on se le fout dans la gueule. C'est un peu gâcher, mais je m'attendais à pire.


Droits images : SND via Allociné.fr

vendredi 20 mars 2009

J'aime pas les manifestations

Parfois, au lieu d'aller travailler ardemment pour espèrer une promotion, il est de bon ton d'aller protester contre les agissements de l'Etat, histoire de faire comme tout un chacun, de voir des potes que ça faisait longtemps qu'on les avait pas vus, et de prendre l'air le jeudi après-midi quand il fait grand soleil au lieu de s'enfermer à travailler.

Et en plus, hier, y avait 100.000 personnes qui avaient eu l'idée en même temps. Mais bon, les manifs, c'est bien joli sur le papier, mais en fait c'est relou.

Pour : Les manifs, ça libère le centre-ville (un peu).
Comme ça, on peut aller faire ses courses peinard, on est un peu moins emmerdés que par rapport à d'habitude. Mais ça fait léger comme avantage.

Contre: Les manifs, de base, c'est de gauche (sauf des fois). Et moi, je suis super de droite, et ça m'emmerde qu'on critique le gouvernement, surtout quand il fonctionne aussi bien que l'actuel. Non mais.

"Ne courez pas, nous sommes vos amis"

Le message est quelque peu difficile à lire.
Autant pour le CPE, c'était clair, net et précis (on veut pas du CPE/Villepin t'es con), autant là, entre le gars qui veut plus d'argent pour acheter son écran à plasma, le chercheur qui veut se payer un nouvel écran à plasma dans son labo, et le retraité qui arrive plus à payer le crédit de son écran à plasma, on y perd en lisibilité (certains y verront un habile geste politique de la part du gouvernement qui ne se limite pas à un front d'attaque, mais fait des réformes attendues, judicieuses, proportionnées et adéquates dans tous les domaines histoire de faire un peu plus causer les gueux).

Dans les manifs, y a plein de gens.
Et les gens, c'est des cons. Surtout les gauchistes. Du Sud en plus. Et bé.

Et ça passe toujours au même endroit.
Franchement, Toulouse, c'est une jolie ville, ils pourraient innover un peu sur le parcours histoire de faire visiter un peu, parce que les boulevards, quand tu les as fais une fois...

C'est l'espace publicitaire des syndicats
Et ça c'est vraiment relou. Entre les camionnettes qui passent de la musique (trop bien, si je suis venu là, c'était pour écouter des sonos qui essaient de couvrir les slogans du voisin), les gars qui gueulent dans les mégaphones de façon incompréhensible, et tous les relous de syndicalistes qui essaient de convaincre le citoyen lambda (moi je dois être plutôt omega) que c'est eux qui gèrent le mieux, qu'il faut les écouter eux, et que de toutes façons, les autres syndicats, c'est caca... Mais bon, y a une banderole tout devant qui dit que tous les syndicats sont unis, alors ça va.

Libérez nos camara-a-a-ades. Aïe, pas sur la tête!

Les slogans pas drôles.
Les pires étant ceux qui sont censés l'être. Hier, j'en ai pas vu un qui m'ait vraiment fait marrer (alors que je me souviens avec tendresse de "le CPE tue des bébés chats"). On se situe en général entre le pathétique et l'affligeant.
Le bordel ambiant.
Y en a plein qui cherchent leurs potes en long, en large et en travers, du coup, au lieu d'avancer tous ensembles, on passe notre temps à éviter les gens qui vont à contre courant, ou qui traversent. Et j'ai bien eu le temps de les voir, ces cons, vu que j'ai fait trois fois la manif dans sa longueur pour retrouver mes potes.

C'est bruyant tout de même.
Mais bon, c'est le but, d'un côté, alors on peut pas trop leur en vouloir.

C'est rempli de branleurs qui feraient mieux de bosser.
Genre bon, hein, on sait tous qui sont les planqués. Celà dit, je préviens tout de suite, on critique qui vous voulez, mais pas la Poste. Déjà, parce que sinon, je vais me prendre ma belle-famille sur la gueule, et d'autre part, je suis amoureux de la Poste depuis aujourd'hui (franchement, ça doit être vachement plus marrant de bosser sur ça que sur des Systèmes de vols (au hasard, hein)).

Autre type de manifestations, un peu moins engagé toutefois.

Mais allez, de toutes façons la droite vaincra, et le bouclier fiscal prévaudra, donc rassurez-vous, les pauvres continueront à crever de faim pendant que je jouerai à la PS3, et vous pourrez continuer à manifester pour rien pendant ce temps.

mardi 17 mars 2009

J'aime pas les polices toutes pourrites

Y a eu une croisade contre le comic sans MS (même si bon, ça va encore, hein, c'est pas la pire même si elle fait un peu trop commune maintenant), mais il y en a beaucoup beaucoup d'autres qui sont très moches.

Alors du coup, je fais le doublon de Bienbienbien, et vous propose le tableau périodique des polices typographiques (qui est d'autant meilleur quand on a une formation scientifique (ou pas) comme moi.
Du coup, vous aurez plus aucune excuse pour les excès d'Arial 10 (quoi mon blog? Je vous emmerde!)

jeudi 12 mars 2009

J'aime pas les adaptations cinématographiques

En général, quand on m'apprend qu'un bouquin ou une BD que j'aime est en passe d'être adapté au cinéma, je me retiens de sauter de joie. En effet, les adaptations ciné sont en générales une pâle copie de l'orginal (oui, LOTR le film n'est pas une bonne adaptation. Correcte tout au plus), voire un truc tout pourri de merde (là, je mets pas d'exemples, y en a trop. mais déjà, tous les Marvel et Semic, et la plupart des bon bouquins genre Harry Potter et autres). Il n'y a guère que Twilight où ça passe, vu que le bouquin est déjà pourri. Je connaissais deux exceptions : Sin City* (le film a gardé l'esprit de la BD, et c'est de la putain de bombe de balle), et dans une moindre mesure V pour Vendetta. Et ben en vlà une autre.

WATCHMEN

Réalisateur : Zack Snyder
Acteurs : Jackie Earle Haley, Patrick Wilson, Malin Akerman

L'accroche: Dans les années 80, la Guerre Froide atteint son apogée avec la crise de l'Afghanistan, et tout le monde vit dans la peur de l'apocalypse atomique. Pendant ce temps, les super-héros qui maintenaient l'ordre une dizaine d'années auparavant sont au chômage, depuis que Nixon les a mis au placard... Mais quelqu'un s'en prend à eux, quelles sont donc ses motivations?

Heu si c'est lui qu'ils ont envoyé en Irak, je comprends que ça marche pas, hein.

Le spoil: Ceux qui ont lu la BD (et ils auraient raison) seront pas spoilés, vu que l'histoire est directement un copier/coller. On en apprend au fur et à mesure sur tous les personnages : Rorschach le néo-nazi intransigeant et intolérant, le Comédien violeur violent méchant et psychopathe mais tendre à ses heures, Le "Spectre Soyeux" (quelle traduction de merde), super héroïne pour faire plaisir à sa maman qui faisait pareil, le Hibou qui met toute sa virilité dans son personnage de super-héros, Ozymandias le super-intelligent qui cherche un moyen de sauver l'humanité, et Docteur Manhattan, le surhomme tout-puissant qui se demande s'il doit ou non sauver l'humanité (et montrer sa quéquette). Et à la fin le méchant gagne, mais comme il était pas vraiment méchant en fait, ça va (et y a des gentils qui se font exploser, expulser dans d'autres galaxies tout ça). Mais ceux qui se kiffent finissent ensemble, donc happily ever after et beaucoup d'enfants pour les siècles des siècles amen.

Ils avaient vraiment le sens de la mode à l'époque là

Mon avis: Une bonne adaptation de BD, c'est rare (de par les ressorts narratifs qui sont totalement différents en BD et au cinéma ai-je pu lire récemment dans Fluide Glacial), alors quand la BD, est longue comme Watchmen (300 pages en gros), c'est vraiment difficile. Pourtant, avec ce (long) film, le réalisateur a su garder toute la profondeur des personnages, en approfondissant comme il fallait les histoires personnelles qui apparaissent les unes après les autres, au prix du sacrifice de certains personnages secondaires moins important (le vendeur de journaux ou le psychiatre sont ainsi largement moins développés). Du coup, on garde tout le sens du film, et sa noirceur (les viols entre super-héros, les bastons...) et ça claque.
Par contre, La BO est vraiment un peu à chier (Old School, d'accord, mais faut pas abuser) et pourquoi avoir rajouté une fin après celle de la BD? Pourquoi un Happy end? C'est un peu comme si on mettait deux bisounours qui disent "Nous sommes heureux ensemble" à la fin de Requiem For a Dream, faut pas abuser.

L'exorciste 2 : il revient, et il est pas content

Les brèves: . Enchaîner Nena et Simon & Garfunkel, fallait oser.
. Les USA c'est bien, il pleut toujours aux enterrements. Remarque, en Bretagne aussi j'imagine.
. Le suspense insoutenable "Va-t-on voir la bite du mec bleu tout nu, bordel?" dure une demie heure. La réponse est : "Oui. Beaucoup."
. Encore une fois, c'est un physicien qui déguste. Laissez-les vivre!
. Faut quand même avoir rien à foutre de ses thunes pour aller construire des pyramides en Antarctique.
. Y a pas à chier, ils ont bien exploité le budget "costumes kitsch"


*Y a bientôt le 2 qui sort!!! Ô joie!


Droits photos : Paramount Pictures France via Allociné.Fr

lundi 9 mars 2009

j'aime pas les rétrogrades qui critiquent l'Eglise Catholique.

Surtout quand on voit ça, quoi!

Ben c'est vrai que si la femme a de la liberté, c'est qu'on a agrandi sa cuisine quoi.
Machos de tous les pays, rassurez-vous, le Vatican veille sur vous!

(suite à ça que j'avais déjà relevé dans l'article précédent, font fort ces temps ci, quand même).

J'aime pas les racistes

D'ailleurs, le seul truc que je supporte encore moins que les racistes, c'est les étrangers. Surtout les bridés, les bougnoules et les blacks, encore que les blancs c'est vraiment des connards.

GRAN TORINO
Réalisateur : Clint Eastwood
Acteurs : Clint Eastwood, Bee Vang, Ahney Her

L'accroche : Clint Eastwood est un vétéran de la Guerre de Corée qui enterre juste sa femme, et qui se retrouve seul dans une banlieue pauvre peuplée maintenant par les immigrés. Il aime pas les étrangers, il aime pas trop les gens, il aime pas trop ses enfants... Enfin, c'est un peu un vieux con (genre Dirty Harry en vieux) comme on en voit beaucoup, quoi. Et la maison à côté de chez lui est rachetée par une famille Humong monoparentale, avec un fils qui se fait emmerder par les gangs. Et bizaremment, Clint, il aime pas les gangs non plus... Et à côté de ça, Clint se fait emmerder par le jeune cureton qui a promis à sa femme de le confesser, et Clint il aime pas les curetons non plus. C'est fou, ça hein? (enfin des fois, tu me diras...)

Elle est chiante cette soirée, bordel

Le spoil : Si "Toad", le fils de la voisine, commence assez mal sa relation avec le vieux Clint (genre en essayant de lui piquer sa voiture de collection, la Gran Torino du titre, sous la pression du gang de son cousin), il arrive à créer une vraie relation d'amitié avec le vieux con, qui se rend compte qu'en fait, y a des bridés sympas. Et du coup, ça vire à la guerre entre le gang et Clint, et quand le gang mitraille la façade de la maison des voisins, et violent la soeur de "Toad", qui est bien cool aussi, et ben Clint, il est pas content du tout.

Enfin la vérité sur les pelotons d'exécution en guerre de Corée

Mon avis : On va commencer par les points négatifs (parce que je suis comme ça) : il y a quand même pas mal de clichés dans le film, entre les zimmigrés qui n'en veulent, le vieux vétéran qui en veut à tout le monde, le jeune curé idéaliste, on est tout de même dans une visions assez simpliste de la société, et la fin ne fait rien pour corriger ça (on assiste à la rédemption d'un vieux vétéran violent raciste qui se sacrifie pacifiquement, hum). Après, l'histoire est tout de même touchante, le tout extrêmement bien filmé est sans moment d'emmerdes comme on en a souvent dans la plupart des films, mais surtout les dialogues sont énormes. Et ça rend Clint quand même vachement attachant (et c'est quand même surprenant de se retrouver attachés à un sale con de raciste(alors qu'attachés par un raciste, ça surprendrait moins)). Enfin, c'est un film quand même assez culte, et c'est vrai que c'est un peu chaud de penser du mal de ce film, c'est un putain de chef d'oeuvre. Bordel, merde.

Les producteurs de tabac utilisent des méthodes de plus en plus radicales pour inciter les gens à fumer

Anecdotes sur le film:
. Film tellement plebiscité que Gab et moi sommes d'accord pour dire qu'il est bien. Waow (et pour les gens qui connaissent pas Gab, ben promis, vous pouvez être super impressionnés quand même).
. J'ai un nouveau but dans la vie : faire un testament aussi drôle que celui du film (heu pas celui-là, par contre)
. Je me demande ce que dirait ma coiffeuse si je lui parlais comme Clint le fait avec le sien
. C'est bien, il est mort avant que Ford ferme à cause de la crise
. Bon, alors en fait, c'est cool, d'être raciste?

Droits photos : Warner Bros. France via Allociné.fr

jeudi 5 mars 2009

J'aime pas les boutons

Alors un film qui parle de Boutons pendant 2h40, j'étais circonspect. Mais en fait, Benjamin Button est bien plus qu'un simple bouton d'acné plein de pus qu'on fait éclater devant sa glace (ça, c'était juste pour parler de pus, je trouve que ça pose direct un article, le pus).

L'Etrange Histoire de Benjamin Button

Réalisateur : David Fincher
Acteurs : Brad Pitt, Cate Blanchett
Titre Original : The Curious Case of Benjamin Button

L'accroche : Benjamin Button est un mec à la cool. Sauf qu'il rajeunit au lieu de vieillir niveau corps. Mais il vieillit dans la tête, par contre. Du coup, il a une vie compliquée et une épargne retraite ridicule. Après, ça peut lui permettre d'avoir une carte 12-25 pour voyager et d'écouter du Tokyo Hotel quand il est vieux. Et de maugréer sur la jeunesse d'aujourd'hui et que c'était pas pareil avant, quand il avait 95 ans. Enfin voilà.
C'est une mourante (son ex) qui se fait raconter le journal de BButton (à ne pas confondre avec BB Brune) sur son lit de mort, et qui commente et analyse le texte, avec des mises en abîmes, des fictions hypertextes et tout et tout, sur fond d'ouragan Katherina et d'horloges de gare qui fonctionnent à l'envers (si je résume trop vite, vous dites, hein). Waow. Pendant 2h40 donc.

Mais alors, ils jouent aux échecs ou à Pyramide?*

Le Spoil : Ben en fait, on peut pas trop spoiler, vu qu'on voit quasiment la fin dans la bande-annonce... on voit toute la vie de Benjamin Button, du début (la vieillesse, l'arthrite, etc...) à la fin (la fougue de la jeunesse, les couches culottes, les derniers pas...). Il s'est mis la race, à niqué une pute, a fait la guerre**, a niqué une aristocrate, a foutu un vent à la femme de sa vie, s'est pris un vent par la femme de sa vie (deux fois), a reniqué un peu, a découvert la véritable identité de son père, a niqué la femme de sa vie (quand même), a vécu avec la femme de sa vie, a fait un gosse avec, et vu qu'il pouvait pas assumer sa paternité (comme beaucoup, mais lui, il a un peu une raison, sa crise de la quarantaine est un peu plus justifiée, on va dire), il s'enfuit pour laisser sa femme reconstruire sa vie avec qqun d'autre (mais en fait, c'est pour que sa fille ait vraiment un père). Mais si je résume trop vite, vous dites, hein.
Et en fait, la femme de sa vie, c'est la mourante (ben ouais, en fait, c'est du flashback tout ça), et sa fille, ben c'est la fille qui lit le journal (et qui savait pas que son père c'était un Bouton en fait). Et à la fin, il meurt. Et la mourante meurt aussi, mais elle voit un oiseau mouche dans l'ouragan avant, et c'est vachement romantique, parce que c'est l'image romantique du film, et du coup, c'est la classe, en fait. En 2h40.

ça swingue, dans ce film. Wahou. (2h40, bordel!)

Mon avis : Heu, le film en soi est pas mal. Même si, scientifiquement, je suis pas intimement persuadé que tout soit cohérent (mais bon, ça doit être parce que je cherche la petite bête aussi), le principe est amusant, et c'est sympa de faire un truc sur les différences sans tomber directement dans les ségrégations raciales ou anti-animaux (ce qu'avait très bien su faire certains films, cela dit). Mais bon... 2h40 quoi. Pourquoi 2h40? C'est long 2h40. Et même si ça m'a paru plus court que d'autres films moins longs, quand même quoi.
Pis après, ben Brad Pitt, c'est Brad Pitt, hein. Cate Blanchette prouve qu'elle peut assumer un rôle sans provoquer des envies de meurtres chez les spectateurs psychotiques. Du coup ça passe quoi. Enfin l'un dans l'autre, pas de quoi casser trois pattes à un canard, mais ça va. (Et si j'ai résumé trop vite, vous dites. Hein?)

le goût et les odeurs, tout ça

Anecdotes sur le film :
. Quand Brad Pitt se trouve un plan cul, il le rentabilise pas mal (toutes les nuits pendant 6 mois quand même, le chaud lapin).
. Les danseuses, c'est vraiment des connasses.
. L'infini (vers l'infini et Au dela!) se retrouve dans les battements d'ailes des oiseaux-mouches. La semaine prochaine, nous verrons comment les vols de mouches à merde dessinent les lignes directrices de la Joconde.
. Quand on voit ce que peut provoquer un choc entre un bateau et un sous-marin, on flippe en repensant à l'actualité.


*Marrant, je me souviens pas du tout de l'avoir vu dans le film, cette scène
** J'en suis très fier de celle là.


Source photos : Warner Bros. France via Allocine.fr

lundi 2 mars 2009

J'aime pas le catch

Bon en fait, si, j'avoue, j'aime bien le catch. Ces combats sanglants entre grosses masses protéinées qui essaient désespérément d'avoir l'air sérieux et virils en slip ou en collants, moi, je sais pas, ça me rend tout chose. Alors un film qui parle d'une descente aux enfers d'un mec dont la gloire était de se battre en collant vert contre un enturbanné au Madison Square Garden, c'est clair qu'il fallait que je voie ça.

Le titre serait différent que l'image pourrait être équivoque

Réalisateur : Darren Aronofsky
Acteurs : Mickey Rourke, Marisa Tomei
Titre Orginal : The Wrestler

L'accroche : Randy the Ram (Randy le Bélier en français mais ça rend pas mal moins bien) était un catcheur super connu qui faisait vibrer les foules. Il y a vingt ans. Maintenant, il lutte dans l'anonymat pour survivre à une vie pas marrante en allant catcher le week-end, et en se faisant faire des lapdances la semaine. Mais un come-back se dessine avec le remake du match culte de sa vie qui pourrait lui permettre d'attirer à nouveau l'attention des projecteurs...

Confessions Intimes? Et non, The Wrestler! Comme quoi...

Le spoil : Le come-back est un peu remis en question quand le monsieur en question se fait un infarctus. De fait obligé de stopper le catch (ou la vie, en gros). Du coup, il drague sa danseuse de lapdance préférée, se prend une veste, se réconcilie avec sa fille, fait le boucher au supermarché, se met une grosse race alcool/drogue/sexe (la meuf se prend des coups de bélier, héhéhé), se rebrouille définitivement avec sa fille, se réconcilie avec la strippeuse, se coupe le doigt à la boucherie et démissionne, et finalement, se rendant compte que la vie sans catch ne valait pas d'être vécue, il va finalement faire son combat ultime, au péril de sa vie.

Exemple de scène très intéressante du film

Mon avis : Autant 7 vies faisait tout dans les grands sabots et les clichés pourris, The Wrestler fait du bon désespoir sans concession qui n'a même pas le mérite d'être horrible, soudain ou immérité. C'est une descente aux enfers logique, triste, lent, à laquelle essaie de faire face The Ram avec un humour noir assez fun. Et en fait, pas d'échappatoire, et le gars essaie de vivre/mourir avec sa passion. Même si elle est ridicule. Et les milieux du catch et du strip sont montrés assez crûment, ce qui fait un fond assez intéressant pour le film. Et pour ne rien manquer, fin ni cucul, ni trop triste. Enfin j'ai vraiment bien aimé quoi.

le premier grand rôle de Sheryfa Luna

Anecdotes sur le film :
. Le monsieur Muscle du film qui vent des stéroïdes, il fait un peu peur.
. Mais moins que la fille qui kiffe les pompiers, remarque.
. En fait, le catch qui passe à la télé en France, c'est soft. Parce que bon, se faire jeter dans les barbelés après s'être fait agrafer des trucs sur la gueule, c'est un peu trash quand même.
. ça fait plaisir de voir des gens jouer à la NES au cinéma (dans l'écran, hein, pas dans la salle)
. Après avoir vu Mickey Rourke danser sur du Guns N' Roses, n'importe qui peut se sentir l'âme d'un danseur
. Même pas The Undertaker ou Triple H. Tssss.


Oui, je sais, j'ai abusé pour les liens.

Source images : Copyright Wild Bunch via Allociné.fr










dimanche 1 mars 2009

J'aime pas les Victoires de la musique

Pour le coup, quand on voit le casting, j'aurais pas appelé ça une victoire, moi...


Etant chez moi le samedi soir, pour une fois, j'ai usé de la zapette, et suis tombé à maintes fois sur les Victoires de la Musique. Et ai souvent dézappé*, parce que bon, vu la qualité du service, je préfère encore me mettre un CD de Mike Brant.

Premier point dur : le présentateur, c'est Nagui. Alors, bon, y a pire (oui bien pire), mais quand même, c'est le mec qui vous rappelait de prendre votre brosse à dents et qui parlait dans un micro déguisé en chou-fleur. ça vous pose un homme quand même.

N'oubliez pas votre Victoire de la Musique!

Sur mon échantillonnage, je l'ai vu trois fois présenter des interludes, et il a du avoir le temps de remercier 39 personnes en tout pour leur collaboration à la soirée. Alors je veux bien qu'on soit cool avec les techniciens, les artistes et le public, mais y a un moment faut quand même arrêter.


Deuxième point dur : Les gens qui me connaissent savent que je suis un tendre, un romantique au grand cœur qui se laisse facilement toucher par des sentiments beaux et humains qui nous rappelent que l'amour, l'amitié et la compassion sont les maîtres mots de notre séjour sur Terre. Un peu comme un héros d'un film de Meg Ryan. Et là typiquement, j'ai trouvé magnifique et beau l'écran noir avec des étoiles où des noms de personne mortes dans l'année défilaient, pour qu'on se rappelle d'eux. Ils auraient dû aussi mettre des photos de petits animaux et des coeurs, ç'aurait été encore plus solennel et beau.
De même, attribuer des Victoires de la Musique à Alain Bashung** uniquement pour sa réussite musicale, je trouve ça classe, et pas du tout mièvre. Les bons sentiments et la musique, y a pas à dire, ça fait toujours un cocktail exceptionnel.

Prooposition de nouvelle catégorie pour lesVictoires de la Musique : Le prix Grégory, pour personnes en mauvaise santé. Comme ça, on sera pas obligé de lire les bulletins de santé des candidats avant de décerner un prix.



Troisième point dur (last but not least) : La qualité intrinsèque des artistes présents. Je veux pas remettre en question la qualité d'un Julien Dauré (même s'il m'énerve et que son "meilleur clip" est tout pourri), ou le fait qu'Anaïs sache chanter. Mais alors nominer William Baldé (et le faire chanter en live en plus!) comme Révélation. Nominer les BB Brunes comme Révélation Scène ***. Nominer Sefyu dans n'importe quelle catégorie que ce soit hors "éclat de rire Defré de l'année", et le faire gagner (le seul endroit où Sefyu devrait être capable de triompher, c'est dans un battle avec Booba). Nominer Berry (qu'est même pas noire, en plus) pour sa balade du bonheur (wahoo, quelle thème et idée originaux pour une chanson exceptionnelle!) comme chanson de l'année... Enfin j'en passe et des meilleures.
Mais bon, après, c'est ce qui se vend, hein. Si le public est con, on y peut rien, mais à ce train là, on va bientôt nominer Bienvenue Chez Les Chtis aux Césars quoi (hum?). Et quand on pense qu'il suffirait que les gens n'achètent plus pour que ça se vende pas!

Didier Super, encore une fois honteusement snobé. Alors qu'il chante au moins aussi bien que la moitié des convives (Nagui compris).

Pour résumer en quelques mots : si jamais vous hésitez entre mettre un bébé chat dans le micro-ondes ou regarder les Victoires de la Musique, vous savez ce qu'il vous reste à faire.
Ou pour résumer en un mot: Oooook.

* néologisme qui deviendra culte d'ici 10 ans, je vous l'assure
** J'ai rien contre Bashung, hein. Pour tout dire, j'ai tellement rien contre lui que j'ai même pas une chanson à lui. Je suis quasiment sûr que c'est peut-être bien.
***Alors que je les ai vus en live au Grand Journal. D'habitude, je critique gratuitement, mais là, j'ai vraiment un avis autorisé : les prestations pitoyables que ce groupe de "rock" offrent sur leurs albums (aucune originalité, un chanteur criard, un guitariste qui sait pas jouer, etc...), ils ne sont même pas capables de les fournir en live (le chanteur est encore plus criard et faux, et le guitariste a du mal à glisser un accord juste entre ses fausses notes). Tout ce que ce groupe a de scénique, c'est son look pour adolescents boutonneux rebuts de la tektonik qui mettent des slims.