vendredi 29 juillet 2011

J'aime pas les ingénieurs

Après cette longue absence (bon, je vous avais habitué à pire, donc je vais dire que c'est rien, et j'avais besoin d'un peu de vacances), je vais vous parler d'une race pénible si elle en est. Les ingénieurs.


A quoi je pourrais bien réfléchir?

Alors j'entends d'ici certains esprits chagrins et malicieux qui vont se plaindre. "Oui, on peut pas faire de généralisations, on est tous différents, tout ça", vont-ils me dire. D'une seule voix. Comme pour mieux étayer mes arguments.
Déjà, pour commencer, il faut savoir que la vie d'ingénieur se divise en deux phases (même trois si on cherche bien, mais bon, on va dire deux) : les études (ou phase de loque), et le travail (ou phase de coolitude).

La phase d'études.

Origine :
Avant de devenir ingénieur (ou élève ingénieur proprement dit), l'élève ingénieur travaille en général beaucoup. Sélectionné parmi l'élite des gens qui ont un cerveau assez développé pour faire un Bac S, il est allé dans des classes préparatoires, où on lui a bien expliqué qu'il devrait travailler deux ans comme un psychopathe (voire trois s'il est peu intelligent) pour ne plus rien faire de sa vie ensuite, objectif ambitieux s'il en est.
Le jeune étudiant (qui n'est pas encore marqué par la tare de l'ingénieur) passe donc alors deux années (ou plus) à ne rien faire sauf faire semblant de travailler et apprendre par cœur ses formules, pour rivaliser avec ses congénères et avoir l'école la mieux qu'il puisse avoir. Attention, par "mieux", on veut juste dire "bien classée", la qualité d'une école n'étant pas du tout dépendante des matières enseignées ou de la ville, mais juste d'obscurs classements d'écoles.

Cette partie de la vie n'est pas particulièrement intéressante à vivre (certes, comme toute la vie d'un ingénieur), mais à étudier non plus, ne se différenciant finalement assez peu des étudiants en droits, médecines et autres (enfin, de ceux qui ne savent pas s'amuser, s'entend).

Une fois les études finies (enfin la partie des études où l'ingénieur travaille), notre loque en devenir arrive dans une école d'ingénieur, où il mettra environ une semaine et trois jours (en moyenne, selon les statistiques SOPRES) pour désapprendre tout ce qu'il avait emmagasiné et devenir une grosse loque altermondialiste.

Attitude et Caractéristiques :
L'élève ingénieur est cool : il n'aime pas la guerre, pas le racisme, et trouve que les gens devraient réfléchir plus en général. D'ailleurs, ils ne comprend pas trop les problèmes de la société : pourquoi les gens brûlent-ils des bagnoles au lieu d'étudier? D'ailleurs, autour de lui, personne n'a jamais brûlé de voiture. Les loques ingénieuses ne se déplacent plus qu'entre elles, et coupent tout contact avec le reste de la société. Il y aura diverses castes présentes dans leur société : les gens trop trop cools du BDE, les gens moins cools qui vont juste aux soirées, et ces saloperies de social-traitres qui essaient de travailler pendant leurs études, mais ce sera tout. La loque vit par son école, et mourra par elle.

L'élite de la France.

Physique :
L'élève ingénieur s'habille comme une merde, car il a beau être en passe de devenir un immondice en chemise, il n'en reste pas moins jeune, et met donc des pantalons troués et des T-Shirts moches, souvent aux couleurs de son école. S'il tente de faire illusion quelques temps, il finira fatalement, sous le coup de l'alcoolémie, par trouer ses pantalons et tacher ses T-Shirts, et finir habillé comme les autres dans la masse. L'élève ingénieur, est, selon sa région, à 80% du même sexe. S'il est d'une région chimique ou biologique, la prédominance sera féminine (tant il est vrai que ces domaines sont corrélés avec l'essence même de la passion féminine : la vaisselle), sinon, à 80% garçon. Ce qui explique que l'élève ingénieur est souvent célibataire.

Occupations : la loque passe son temps à sécher les cours, à faire du sport (mais attention, des sports cools : foot, rugby, ski... pas des trucs qui se la pètent quoi), et surtout à se remettre des cuites de la veille. Occupation importante s'il en est. Sinon, la loque boit, boit et reboit encore.

Le travail :

Quand le poulpe s'emmerde, il dessine sur les écrans.

A un moment donné, la loque se retrouve obligée de chercher du travail, les contribuables ne payant que trois ans de leur inactivité via leurs impôts. C'est alors que leur mutation se fera de loques à crétin insupportable (ou "mec trop cool"). Attention, la mutation n'est pas instantanée. Certains muteront pendant leur stage de fin d'année (se retrouvant cruellement obligés de travailler par des patrons sans scrupule), d'autres voudront ralentir la transition de quelques années en faisant une thèse, atteignant ainsi le summum de l'inutilité, et d'autres muteront vraiment très tard, quitte à passer pour un punk à chien au travail. Certains finiront même leur vie en état de loque, mais ils craqueront en général avant la fin de leur carrière d'ingénieur, et iront faire des métiers d'assistés trotskystes, tels que professeur ou éleveur de chèvres dans le Larzac.

Photo rare de la transition entre Loque et Poulpe.

Physique :
La différence est brutale. Là où la loque ne se rasait pas et s'habillait mal, le jeune ingénieur cool est un cadre dynamique, et sait donc s'habiller. Mais attention, pas n'importe comment! Pour ne pas rentrer dans le moule du "mec qui s'habille bien à cause du travail", le poulpe (tel que je l'appellerai dorénavant, en raison de sa forte personnalité) se rasera de près, mettra un peu de gel dans ses cheveux, et viendra au travail en jean un peu délavé, petites baskets en cuir, et chemise/polo décontracté, étalant fièrement son refus des conventions. A côté donc de tous collègues qui s'habillent pareil sauf du chef (ce vieux con) qui vient en cravate, parce que, lui, a compris ce que c'était que la classe. Refus des conventions, donc.
Les pires des cas pousseront jusqu'à venir en T-Shirt rigolo, pour montrer à quel point ils sont casual et décontractés. Des fois, le poulpe se promènera avec son badge professionnel autour du coup : si vous le voyez à ce moment précis, vous avez légalement le droit de le pendre avec.

Et il est payé plus que vous. Si si.

Attitude et Caractéristiques :
Le poulpe (ou la poulpesse, hein, je généralise, mais bon, je fais pas ça méchamment) est quelqu'un de super ouvert (reliquat de quand il était rebelle), il n'aime pas la violence et aime bien le programme de Bayroux, même s'il le trouve un peu trop extrême dans ses propos. Il est tellement ouvert qu'il traine avec plein de gens issus de milieux différents : c'est à dire ses collègues, ses anciens collègues, et ses anciens potes d'écoles qui se sont fait embaucher par la boîte concurrente. Un de leurs grands sujets de conversations sera le salaire, et de s'expliquer chacun à quel point ils sont mal payés (seulement trois fois le SMIC, c'est une honte.). Les poulpes parleront beaucoup de boulot entre eux, et quand ils n'en parleront pas, ils feront quand même des blagues dessus, à grands renforts de sigles compréhensibles uniquement par eux-mêmes.
Exemple : "ha, t'as vu le mec d'EYYD? Il a cru qu'il s'habillait en EYYH, au vu de sa coiffure!"
*rire général*
A noter que cela suit une tradition de blague geek n'étant compréhensible que par les matheux, établie en école. Il y a une continuité.



A noter aussi que c'est peut-être pour ça que le poulpe ne traine qu'avec d'autres poulpes, ce n'est peut-être pas par choix.

Occupations :
Le poulpe fait du sport. Mais attention, pas des sports de pouilleux comme le foot ou le rugby, non des sports sympas comme le golf, le squash, le jorky, ou encore aller faire son jogging dans une salle de sport avec son Iphone 8 sur les oreilles. Malgré son salaire très bas dont il se plaint tout le temps, le poulpe a beaucoup d'équipements pour tout : il fait de la photo, il fait du parapente, il fait de l’œnologie... En fait, toute activité chère et "passionnante" peut trouver grâce à ses yeux.
Le poulpe, celui-là même qui buvait des vins qui faisaient passer de la Villageoise pour du Mouton-Rottshild quelques années auparavant ne veut dorénavant plus boire autre chose que du St Emilion avec son fromage, et ne boit plus d'autres bières que cette petite bière belge d'import qu'il a trouvé chez son caviste.

Oui, le poulpe a un caviste. Et un fromager. Et un maraîcher. Ou pire.

Quand il s'ennuie, le poulpe va dans des bars lounges, où il s'amuse bien, ou fait des parties de Time's up avec ses amis.

Mais le pire, le pire, c'est que le Poulpe se trouve non seulement cool (qui est de toutes façons devenu un adjectif sémantiquement proche de "vomitif"), mais il pense avoir de la personnalité. et ça, c'est dur.


Et les pires? Ce sont ceux qui tiennent un blog.


mardi 19 juillet 2011

J'aime pas le cyclisme

Tandis qu'Eva Joly propose d'interdire les défilés militaires, au risque de déplaire aux vieux réacs qui de toutes façons n'allaient pas voter pour elle, un autre défilé largement plus sinistre opère en France.

Il est grand temps de faire la lumière dessus.

Est-il grand besoin de commenter?

Que des abrutis s'amusent à faire du vélo pendant un mois autour de la France, en prenant soin d'éviter le moindre endroit plat, soit. Qu'ils soient tous dopés jusqu'à la moelle, grand bien leur fasse, c'est pas moi qui choperait un cancer à 30 ans (enfin, si, peut-être, mais pas à cause de ça, en tout cas). Qu'ils soient payés pour ça commence à me paraitre un peu absurde, mais bon, faut dire qu'ils sont quand même salement ridicule dans leur jolis costumes tous bariolés. Que cet événement soit ultra médiatisé principalement parce que le (tristement) seul journal sportif de France fait partie du groupe qui détient les droits de la Course me parait aussi un tantinet abusif, mais soit.

oui, remarque, porter ça gratuitement...

Non, pour être cycliste professionnel, faut être bête et dopé, mais là n'est pas la question du débat d'aujourd'hui (oui, c'est un débat, mais un où tous les intervenants sont d'accords entre eux, vu qu'il n'y a que moi). Le problème ne serait donc pas ces quelques fondus du bulbe, s'ils faisaient leur course dans leur coin, sans déranger personne.

Le problème, c'est pour une raison que je n'arrive pas à comprendre, il y a des gens qui sont intéressés par ce sport. Et contrairement au brave beauf supporter de foot, il ne se contente pas de rester chez lui en brassant de la bière (ou à la limite d'aller taper ses congénères supporters de l'équipe d'en face), le supporter de cyclisme, en juillet, sort de chez lui son super camping-car, pour aller regarder sur la route. Et là, je ne comprends pas.
Si je peux accorder UNE critique positive au cyclisme (en dehors du fait de favoriser grandement la sieste de début d'après-midi), c'est que quand c'est filmé à la télé, entre les images laides pleines de sportifs multicolores en tas, on peut découvrir quelques paysages de notre merveilleux pays.
Mais diantre, le supporter cycliste ne veut rien en savoir. Non, ce qu'il va faire, c'est se rendre sur le parcours du jour 4h avant la fermeture de la route avec son camping car, pour être sûr d'avoir une bonne place. Ensuite attendre (pendant 3h facilement). Voir des cyclistes passer. Et ensuite, attendre que la route soit ré-ouverte pour la reprendre tranquillement.
Un peloton roule en moyenne de nos jours à 50 km/h (en supposant qu'ils soient dans un jour sans). Si les 200 cyclistes roulent en file indienne (ce qui n'arrive jamais, favorisant ainsi l'utilisation de grenades/lance-missiles par rapport au fusil de précision), en comptant qu'un vélo fait environ 1m80de long, ce qui fera une file de 180m, qui mettra donc 12 secondes et 96 centièmes à passer devant le supporter avachi dans son pastis sur le bord de la route. Je suis sympa, j'arrondis à 13 secondes.
En rajoutant le temps du champ de vision (l'excitation de voir les gens arriver, et de les voir repartir), on arrive à 30 secondes.

Le meilleur allié du supporter cycliste.


Une journée perdue pour 30 secondes de folie (relative), qui consiste à voir passer des mecs en vélo super vite. Les 24h du Mans ne m'ont jamais paru aussi intéressantes tout à coup (au moins, on est sûr que les gens repassent...).

Ah mais non, me rétorque-t-on au fond : déjà, on vient pas à l'heure-là, on se gare sur une route à côté, ce qui limite le temps d'attente.

Alors, cher monsieur, permettez-moi de vous répondre avant de vous pendre par les entrailles : vu que la moitié de votre population a eu la même idée que vous, toutes les routes sont bloquées dans les environs. Donc vous perdez déjà deux heures en embouteillages. Embouteillages qui sont renforcées par le fait que les voitures officielles du Tour, pour une raison inconnue de moi, ont un droit de priorité sur les gens du commun comme vous et moi (enfin surtout vous, quoi), et se font escorter par des policiers (qui n'ont jamais autant démonté leur nocivité qu'ici) pour griller la priorité à tout le monde. Et donc renforcer les bouchons. De plus, toutes les places de parking aux alentours sont prises par des péquenauds comme vous, mais qui sont plus matinaux, vous allez donc devoir vous garer fort loin, et vous taper tout le chemin à pied. Donc vous serez fatigués. En plus d'être con. Et de bloquer une voie en gambadant avec votre convoi de congénères légumineux qui font comme vous.

Et là, on me sort l'argument massue : la caravane. Qui donne donc des cadeaux tous les 4.1 mètres. Quel argument.
Donc, en plus de la pollution des gros beaufs du côté, on rajoute plein de conneries balancées dont les emballages pollueront le bas-côté. Pour que notre Jacky reparte avec son bob Cochonou, ou son joli maillot à pois.
Donc totalement le coup d'attendre une journée. Surtout que quand la caravane ne donne pas de cadeaux, comme c'est arrivé dans un Parc Naturel ce 14 juillet, les gens jettent des objets sur la caravane pour se venger, faisant preuve d'une bonne volonté digne d'un collectif anti-ours ariégeois.

Résumé de 14h d'attente.

Le Supporter Cycliste est donc une espèce nuisible, non seulement pour la nature, mais pour les autres humains, qui s'en battent de cette course stupide, et se retrouvent bloqués dans des embouteillages, entourés de gros beaufs. Et oui, ça m'est arrivé, mais je ne vois pas le rapport.

Supprimons-les. C'est pour leur bien.





vendredi 15 juillet 2011

J'aime pas les feux d''artifices. Ni les connards.

Hier soir, C'était le 14 juillet. Comme je suis un gars super patriote, je suis descendu dans les rues de Toulouse voir les feux d'Artifice (même si j'avoue avoir évité le concert de Cali avant, n'étant pas sûr de pouvoir résister à de potentielles pulsions homicides. Surtout qu'il y avait aussi Dani qui chantait des reprises de Gainsbourg).


Me sentant donc des airs de Maréchal Pétain délivrant la France (aux Allemands), je suis donc allé dans les allées Jaurès. Quelle ne fut pas ma déconvenue. Déjà, pour quelqu'un comme moi qui n'aime pas les gens, me retrouver dans une foule de 120 personnes, c'est moche.
Et le feu d'artifice en lui-même était plus proche de de l'ouverture de la bouteille de San Pellegrino que de l'éruption du Eyjafjöll. Mais le pire (comme souvent), c'était le public.

Attention, disgression:
J'ai découvert récemment (avec a priori deux ans de retard sur le reste du monde) le blog d'un malandrin se nommant Odieux Connard. Je pense que c'est un pseudonyme. Il apparait que ce monsieur débite des gros pavés textuels sur divers sujets, principalement cinématique et blockbusteresques mais pas que, qui se distinguent par une mauvaise foi de compétition. Si ça vous rappelle quelque chose, c'est normal, c'est à peu près ce que j'essaie de faire ici. Il m'a donc lâchement copié, le problème étant qu'il a commencé avant moi, je pourrais donc difficilement le poursuivre en justice, même si je cours très vite. Tout cela pour dire que je risque d'y faire référence souvent ces prochains temps, vu que je profite de mes heures creuses (je parle de celle où je suis au travail) pour relire l'intégralité de son site, y trouvant forces joies et divertissement, autant il est vrai que le mec est un peu meilleur que moi en rhétorique, et assez amusant.

Et donc, dans un article peu récent, le monsieur faisait état d'une plaie : les gens qui font des photos des concerts. J'étais d'accord. Hier, il relança d'un tweet disant (j'ai plus les termes exacts, j'ai la flemme de rechercher, donc je retranscris l'esprit) : "Ces gros niais vont prendre des photos floues et ratées des feux d'artifice. Moquons-nous d'eux, hahaha." Je simplifie.

Bingo.

Mais, aurais-je envie de dire, ce n'est pas tellement ça le problème, que de prendre des photos floues et ratées qu'on n'aurait de toutes façons jamais regardées. Les prendre avec un appareil photo avec une résolution énorme là où l'optique permettrait à tout casser un 640*400 est encore un autre problème. L'absence de zoom et de focale longue distance, je n'en parle même pas. Que tout ce que je viens de dire ne soit pas intelligible par tous les bovins présents hier qui pensent que l'appareil photo est une boite magique qui permet de prendre une image et de la mettre dans une boite sans avoir aucune idée de comment c'est fait, à la rigueur.

Le vrai problème est qu'à Toulouse, on a pas de gros endroits où faire des feux d'artifice/concert devant tout le monde, mais on a des avenues. On met donc le concert et le feu d'Artifice au bout, mais pour que tout le monde voie, on met des écrans géants.
Et donc, la plupart des spectateurs ne voyaient pas la moitié des feux autrement que par les écrans géants (la grande scène au bout de l'avenue cachant l'horizon), celui-ci étant constitué de beaucoup de petits trucs ras de terre, et autres effets de lumière. Mais le pire, c'est qu'ils (les spectateurs, pas les feux) prenaient des photos. Des écrans.

Le résultat de la soirée photographique du toulousain lambda.

Nous avions donc un gros tas de moutons en train de brandir leur Iphone vers un écran géant, où ils pouvaient voir des effets de lumière pixélisés, et pour tourner la tête de temps en temps vers le ciel pour y voir les grosses explosions. Un pur moment de magie.
La musique était cependant tellement originale et réjouissante qu'elle rehaussait un peu le tableau : Jean-Michel Jarre (je pense que les feux d'artifice sont les derniers endroits où on peut entendre du Jean-Michel Jarre à part aux mariages princiers et dans GTA), Amélie Poulain, Pulp Fiction, et un peu d'Ennio Morricone. J'ai raté le début, mais je pense qu'il y a eu la Carmina Burana, histoire de faire bonne figure.

Et le clou de la soirée : le DJ Animateur de la soirée, que nous appellerons Pierre-François (qui a donc comme travail d'annoncer Cali, et d'annoncer le feu d'artifice, dur métier), juste avant le bouquet final, qui demande au public, sur un décompte, de tous sortir son mobile et de le pointer vers le ciel, tout écran allumé, pour que le public toulousain fasse son propre effet pyrotechnique!

D'où plusieurs remarques :
. Pierre-François devrait revoir la définition de "pyrotechnique"
. C'est vraiment nul.
. De toutes façons, les trois quarts du public avait déjà son téléphone en l'air pour prendre des photos de pixel.
. A quoi bon un décompte? C'est pas comme si l'avenue allait s'allumer d'un coup? Si?
. Le public toulousain, brandissant d'une main son téléphone portable, et se regardant faire à l'écran, avait quelque chose de magique. On eut aimé qu'une boucle causale ainsi créée entraine un paradoxe et les détruise tous.
. J'avais moi aussi sorti mon téléphone portable pour prendre une photo de ces gens. je photographiais donc des gens qui photographiait des écrans les filmant en train de photographier. Quel moment de partage.

L'année prochaine, je propose qu'on arrête les concerts et les feux, et qu'on fasse juste un gros événement à base de photographies par mobile. Comme ça, ça fera plaisir à cette grosse Anti-France d'Eva Joly.

mardi 12 juillet 2011

J'aime pas le canyoning

Quand vous êtes une vingtaine en week-end, et qu'il faut trouver une activité pour faire plaisir aux gens incapables de s'amuser décemment à jouer à la pétanque, aux cartes et à picoler comme toute personne civilisée, il y aura forcément quelqu'un pour proposer une activité physique. Et si vous êtes en montagne, il y a une chance que ce soit du canyoning. Ou une partouze. Mais si le groupe n'est pas mixte, vous risquez de vous porter vers la première...

Oh, se balader dans de l'eau, ça doit être amusant

La première chose qu'il faut savoir au sujet de canyoning, c'est que c'est une activité cool. C'est à dire interdite aux vieux cons, à l'image de l'escalade, du surf, du skate, et autres trucs dans le genre, où même les vieux sont jeunes, où tout le monde se tutoie, est bronzé et baraqué et se parle avec un langage bien à soi, avec du tutoiement au pluriel.
Bon, déjà, moi, ça m'emmerde. J'ai pas fait des études pour qu'un gros beauf tellement nécessiteux qu'il est obligé de se farcir des enterrements de vie de garçons tous les week-ends pour pouvoir se payer Canal + me tutoie. On n'a pas gardé les moutons ensemble, et je me méfie naturellement des gens plus musclés que moi qui me parle sans déférence, j'ai toujours l'impression qu'on va essayer de me soutirer de l'argent. Ce qui est le cas, mais j'y reviendrai plus tard.

Donc voilà, les deux moniteurs cools (Jean-Bob et Dylan, les appellerons-nous) nous accueillent avec force sourires, bronzages et attitude cool. A noter qu'être diplômé n'apprend pas à compter, étant donné qu'ils ont forcément pas ramené assez de matériel (et en plus, ils invoquent le prétexte insidieux qu'on leur a dit qu'on serait 18. Comme si ça pouvait pas se prévoir. Enfin bon). Ces deux messieurs, bien conscients de leur infériorité dans la vie de tous les jours, vont cependant avoir le pouvoir (ils sont le seul capitaine du navire dans le canyon, autant il est vrai qu'ils sont les seuls à avoir du matos et à savoir par où il faut passer) sur nous pendant deux-trois heures. Et ils vont bien en profiter.

Et c'est là que commence l'humiliation. Afin d'être sûr de nous rabaisser, ils nous proposent de nous habiller dans des combinaisons de néoprène. Soi-disant que c'est nécessaire pour aller dans de l'eau à 11°. Quand on vous dit combinaison de Néoprène, on pense en général surfer, X-Men, nageurs professionnels, etc...
haha, qu'est ce que nous avons l'air cool dans nos super combinaisons, Brenda.

C'est l'effet mannequin. Et l'effet publicité. Toutes les jolies combinaisons super classes sont réservées aux moniteurs (ben ouais, pas con, ils ont leur propre matos, eux), qui de toutes façons, sont baraqués, ils mettraient des slips kangourous que ça serait pas ridicule. Pendant ce temps, nous, la plèbe, avec nos abdos kros, et nos poils sur la poitrine, ça donne tout de suite autrement. Et bien sûr, on se change sur le bord de la route (pour que tout le monde puisse bien se foutre de vos gueules, au grand plaisir des moniteurs machiavéliques), en plein cagnard, (histoire de bien crever de chaud), en mettant des combinaisons qui ont la particularité d'être hideuses, toutes les mêmes (on a le choix entre un peu rouge et un peu bleu). Histoire d'avoir l'air con en groupe, quoi.

La prochaine fois, je ramène ma combi.

Et là, jeunes candides que nous sommes, nous pensons partir à l'aventure. Patience, les tortures ne sont pas finies. Après un rapide brief ("bon, tu as tous fait du rappel? Non? Ah ben va falloir apprendre. Et vite") sur comment ça va se passer, nous sommes priés d'aller dans l'eau pour "s'habituer". S'habituer à quoi? A la méchanceté gratuite des mecs qui t'ont filé cette combinaison.
Rappel : l'eau est à 11°. C'est froid. Plutôt que de te filer une combinaison qui te protège de l'eau et te tient chaud, les gars ont pensé à un truc vachement marrant : une combinaison prévue pour qu'un mince filet d'eau puisse passer sous la combinaison, afin que tu puisses ressentir environ toutes les 5 minutes la super sensation d'avoir un filet d'eau très très froide qui te coule sur le ventre ou dans le dos. Que du bonheur. Et donc, on commence par 15 minutes à s'habituer à cette subtile sensation. C'est là que les premières envies de meurtre se font sentir. Mais habilement, le départ est sonné à ce moment (ben ouais, une fois qu'on sera dans le canyon, on pourra plus les buter, vu qu'ils ont notre vie entre leur main).

Et c'est là que commence le canyoning proprement dit, qui est une activité qui consiste à revenir en arrière de plusieurs millénaires dans l'évolution : oublier l'intelligence de l'homme qui a construit routes, voitures, ponts et autres pour pas avoir à se faire chier à aller se perdre dans des coins pourris, pour aller ramper, nager, sauter et autres dans des endroits faits pour être inaccessibles. Nous avons donc le rappel (descente au bout des cordes, en priant pour que le baudrier tienne et que le mec cruel d'au dessus ne nous pisse pas dessus), les sauts (sauter d'un caillou de 5m pour tomber dans une eau dont on ne sait pas si elle est profonde ou pas, reposant uniquement sur les conseils du mec qui vous a déguisé en clown et fait couler de la glace pilée dans le dos toutes les 5 minutes), des toboggans (ceux que les gamins de 5 adorent, mais en moins longs) et enfin des grottes effilées.
A noter que si vous êtes dans un week-end à 20 entre couilles, il y a de fortes chances que vous ayez picolés comme des sales la veille. Voire que vous n'ayez pas mangé le matin, vu que vous étiez encore occupés à savoir si vous alliez digérer. Ben c'est bien fait pour votre gueule, vous allez en chier encore plus. Si ce n'est que l'eau froide vous fera l'effet d'un réveil au clairon. Toutes les 5 minutes (oui, je sais, j'insiste). Tout ceci sans compter Jean-Jacques, votre gros copain bedonnant qui se trainera devant vous quand il faudra passer vite, qui vous sautera à moitié dessus à chaque rappel et saut, et qui manquera de vous faire périr dans d'atroces souffrances à chaque fois qu'il causera un tsunami.

Dans Ta Gueule. Toutes les 5 minutes.

Donc, quand voyez enfin le bout, autant dire que vous êtes en forme. Même le nœud que vous aviez essayé de faire pour vous pendre avec la corde d'escalade au 4ème rappel n'a pas tenu, tout vous a lâché, mais vous êtes enfin arrivés.
Et là, les moniteurs d'escalade qui continuent à bien se foutre de votre gueule ("ah, t'as l'air en forme, t'es allé beaucoup plus vite que les mecs qu'on a d'habitude". Ah ben je sais pas qui sont les marsouins apathiques que vous emmenez en général, mais j'ai pas trop envie de savoir), ils vous font sortir de l'eau, jusqu'aux voitures que vous aviez posées.
Jusqu'aux voitures? Noooon. On va tout de même pas se garer près de l'eau. Donc c'est parti pour une balade de 10 minutes avec le matos sur soi, toujours (casques, baudriers, au cas où on se ferait attaquer par des orangs-outangs) avec deux choix : soit ne pas l'enlever. Et péter de chaud, encore (avec juste le bref bonheur de plus se faire jeter des bouts d'hélium liquide sur le dos). Soit l'enlever. Enfin, quand je dis l'enlever, c'est plutôt essayer. Le Néoprène, en plus d'être très moulant, seyant et chaud, et en plus très moulant, seyant et impossible à enlever. Donc vous avez réellement le choix de galérer 15 minutes à essayer d'enlever péniblement une manche pour finir par rejoindre les autres quand même, avec juste une manche à moitié enlevée, rajoutant ainsi l'inconfort au pétage de chaud.

Avant je m'habillais en néoprène. Mais c'était vraiment trop galère.

Et voilà, vous vous retrouvez donc en groupe, le long de la nationale, à vous désaper à plusieurs (trois personnes qui tirent une manche arrivent en général à bout de la torture. Si la personne y survit). Et là de payer 40€ par tête pour les services rendus. Heu, attends, Jean-Bob... 40€? Pour que tu me ridiculises avec une combi pourrie? Alors que t'as pas payé les cailloux, ni le matos que t'avais déjà. Ah ouais. On me n'y neoprendra plus.

Et donc voilà. J'avoue que finalement, la partouze, c'est un bon choix. Même avec Jean-Jacques.

vendredi 8 juillet 2011

J'aime pas la musique française

Et elle me le rend bien.J’avais envie d’écrire un article. Mais je n’avais pas trop d’idées. N’étant pas encore allé voir ce chef d’œuvre que doit être Transformers 3, n’osant pas faire une rubrique sur Camping 2 que j’ai aperçu l’autre jour, je me trouve un peu démuni. Et me dis : tiens, si je faisais de l’analyse de texte. Mais pas de n’importe quel texte : de chanson à succès.

Ceci est la chose la plus intelligente que vous verrez sortir de sa bouche.

Peut être est-ce l’inspiration qui frappe à ma porte ? Ne faisant ni une ni deux , je tape « top musique du moments » (et oui, je sais parler jeune) et tombe sur un lien vers le top 50 MCM des tubes les plus downloadés du moment. Je passe bien sûr les david Guetta et autre Black Eyed Peas qui squattent le haut du classement (ben oui, pour faire une analyse de texte, faut un texte quand même). J’arrive donc à la 43è chanson. Ou presque.
Et le premier tube qui « semble » français (peut-être y en avait-il d’autres avant, mais j’avoue ne pas avoir été vérifier toute les musiques), je tombe sur Elisa Tovati (ft. Tom Dice) : « il nous faut ». ça transpire bien la chanson de R’N’B avec du love dedans, ça va être bien. En plus, je ne connais, on ne pourra pas dire que je me suis fait influencer par la musique sans doute mauvaise de la chanson. (j’écouterai après, et j’avoue que ce serait une amère déception que de tomber sur de la bonne musique, mais j’ai toute confiance en MCM).

Et donc, premier couplet :

Elisa Tovati
Il nous faut du temps Des insomnies Des engueulades Des retrouvailles À la bougie

Bon déjà, ça envoie du lourd. A priori, je suppute que la demoiselle fait l’inventaire de ce dont elle a besoin pour construire un relation avec le susdit Tom Dice (parce que si c’est ce dont elle a besoin pour faire à bouffer, faut qu’on m’explique). Donc, dans sa relation, elle ne veut pas dormir, elle veut s’engueuler. Bon, soit. C’est assez conceptuel de commencer par ça, je trouve, elle aurait pu attendre de passer des bons moments avant de se pourrir la vie à crier et à pas dormir, mais tous les goûts sont dans la nature. Et après, se retrouver autour d’une bougie. Ce qui est sans doute plus romantique qu’une lampe à basse consommation, mais ça éclaire moins. On est donc pour l’instant dans une chanson romantique, qui fait l’apologie de l’amour violent, plein de disputes et de passion. Ça coute cher en vaisselle, mais c’est bô.

Il nous faut du vent Un peu de pluie De longues balades Et pas de bruit Non pas de bruit

Alors, je ne sais malheureusement pas d’où provient mademoiselle Tovati, mais là, je la soupçonne d’être Bretonne ou Normande. Elle veut du temps de merde, et se promener en –dessous. Je sais pas si vous avez fait des randos sous la pluie, moi j’ai déjà testé, c’est pas vraiment les moments où mon amour s’est vachement transfiguré. Plutôt le moment où l’amour demandait pourquoi on avait voulu tourner à gauche au dernier croisement alors que c’était clairement à droite qu’il fallait prendre, et que ça fait 15 minutes qu’on a pas vu une balise. Et elle veut du silence.

Ah.

Loin de moi, l’idée de vouloir faire le tâtillon, mais entre les engueulades, le vent et la pluie, ça fait du boucan tout ça. Ou alors des engueulades silencieuses. Et puis, normalement, pour les bienfaits de l’amour, c’est plutôt l’homme qui espère le silence. Remarque, ça dépend comment ils chantent. Mais voilà que Tom Dice veut lui aussi contribuer.

Tom Dice
I know what you need I'm thinking of us
We're in a bar People are just Looking at you As usually
Why do you care ? Is it too much ? I need to know If I'm needed

Traduction parce que je suis super polyglotte :

Je sais ce dont tu as besoin. Je pense à nous.

Nous sommes dans un bar. Les gens te regardent juste, comme d’habitude.

Pourquoi t’en soucies-tu ? Est-ce trop ? J’ai besoin de savoir si je suis nécessaire

Alors là, déjà, on voit que le couple est bien lancé, vu qu’ils ne parlent pas du tout de la même chose. Au moins, on sait qui porte la culotte, parce que pendant que la gonzesse veut se prendre la tête, le mec pense à eux. Il a d’ailleurs l’air pas très content que tout le monde mate sa copine, mais bon, il a l’air habitué. Et enfin se pose une question sur son utilité (de là où je suis, j’aurais bien une réponse, mais bon). On sent un peu le mec torturé qui se fait mener par le bout du nez par une connasse lunatique. Mais la suite nous en dira certainement plus.

On notera cependant qu’alors que la fille voulait se balader sous le vent et la pluie, le mec a réussi à l’emmener piccoler dans un bar. Bon point pour lui. Mais c’est l’heure du refrain !


Elisa Tovati et Tom Dice
You and I Close together A new dimension
But if we dare We will succeed

Trad :

Toi et Moi, Près l’un de l’autre, une nouvelle dimension.

Mais si on ose, on gagnera.

Donc là encore, on change totalement de sujet. On a un peu l’impression qu’on a à faire à trois histoires qui vont s’emboiter, c’est un peu intriguant. Ou alors que le parolier a changé à chaque couplet. Ou que la personne qui a écrit ça était sous LSD. Au choix. En tout cas, là, ils sont ensembles tout près, et veulent créer une nouvelle dimension ? Ou peut-être veulent-ils que leur couple prennent une autre dimension (genre passer la seconde base, même si sous la pluie et le vent, c’est pas l’idéal). Peut-être disposent-ils d'un espace vectoriel à n dimensions, et cherchent ils à vérifier si certaines de ses propriétés sont justes à la dimension n+1?Après, ils veulent oser pour réussir, ce qui va de paire avec une bonne poignées d’adages «qui n’ose rien n’a rien» «les cons ça ose tout». Enfin, rien de mieux que de balancer un peu de sagesse populaire au détour d’une chanson, au moins, on sait où on en est.

Allez on réattaque sur un couplet :

Elisa Tovati

Il nous faut aussi Un jean usé
Que l'on partage Deux trois secrets D'enfants pas sages
Il nous faut l'envie De rendez-vous
Un très grand lit Sans rien autour
Non rien

Donc là, on voit bien que l’attrait des biens matériels sur la femme, en particulier en matière de textiles. La demoiselle, veut donc un jean usé. Ce qui sera pratique pour la balade sous la pluie, parce qu’un jean mouillé, ça pèse pas lourd.
Après le partage de secrets… pourquoi pas ? Je reste cependant plus dubitatif quant au grand lit, sans rien autour. Non Rien. Donc pas de mur ? ça frôle l’exhibitionnisme. Sans compter que c’est tout de même pas très pratique. Mais bon, niveau mobilier, c’est rentable. Mais la bougie, tu la mets où? Sur le lit? Avec un vieux jean dégriffé, et deux trois conneries de quand il était jeune, Tom peut s’en sortir pour pas trop cher.

Là refrain. C’est tout de même assez déstructuré tout ça. Et je parle pas des rimes, hein, c’est du R’n’B.

Elisa Tovati et Tom Dice
You and I Close together
A new dimension Still far from me, come please (?)
You and I Close together
A new dimension But if we dare
We will succeed

Alors, là, ils sont prêts, ils sont loin, ils viennent et ils osent. J’ai bien dans la tête des trucs sexuels que ça pourrait cacher, mais sinon, ça reste assez abscons. C’est à ce moment, j'imagine, que l’auteur prétend utiliser sa fibre d’artiste. Histoire d’éviter à réfléchir au sens de ses paroles, quoi.

Elisa Tovati
Du temps, l'envie
Pas de bruit

Donc là, on voit bien qu’elle aime vraiment pas le bruit, la demoiselle – ce qui reste paradoxal pour quelqu’un qui aime s’engueuler. Après, il lui faut l’envie.

Alors là, j’avoue que c’est un peu un truc de fou : pour son couple, il lui faut de l’envie. Sans déconner ? Et pour coucher, il te faut du désir? Je pense que tu devrais dédier cette chanson à Monsieur de la Palisse, il aurait beaucoup apprécié.


Tom Dice
La nuit
Elisa Tovati
Le jour
Elisa Tovati et Tom Dice
Sans rien autour

Après, autour de la nuit et du jour, y a pas grand-chose. De ce point de vue, on est pas mal. Et réussir à caler Nuit et Jour dans une chanson, c’est toujours bien, ça met un côté poetico-romantique assez sympathique. Et totalement original.

Tom Dice
Toi et moi C'est presque ça
C'est tellement déjà Il nous manque si peu de choses

Donc là, il se rend compte qu’il est pas loin : il a fait le compte qu’en l’engueulant, en lui faisant boire plein de café pour qu’elle dorme pas, en fermant sa gueule, en lui achetant un vieux jean, en déménageant dans l’arrière pays normand, et en installant un King’s size au beau milieu d’un champ, il la contentait totalement. Donc si peu. Il y est presque.

Elisa Tovati
Toi et moi C'est presque ça
C'est tellement déjà Nous serons ce que l'on ose

Là, c’est globalement le même topo. Avec une légère corrélation entre ce qu’il leur manque, et ce qu’ils oseront. Comme marcher des heures sous la pluie avec un jean trempé par exemple. C’est osé. Tellement osé que ça mérite un petit refrain.

Elisa Tovati et Tom Dice
You and I Close together
A new dimension But if we dare
We will succeed

Et à partir de là, on répète des phrases choisies aléatoirement dans la chanson. J’imagine sur un fondu, sinon, c’est moins drôle.

Tom Dice
C'est tellement déjà
Elisa Tovati
Toi et moi
Elisa Tovati et Tom Dice
You and I (toi et moi)
Close together (tellement déjà)
A new dimension

Elisa Tovati
Nous serons ce que l'on ose (x3)

Un esprit taquin pourra noter que ces dernières phrases ne veulent rien dire. D'autant plus quand on les joint bout à bout. Qu’importe ! La poésie et l’amour n’ont que faire de sens. Vous ne comprenez vraiment pas les élans artistiques, sots que vous êtes.

Voilà. MCM ne m’a pas déçu, George Brassens est toujours mort, et n’est pas prêt de revivre. Et c'est donc numéro 5 des ventes. En même temps, le numéro 1 actuel s'appelle LMFAO. Pauvre jeunesse.

lundi 4 juillet 2011

J'aime pas Oggy quand il joue au Poker.

Depuis deux ans que j'ai pas posté, il y a eu des changements dans ma vie. Un changement notable est que, grâce à certains cas sociaux de ma connaissance, je suis devenu un gros geek des jeux de plateau, cartes, etc... Je vais donc en parler. Beaucoup. Et par quoi commencer, si ce n'est par le meilleur d'entre tous?

le Poker des cafards, le jeu que vous allez offrir à vos ennemis

Auteur : Jacques Zeimet
Illustrateur : Rolf Vogt
Titre : Le Poker des Cafards
Public visé : les enfants sourds, muets et paraplégiques.

Les règles:
Les règles sont simples. Vous avez un certain nombre de cartes en main, que les autres ne voient pas, représentant des animaux de différentes couleurs, qui se ressemble tous un peu. Vous allez prendre une carte, la tendre à une personne de votre choix, et dire "Crapaud". Cette personne aura alors le choix : soit prendre la carte et faire de même, soit dire "haha, ce n'est pas un crapaud".

Si je retrouve ce Zeimet, je lui fous un furoncle dans la gueule.

ça parait limité, comme gamme d'option, et pourtant, que de folles heures peut-on s'amuser à ça.
Variante : on peut dire un autre animal à la place de Crapaud. Mais c'est moins drôle.
Variante 2 : Pour les physiciens qui font du cantique : vous pouvez dire "0.125 Crapaud, 0.125 Souris, 0.125 scolopendre, 0.125 Araignée, 0.125 papillon, 0.125 singe, 0.125 Chauve-Souris, 0.125 limace". Le premier qui regarde aura perturbé l'environnement en introduisant un observateur, et aura donc perdu, étant donné qu'il sera revenu à la physique classique. Variante forte amusante, s'il en est. Mais au public limité.

Le gagnant est celui qui survit le plus longtemps. Il me semble qu'il y a aussi une histoire de cartes retournées devant soi, mais c'est accessoire.

Mon avis :
J'ai testé ce jeu au Salon du Jeu de Toulouse. Et je pense que si j'avais su mémoriser le visage de l'animateur qui me l'avait conseillé, je serais retourné lui filer des coups de clé à molette dans les tibias. Ce jeu est mauvais. Je pense qu'il ennuierait même mon neveu de 2 ans. A déconseiller donc à tout joueur de plus de 18 mois. Si vous voulez vraiment y jouer, vous pouvez le refaire chez vous, les illustrations seront sans doute plus identifiables, et vous aurez évité de dépenser de l'argent.
On remarquera au passage que le jeu d'origine est allemand. Je pense donc que cette calamité ludique est à classer juste derrière l'Holocauste pour ce qui des trucs pas super cools provenant de l'Allemagne, à égalité avec Lou Bega.

Retour en force

Bon, ça faisait longtemps. Trop, diront certains (que j'aurais grassement payé au préalable). Mais je reviens, pour donner mon avis négatif sur beaucoup de choses.

Et ceci n'a rien à voir avec le fait que j'ai de nouveau internet au boulot. Sinon, ça se saurait.