Hier soir, C'était le 14 juillet. Comme je suis un gars super patriote, je suis descendu dans les rues de Toulouse voir les feux d'Artifice (même si j'avoue avoir évité le concert de Cali avant, n'étant pas sûr de pouvoir résister à de potentielles pulsions homicides. Surtout qu'il y avait aussi Dani qui chantait des reprises de Gainsbourg).
Me sentant donc des airs de Maréchal Pétain délivrant la France (aux Allemands), je suis donc allé dans les allées Jaurès. Quelle ne fut pas ma déconvenue. Déjà, pour quelqu'un comme moi qui n'aime pas les gens, me retrouver dans une foule de 120 personnes, c'est moche.
Et le feu d'artifice en lui-même était plus proche de de l'ouverture de la bouteille de San Pellegrino que de l'éruption du Eyjafjöll. Mais le pire (comme souvent), c'était le public.
Attention, disgression:
J'ai découvert récemment (avec a priori deux ans de retard sur le reste du monde) le blog d'un malandrin se nommant Odieux Connard. Je pense que c'est un pseudonyme. Il apparait que ce monsieur débite des gros pavés textuels sur divers sujets, principalement cinématique et blockbusteresques mais pas que, qui se distinguent par une mauvaise foi de compétition. Si ça vous rappelle quelque chose, c'est normal, c'est à peu près ce que j'essaie de faire ici. Il m'a donc lâchement copié, le problème étant qu'il a commencé avant moi, je pourrais donc difficilement le poursuivre en justice, même si je cours très vite. Tout cela pour dire que je risque d'y faire référence souvent ces prochains temps, vu que je profite de mes heures creuses (je parle de celle où je suis au travail) pour relire l'intégralité de son site, y trouvant forces joies et divertissement, autant il est vrai que le mec est un peu meilleur que moi en rhétorique, et assez amusant.
Et donc, dans un article peu récent, le monsieur faisait état d'une plaie : les gens qui font des photos des concerts. J'étais d'accord. Hier, il relança d'un tweet disant (j'ai plus les termes exacts, j'ai la flemme de rechercher, donc je retranscris l'esprit) : "Ces gros niais vont prendre des photos floues et ratées des feux d'artifice. Moquons-nous d'eux, hahaha." Je simplifie.
Bingo.
Et le feu d'artifice en lui-même était plus proche de de l'ouverture de la bouteille de San Pellegrino que de l'éruption du Eyjafjöll. Mais le pire (comme souvent), c'était le public.
Attention, disgression:
J'ai découvert récemment (avec a priori deux ans de retard sur le reste du monde) le blog d'un malandrin se nommant Odieux Connard. Je pense que c'est un pseudonyme. Il apparait que ce monsieur débite des gros pavés textuels sur divers sujets, principalement cinématique et blockbusteresques mais pas que, qui se distinguent par une mauvaise foi de compétition. Si ça vous rappelle quelque chose, c'est normal, c'est à peu près ce que j'essaie de faire ici. Il m'a donc lâchement copié, le problème étant qu'il a commencé avant moi, je pourrais donc difficilement le poursuivre en justice, même si je cours très vite. Tout cela pour dire que je risque d'y faire référence souvent ces prochains temps, vu que je profite de mes heures creuses (je parle de celle où je suis au travail) pour relire l'intégralité de son site, y trouvant forces joies et divertissement, autant il est vrai que le mec est un peu meilleur que moi en rhétorique, et assez amusant.
Et donc, dans un article peu récent, le monsieur faisait état d'une plaie : les gens qui font des photos des concerts. J'étais d'accord. Hier, il relança d'un tweet disant (j'ai plus les termes exacts, j'ai la flemme de rechercher, donc je retranscris l'esprit) : "Ces gros niais vont prendre des photos floues et ratées des feux d'artifice. Moquons-nous d'eux, hahaha." Je simplifie.
Bingo.
Mais, aurais-je envie de dire, ce n'est pas tellement ça le problème, que de prendre des photos floues et ratées qu'on n'aurait de toutes façons jamais regardées. Les prendre avec un appareil photo avec une résolution énorme là où l'optique permettrait à tout casser un 640*400 est encore un autre problème. L'absence de zoom et de focale longue distance, je n'en parle même pas. Que tout ce que je viens de dire ne soit pas intelligible par tous les bovins présents hier qui pensent que l'appareil photo est une boite magique qui permet de prendre une image et de la mettre dans une boite sans avoir aucune idée de comment c'est fait, à la rigueur.
Le vrai problème est qu'à Toulouse, on a pas de gros endroits où faire des feux d'artifice/concert devant tout le monde, mais on a des avenues. On met donc le concert et le feu d'Artifice au bout, mais pour que tout le monde voie, on met des écrans géants.
Et donc, la plupart des spectateurs ne voyaient pas la moitié des feux autrement que par les écrans géants (la grande scène au bout de l'avenue cachant l'horizon), celui-ci étant constitué de beaucoup de petits trucs ras de terre, et autres effets de lumière. Mais le pire, c'est qu'ils (les spectateurs, pas les feux) prenaient des photos. Des écrans.
Et donc, la plupart des spectateurs ne voyaient pas la moitié des feux autrement que par les écrans géants (la grande scène au bout de l'avenue cachant l'horizon), celui-ci étant constitué de beaucoup de petits trucs ras de terre, et autres effets de lumière. Mais le pire, c'est qu'ils (les spectateurs, pas les feux) prenaient des photos. Des écrans.
Nous avions donc un gros tas de moutons en train de brandir leur Iphone vers un écran géant, où ils pouvaient voir des effets de lumière pixélisés, et pour tourner la tête de temps en temps vers le ciel pour y voir les grosses explosions. Un pur moment de magie.
La musique était cependant tellement originale et réjouissante qu'elle rehaussait un peu le tableau : Jean-Michel Jarre (je pense que les feux d'artifice sont les derniers endroits où on peut entendre du Jean-Michel Jarre à part aux mariages princiers et dans GTA), Amélie Poulain, Pulp Fiction, et un peu d'Ennio Morricone. J'ai raté le début, mais je pense qu'il y a eu la Carmina Burana, histoire de faire bonne figure.
Et le clou de la soirée : le DJ Animateur de la soirée, que nous appellerons Pierre-François (qui a donc comme travail d'annoncer Cali, et d'annoncer le feu d'artifice, dur métier), juste avant le bouquet final, qui demande au public, sur un décompte, de tous sortir son mobile et de le pointer vers le ciel, tout écran allumé, pour que le public toulousain fasse son propre effet pyrotechnique!
D'où plusieurs remarques :
. Pierre-François devrait revoir la définition de "pyrotechnique"
. C'est vraiment nul.
. De toutes façons, les trois quarts du public avait déjà son téléphone en l'air pour prendre des photos de pixel.
. A quoi bon un décompte? C'est pas comme si l'avenue allait s'allumer d'un coup? Si?
. Le public toulousain, brandissant d'une main son téléphone portable, et se regardant faire à l'écran, avait quelque chose de magique. On eut aimé qu'une boucle causale ainsi créée entraine un paradoxe et les détruise tous.
. J'avais moi aussi sorti mon téléphone portable pour prendre une photo de ces gens. je photographiais donc des gens qui photographiait des écrans les filmant en train de photographier. Quel moment de partage.
L'année prochaine, je propose qu'on arrête les concerts et les feux, et qu'on fasse juste un gros événement à base de photographies par mobile. Comme ça, ça fera plaisir à cette grosse Anti-France d'Eva Joly.
La musique était cependant tellement originale et réjouissante qu'elle rehaussait un peu le tableau : Jean-Michel Jarre (je pense que les feux d'artifice sont les derniers endroits où on peut entendre du Jean-Michel Jarre à part aux mariages princiers et dans GTA), Amélie Poulain, Pulp Fiction, et un peu d'Ennio Morricone. J'ai raté le début, mais je pense qu'il y a eu la Carmina Burana, histoire de faire bonne figure.
Et le clou de la soirée : le DJ Animateur de la soirée, que nous appellerons Pierre-François (qui a donc comme travail d'annoncer Cali, et d'annoncer le feu d'artifice, dur métier), juste avant le bouquet final, qui demande au public, sur un décompte, de tous sortir son mobile et de le pointer vers le ciel, tout écran allumé, pour que le public toulousain fasse son propre effet pyrotechnique!
D'où plusieurs remarques :
. Pierre-François devrait revoir la définition de "pyrotechnique"
. C'est vraiment nul.
. De toutes façons, les trois quarts du public avait déjà son téléphone en l'air pour prendre des photos de pixel.
. A quoi bon un décompte? C'est pas comme si l'avenue allait s'allumer d'un coup? Si?
. Le public toulousain, brandissant d'une main son téléphone portable, et se regardant faire à l'écran, avait quelque chose de magique. On eut aimé qu'une boucle causale ainsi créée entraine un paradoxe et les détruise tous.
. J'avais moi aussi sorti mon téléphone portable pour prendre une photo de ces gens. je photographiais donc des gens qui photographiait des écrans les filmant en train de photographier. Quel moment de partage.
L'année prochaine, je propose qu'on arrête les concerts et les feux, et qu'on fasse juste un gros événement à base de photographies par mobile. Comme ça, ça fera plaisir à cette grosse Anti-France d'Eva Joly.


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