Peut être est-ce l’inspiration qui frappe à ma porte ? Ne faisant ni une ni deux , je tape « top musique du moments » (et oui, je sais parler jeune) et tombe sur un lien vers le top 50 MCM des tubes les plus downloadés du moment. Je passe bien sûr les david Guetta et autre Black Eyed Peas qui squattent le haut du classement (ben oui, pour faire une analyse de texte, faut un texte quand même). J’arrive donc à la 43è chanson. Ou presque.
Et le premier tube qui « semble » français (peut-être y en avait-il d’autres avant, mais j’avoue ne pas avoir été vérifier toute les musiques), je tombe sur Elisa Tovati (ft. Tom Dice) : « il nous faut ». ça transpire bien la chanson de R’N’B avec du love dedans, ça va être bien. En plus, je ne connais, on ne pourra pas dire que je me suis fait influencer par la musique sans doute mauvaise de la chanson. (j’écouterai après, et j’avoue que ce serait une amère déception que de tomber sur de la bonne musique, mais j’ai toute confiance en MCM).
Et donc, premier couplet :
Elisa Tovati
Il nous faut du temps Des insomnies Des engueulades Des retrouvailles À la bougie
Alors, je ne sais malheureusement pas d’où provient mademoiselle Tovati, mais là, je la soupçonne d’être Bretonne ou Normande. Elle veut du temps de merde, et se promener en –dessous. Je sais pas si vous avez fait des randos sous la pluie, moi j’ai déjà testé, c’est pas vraiment les moments où mon amour s’est vachement transfiguré. Plutôt le moment où l’amour demandait pourquoi on avait voulu tourner à gauche au dernier croisement alors que c’était clairement à droite qu’il fallait prendre, et que ça fait 15 minutes qu’on a pas vu une balise. Et elle veut du silence.
Ah.
Loin de moi, l’idée de vouloir faire le tâtillon, mais entre les engueulades, le vent et la pluie, ça fait du boucan tout ça. Ou alors des engueulades silencieuses. Et puis, normalement, pour les bienfaits de l’amour, c’est plutôt l’homme qui espère le silence. Remarque, ça dépend comment ils chantent. Mais voilà que Tom Dice veut lui aussi contribuer.
I know what you need I'm thinking of us
We're in a bar People are just Looking at you As usually
Why do you care ? Is it too much ? I need to know If I'm needed
Traduction parce que je suis super polyglotte :
Je sais ce dont tu as besoin. Je pense à nous.
Nous sommes dans un bar. Les gens te regardent juste, comme d’habitude.
Pourquoi t’en soucies-tu ? Est-ce trop ? J’ai besoin de savoir si je suis nécessaire
Alors là, déjà, on voit que le couple est bien lancé, vu qu’ils ne parlent pas du tout de la même chose. Au moins, on sait qui porte la culotte, parce que pendant que la gonzesse veut se prendre la tête, le mec pense à eux. Il a d’ailleurs l’air pas très content que tout le monde mate sa copine, mais bon, il a l’air habitué. Et enfin se pose une question sur son utilité (de là où je suis, j’aurais bien une réponse, mais bon). On sent un peu le mec torturé qui se fait mener par le bout du nez par une connasse lunatique. Mais la suite nous en dira certainement plus.
On notera cependant qu’alors que la fille voulait se balader sous le vent et la pluie, le mec a réussi à l’emmener piccoler dans un bar. Bon point pour lui. Mais c’est l’heure du refrain !
You and I Close together A new dimension
But if we dare We will succeed
Trad :
Toi et Moi, Près l’un de l’autre, une nouvelle dimension.
Mais si on ose, on gagnera.
Donc là encore, on change totalement de sujet. On a un peu l’impression qu’on a à faire à trois histoires qui vont s’emboiter, c’est un peu intriguant. Ou alors que le parolier a changé à chaque couplet. Ou que la personne qui a écrit ça était sous LSD. Au choix. En tout cas, là, ils sont ensembles tout près, et veulent créer une nouvelle dimension ? Ou peut-être veulent-ils que leur couple prennent une autre dimension (genre passer la seconde base, même si sous la pluie et le vent, c’est pas l’idéal). Peut-être disposent-ils d'un espace vectoriel à n dimensions, et cherchent ils à vérifier si certaines de ses propriétés sont justes à la dimension n+1?Après, ils veulent oser pour réussir, ce qui va de paire avec une bonne poignées d’adages «qui n’ose rien n’a rien» «les cons ça ose tout». Enfin, rien de mieux que de balancer un peu de sagesse populaire au détour d’une chanson, au moins, on sait où on en est.
Allez on réattaque sur un couplet :
Il nous faut aussi Un jean usé
Que l'on partage Deux trois secrets D'enfants pas sages
Il nous faut l'envie De rendez-vous
Un très grand lit Sans rien autour
Non rien
Après le partage de secrets… pourquoi pas ? Je reste cependant plus dubitatif quant au grand lit, sans rien autour. Non Rien. Donc pas de mur ? ça frôle l’exhibitionnisme. Sans compter que c’est tout de même pas très pratique. Mais bon, niveau mobilier, c’est rentable. Mais la bougie, tu la mets où? Sur le lit? Avec un vieux jean dégriffé, et deux trois conneries de quand il était jeune, Tom peut s’en sortir pour pas trop cher.
You and I Close together
A new dimension Still far from me, come please (?)
You and I Close together
A new dimension But if we dare
We will succeed
Alors, là, ils sont prêts, ils sont loin, ils viennent et ils osent. J’ai bien dans la tête des trucs sexuels que ça pourrait cacher, mais sinon, ça reste assez abscons. C’est à ce moment, j'imagine, que l’auteur prétend utiliser sa fibre d’artiste. Histoire d’éviter à réfléchir au sens de ses paroles, quoi.
Du temps, l'envie
Pas de bruit
Donc là, on voit bien qu’elle aime vraiment pas le bruit, la demoiselle – ce qui reste paradoxal pour quelqu’un qui aime s’engueuler. Après, il lui faut l’envie.
La nuit
Elisa Tovati
Le jour
Elisa Tovati et Tom Dice
Sans rien autour
Toi et moi C'est presque ça
C'est tellement déjà Il nous manque si peu de choses
Toi et moi C'est presque ça
C'est tellement déjà Nous serons ce que l'on ose
You and I Close together
A new dimension But if we dare
We will succeed
Et à partir de là, on répète des phrases choisies aléatoirement dans la chanson. J’imagine sur un fondu, sinon, c’est moins drôle.
C'est tellement déjà
Elisa Tovati
Toi et moi
Elisa Tovati et Tom Dice
You and I (toi et moi)
Close together (tellement déjà)
A new dimension
Elisa Tovati
Nous serons ce que l'on ose (x3)
Un esprit taquin pourra noter que ces dernières phrases ne veulent rien dire. D'autant plus quand on les joint bout à bout. Qu’importe ! La poésie et l’amour n’ont que faire de sens. Vous ne comprenez vraiment pas les élans artistiques, sots que vous êtes.
Voilà. MCM ne m’a pas déçu, George Brassens est toujours mort, et n’est pas prêt de revivre. Et c'est donc numéro 5 des ventes. En même temps, le numéro 1 actuel s'appelle LMFAO. Pauvre jeunesse.


je kif tro 7 zik.
RépondreSupprimerC du vré love sa é Tom è tro bôOoOôoo