dimanche 26 juillet 2009

J'aime pas la 3D

Parce que quand la vie est plate et sans surprise, au moins on s'en fait pas. Et on paie sa place de cinéma 3€90 au lieu de la payer 6€80. Et aussi parce que bon, pour moi, la 3D, c'était la Géode, et les vieilles projections en rouge et vert de mon enfance. Mais bon, y a que les cons qui changent pas d'avis, alors je suis allé voir coup sur coup deux flims en 3D.

CORALINE
L' AGE DE GLACE 3

Réalisateur : Henry Selick (ne pas confondre avec Tom la Moustache)
Réalisateur : Carlos Sandanha
Acteurs : des poupées
Acteurs : des pixels
Voix : on s'en fout
Voix : on s'en fout encore plus



L'accroche : Bon, ça reste du dessinimé les deux (même si, techniquement, Coraline c'est pas vraiment ça), donc les scénars sont pas super compliqués. Dans l'Age de Glace, vu qu'on a bien tiré sur la corde de la préhistoire, des extinctions d'espèces et des changements climatiques, cette fois, c'est la peur de la paternité et les dinosaures. Waouw, comme dirait l'autre. Chez Coraline, encore plus subtile, c'est une gamine qui trouve ses parents chiants, et qui découvre un monde magique oussque c'est hachement plus cool, mais manque de bol, en fait, c'est pas si cool que ça vu qu'une sorcière veut la bouffer à petit feu. Dans les deux cas, le scénar est gentillet, et surtout prétexte, ce qui est assez bien assumé.

ça c'est la famille cool (je précise, parce que bon, ça parait pas évident là comme ça)

le spoil : Bon, le spoil n'est pas trop méchant : chez Coraline, c'est pas trop difficile, la gentille fille se rend compte que sa famille rasoir est mieux que la famille virtuelle méchante, et se bat contre la méchante sorcière pour finalement la pourrir, et être heureuse avec le vraie monde. Cooool. Dans l'age de glace, les animaux arrivent à récupérer leur pote boulet qui s'était fait enlever par une maman tyrannosaure après moults péripéties avec des dinosaures pas beaux et une belette psychopathe. Et le mammouth a un petit bébé tout kawai, tout nest bien qui finit bien. La vie est belle, non?

La famille mammouth est assez cool, aussi.

Mon avis: Dans les deux cas, les films ont répondu avec gracieuseté à mes attentes, sans déception, et même avec une légère positive surprise. Pour Coraline, je m'attendais à un sous-Burton (comprendre un film qui essaie de faire du Burton, mais qui n'en est pas). J'ai eu effectivement le droit à un sous-Burton, mais à un bon. Il y a de la magie, il y a du féérique, il y a des trucs bien glauques, mais il manque un petit quelque chose. On retrouve bien la dichotomie "monde réel : chiant, monde ailleurs : cool" classique chez Burton, on retrouve tout en fait, Magnum a du mal à se séparer de l'esprit Mr Jack, mais bon, comme c'est de la balle, on lui en veut pas trop. Pour l'Age de Glace, pour un 3, c'est exceptionnellement bon. Mais quand même moins bon que ceux d'avant, celà dit la performance est à noter tout de même. C'est pas souvent qu'un 3 est juste potable, et là, ils ont réussi à se renouveler, tout en faisant rire. Donc c'est bien. En fait, tout ça, c'est cool.

ça en 3D, ça rend à mort. Mais là, moins.

Brèves inintéressantes: . la 3D, ça a quand même pas mal évolué. De nos jours, ça rend vraiment bien. Dans l'Age de Glace, c'est utilisé avec parcimonie pour approfondir les décors et les scènes d'action, très joli tout plein. Dans Coralie, ça en fout plein la gueule, et c'est vraiment impressionnant. ça vaut vraiment le prix en plus, et ça rajoute vraiment un truc au film.
. Par contre, on a vraiment l'air con avec les lunettes.
. Et s'il faut se taper le bonhomme bleu qui nous explique que c'est mal de voler des lunettes à chaque fois, il y a moyen que ce soit sans moi la prochaine fois.
. Les bébés mammouths, ça pleure jamais c'est cool.
. Comment on fait pour voir avec des boutons à la place des yeux?
. Les bébés tyrannosaures, ça fait le même bruit que mon chat.
. Coraline teste un peu l'effet too much : on est dans un monde irréel, du coup on peut faire n'importe quoi. Souviens toi de Chihiro.
. Bientôt la-haut, on pourra voir si c'est toujours bien la 3D!


mercredi 15 juillet 2009

J'aime pas les robots (partie II)

Ceci est l'histoire d'un réalisateur qui s'appelle Michael Bay. Ce monsieur, qui aime bien faire des Boum, a sorti autrefois l'adaptation d'une série de gros robots que ça faisait paf dans tous les sens, appelé Transformers. Scénario pitoyable, personnages ridicules, héros avec le charisme d'un poulpe aphasique, bonnasse et explosions, le mélange était idéal pour faire râler Telerama et garantir un succès assez important au Box-Office. Puis bon, vu que ça marche, on va continuer, l'objectif étant de faire moins bien. Je vous le donne Emile (à noter, le titre le plus original du monde) :

TRANSFORMERS 2 : LA REVANCHE (du retour du fils de la vengeance)

Réalisateur: Michael "j'aime bien quand ça fait Boum" Bay
Acteurs: Shia "on me voit partout alors que je suis moche et plat" LaBeouf, Megan "je me mets cambrée à 4 pattes pour lire mon courrier" Fox, Des Gros Robots
Titre Original: Transformers : Revenge of The Fallen

L'accroche: Les histoires du premier se sont tassées, le complot gouvernemental a étouffé l'affaire, personne n'est au courant de rien, et du coup Shia peut tranquillement aller souffrir de sa relation à longue distance avec Bonnasse dans un campus rempli de bonnasses. Mais, étonnamment, les méchants robots vont se réinsurger histoire de dire, et ça va entraîner un tas de complications, provoquant elles-mêmes moults explosions, gros boums et autres destructions diverses. Avec un brin de patriotisme, de ridicule, de blagues de robots drôles, et de méchants gradés qui veut tout changer alors que ça marche juste parce que c'est un gradé (tiens, ça me fait penser au boulot, ça).

Le professionalisme : même quand tu es poursuivie par un robot mutant tueur, penser à faire admirer son décolleté et ses fesses, tout en préservant son brushing.

Le Spoil: Boum. Krak. Pan pan. Reboum. Ka-Boom, même. (Puis sinon, les gentils gagnent à la fin à la surprise générale, et les méchants sont bien de la baise, malgré l'émergence d'un super méchant de la mort avec une super méchante arme de destruction finale juste avant la fin. Pfiou, on a eu chaud).

Quand Michael Bay épluche une patate, ça donne ça.

Mon avis: 2h30, c'est très long. Entre les blagues potaches (quelques exemples "au bout de combien de coups de tasers dans les couilles on devient stérile?", un pet parachute de la part d'un robot ou encore une paire de couilles avec des gros bouts d'aciers pour un autre), les bonnasses qui prennent des positions alléchantes pour sussurer "injection directe" ou "arbre à came", la connasse qui est stressée parce qu'elle a un rendez-vous online avec son mec, ou le campus rempli de bonnasses (et je parle pas des robots géants), on sent que le public visé est situé dans la tranche féminine, entre 4 et 8 ans ou pour les plus de 75 ans. Mais c'est franchement lourd. Au début du film, on se rappelle que le premier était pas si bien que ça, et plus ça, plus on s'enfonce dans des gags mauvais, des rebonds scénaristiques (heu, les gars, c'est transformers, arrêtez d'essayer de faire du scénar si c'est pour nous infliger ça) à la mords-moi-le-noeud et des combats qui sont même lassants. Y a juste à la fin que l'action commence à être contentante, mais c'est vraiment tard. Un film pour attardés de l'action, qui ont du temps à perdre.
Sinon, les robots sont ridicules dans les voix, dans les dialogues et dans leurs attitudes. Comme disait je sais plus quel site, chaque robot est un Jar-Jar Binks en puissance. Dur. Et autant je m'étais bien marré devant terminator 4 qui était ridicule à souhait, autant là, je me suis la plupart du temps emmerdé.

Tes paupières sont lourdes, tu t'endors... Quand je claquerai des doigts, tu te réveilleras et tu auras trouvé que Transformers était trop bien!

Brèves inintéressantes : . Bon, on va se calmer un peu sur les films de robots, non?
. Scientifiquement, tout se tient encore, hein. Qu'un des premiers avions soit un ancien Transformer, et que on père fut une roue, par exemple.
. Je sais pas si les gens qui partageaient ma salle étaient drogués ou quoi, mais n'importe quelle blague aussi pourrie soit-elle, à base de pipi prout caca les faisaient rire aux éclats. ça fait plus peur qu'un film de Raimi.
. Ah, y a un Decepticon (méchants) qui est passé du côté des gentils (Autobots). Et après, y en a qui osent dire que c'est un film manichéen, je vous demande quand même!
. Les Decepticons sont aussi nuls que les Terminators quand il s'agit d'être efficace niveau tuage d'humains.
. A quand un crossover avec Bale et LaBeouf? Histoire que j'aille pas le voir, parce que bon, quand même quoi.
. Deux trois petites vannes sur les Français et la Tour eiffel mal placée. ça fait plaisir quand même de se sentir puissance reconnue!
. Citations vis à vis de la Grippe A et d'Obama, au moins, le film est récent et à la page. Remarque, ça me fait au moins un truc gentil à dire dessus!

mardi 30 juin 2009

J'aime pas les robots (partie I)

Il était une fois un réalisateur de génie qui se dit : "tiens le gros Golgoth autrichien avec la capacité de réflexion d'un lombric pas malin, il joue aussi bien qu'une marmite en fonte (et encore faudrait imposer un handicap à la marmite), je vais lui faire jouer un rôle impersonnel... Hum, un barbare, ce serait un peu compliqué, ptêtre un robot?". Une légende était née. Puis un film culte. Puis une suite navétique typique. Et là, devant le super gros défi de ressusciter la franchise, ils ont mis l'acteur vedette du moment, monsieur "J'ai le charisme d'un poulet de Bresse" Christian Bale, un gros gros (gros) budget d'FX, et voilà, on est reparti pour un tour.


TERMINATOR 4 RENAISSANCE TURBO PRIME

Réalisateur : McG (le mec tellement fort qu'il a que des initiales)
Acteurs : Christian "cotcotcooooot" Bale, Sam Worthtington
Titre original : Terminator Salvation


L'accroche: Je préviens, ça envoie du lourd. Donc les robots et les machines se font la guerre, tout ça. John Connors est un général de la résistance charismatique, mais peu compris par sa hiérarchie, avec du coeur et des tripes (ce qui fait de lui un héros américain totalement atypique). Il tombe sur un mec (qui sauve au passage une brune super bonne qui porte une tenue de hippie amérindienne en dessous de sa tenue de pilote de l'US Human Air Force) qui se trouve en fait être un robot recouvert de tissus humains, persuadé cependant qu'il est humain. ça surprend tout le monde (bon nous un peu moins, parce qu'on a déjà vu des Terminator dans le 1 et le 2, mais faut croire que les humains de la résistance vont pas au cinéma). Et ils se demandent quoi faire. Mensonges, trahisons, mais finalement, le gars se libère pour aller sauver son pote, qui est en fait le père de John Connors (le héros du 1) mais en jeune. C'est fou, dès qu'il y a des voyages dans le temps, c'est confus. Enfin voilà, du coup John Connors y va aussi, et on est partis pour un festival d'explosions et de bons sentiments.

"-Mais tu me ressembles pas un peu trop pour jouer l'autre premier rôle? - Heu si... -Merde, trop tard"

Le spoil: Alors, je spoilerais bien, mais j'ai un peu oublié comment ça finit. Enfin bon, en fait, tout ça, c'était un super plan super machiavélique de Skynet, qui a du coup attiré ses deux cibles prioritaires près de lui (mais il a pas tué celui qui est en son pouvoir, hein, sinon trop facile). Et donc, après avoir bien exposé ses plans au Robot/humain (c'est fou ce besoin compulsif chez les méchants de raconter leur plan. Même les ordinateurs, quoi), son piège est révélé: il a attiré tout ce beau monde en plein milieu de son usine à terminators pour leur lancer... un terminator sur le rable. Alors bon, il a beau être plus perfectionné le Terminator en question, on a quand même la question qui titille : pourquoi il en a pas foutu 15 histoire d'assurer le coup (surtout que bon, quand il fait une opération dehors, c'est la fête aux robots, donc...). Enfin bon, du coup, les gentils s'en sortent d'extrême justesse (je sais plus si le robot/humain s'en sort de super extrêmiste justesse ou se sacrifie comme un gars à la cool, mais bon, c'est un peu kif) et tout se finit dans une apothéose d'héroïsme, de refus de sacrifier des vies humaines et de bons sentiments. Et les méchants gradés qui voulaient sacrifier des civils, ben ils se sont fait tuer, c'est bien fait pour leurs sales gueules. D'ailleurs, y avait un noir et un russe, c'est dire s'ils le méritaient.

Symbole de la finesse, de l'esprit et du deuxième degré du film

Mon avis: Ha ben c'est un Terminator, hein. Je peux pas dire que j'ai été déçu. Mais bon, j'allais pas non plus voir un David Lynch (la preuve, j'ai compris le scénario après juste un visionnage). Donc ben ça fait booom, ça fait panpan, ça fait "je t'aime", et ainsi de suite. Y a des zoulies scènes d'actions, y a de la mièvrerie, y a du dialogue qui tue, y a des acteurs tout pourris et un scénario de merde. C'est ce qu'on appelle un Blockbuster, quoi : un film de série Z mais avec des acteurs (tout aussi mauvais) qu'on reconnait, et des zeffets spéciaux qui font zouli. Et ça fait boom. Donc bon, je vais même pas trop être méchant, parce que j'ai vu pire depuis, mais quand même, c'est assez nul.

En 2040, l'uniforme SS est revenu très à la mode.

Brèves inintéressantes : . "I'll Be Back". Waow, quelle dédicace.
. Les robots, c'est vraiment des chèvres. Sont même pas capables de faire bien leur travail.
. Scientifiquement tout se tient.
. Surtout quand ils émettent un signal électromagnétique spécifique du sous-marin qui éteint les robots sur la cote, et que ça permet aux gros robots plus loin de le détecter pare qu'en fait c'était un piège.
. Les américains, c'est cool, ils font jamais de sacrifice quand ils font la guerre.
. Pourtant ils auraient sacrifié Christian Bale, on leur en aurait pas trop voulu.
. Prendre deux gars qui se ressemblent pour faire les deux premiers rôles, c'est pas malin.
. La petite black muette était vraiment très intéressante, et avait un rôle crucial. Attendez... ha non, je me trompe, elle sert à rien, en fait.
. Ils vont en faire un autre derrière, et ptetre encore un autre après. C'est pas un peu abusé.
. Revoir Conan dans un film et pas dans un rôle officiel, ça rassure un peu.