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lundi 19 novembre 2012

J'aime pas le jogging

2ème article de l'année. Je tiens une patate les gars, je vous raconte même pas. Mais bon, j'ai des excuses: j'ai fait des trucs. Et des trucs importants, hein. J'ai quand même eu le trophée platine à Skyrim. Puis j'ai déménagé aussi. Puis j'ai changé de taf. Puis je me suis marié. Mais bon, quand même, les gars, le trophée platine, c'est de l'investissement personnel.

Enfin voilà. Du coup, vu que je me fais mettre la pression par @Isabellefegor (c'est sur touitteur, et oui, je suis un twitto, moi, les gars, quand je vous dis que je suis swag) et par Mitène par le biais de son merveilleux blog sur sa vie pourrie dans des pays de merde, et ben je me suis dit que j'allais reprendre. Parce que, voyez-vous, j'ai plein de temps pour réfléchir à mes articles. Du temps où je peux rien faire d'autre. Et oui, parce que, moi, je vais courir.

Bim, quelle intro, on dirait du Jean-Edern Hallier. Enfin peut-être.


LE JOGGING
A noter qu'on parlera ici du sport, et non pas du vêtement.


1. L'ORIGINE

Je vais pas vous parler de l'origine du jogging à travers les âges, hein. Non seulement on s'en fout, mais en plus, je pense que toute personne normalement constituée n'y voit pas le moindre intérêt. Après tout, courir, c'est un truc qu'on fait de façon immémoriale. Sauf qu'avant, c'était pour rattraper une meuf un peu trop farouche, ou échapper à un tigre à dents de sabre un peu nerveux, alors que maintenant, c'est pour être la première sur ce petit blouson en daim en solde ou, comme dans le cas qui nous intéresse. 
Mais je digresse.
Non, c'est l'origine de mon intérêt pour la chose, qui ne paraissait pas gagné, tant je méprisais tous ces crétins affublés de couleurs criardes qui passaient leur temps à courir en rond plutôt qu'à boire des bières.

Alors, tout commence quand des collègues vont courir le midi, pour "préserver leur formes". J'ai beau leur répéter que leurs formes sont pas si géniales que ça qu'il faille les préserver, ils y vont quand même. Etant donné que j'ai autant de volonté qu'un mollusque quand je m'y mets, je les suis péniblement.
Jusqu'à ce qu'un mien ami, resté dans des villes où il fait pollué mais près des montagnes, m'annonce que la plupart de mes potes de jeunesse ont fait un 20kms. Tous. Sans moi.
Bon, pour se refaire bien la scène, faut m'imaginer avec un petit coup dans le nez (même si c'est assez difficile).
Moi, je m'insurge. Il est totalement anormal qu'on m'ait oublié, d'autant plus que je vais courir régulièrement, alors hein. Et c'est ainsi qu'on se retrouve inscrit aux 20kms de Paris.
Sauf que bon, 20kms, ça se court pas comme ça, surtout quand il faut pas être ridicule devant des potes, et c'est ainsi qu'on commence l'entrainement.


2. LES ARGUMENTS

Il y a plusieurs arguments en faveur de la course. Parce que bon, j'ai potassé le sujet pour expliquer pourquoi j'avais changé de position sur le sujet, hein.
  • Le prix
Courir, c'est pas cher (du moins, c'est que ce que les marchands de fringues sportives vous vendent au début).
Ainsi, le matériel au départ est constitué de : 
    • Un jogging troué (pour quand il fait froid) : 0€
    • Un short trop court (pour quand il fait chaud) : 0€
    • La paire de baskets dont on s'est servi trois fois : 0€
    • Des chaussettes sales : 0€
    • Un T-Shirt en coton moche : 0€
soit un prix de revient d'environ 0€.

Quand on vous dit que ça développe

On peut comparer avec, par exemple, le golf :
Je vous fais grâce des centimes, mais on arrive tout de même à 1115€. Quand même. Autant dire qu'il vaut mieux courir si on veut pouvoir acheter de la bière à éliminer. Bon après, l'enfant esclave peut remplacer la chariot, mais c'est pas très humain.

  • La forme
Courir, c'est le meilleur moyen de ne pas grossir. Quand on a des gênes comme moi qui ont une certaine tendance à vous faire prendre un kilo par an à partir de 30 ans, on peut légitimement s'en inquiéter. Ben quand on court, pouf, plus de problème, on peut manger et piccoler à foison, on grossit jamais, c'est prouvé, et si ça marche, t'es remboursé en 24h. Autant dire qu'on se fout pas de notre gueule.

Ce jogging m'a vraiment fait du bien
  • Le plaisir
Alors celui-là, on me l'a sorti plusieurs fois, mais je le trouve tout de même un peu gros... on prend plaisir à courir... une fois qu'on a couru pas mal. Avant, c'est nul. Mais après, c'est super cool, si, si. ça m'a fait un peu penser à un pote qui essayait de m'emmener voir Transformers 2. L'argument laisse dubitatif.

  • La musique
Ah ben, oui, parce que courir, ça permet d'écouter de la musique. Ben ouais, vu qu'on a que ça à foutre. Et que les gens, a priori, ils arrivent pas à écouter de la musique, sauf s'ils ont une occasion pour. Sauf qu'il y a un petit problème. C'est que moi, je suis un peu mélomane (ou con, c'est selon), et j'ai tendance à prendre le rythme des musiques que j'entends. Et en général, je fais pas mal dans l’éclectisme, et dans le shuffle. Ce qui donne des rythmes de course complètement débiles (et encore, c'est quand je chante pas, hein). Donc bon.

Ah ouais, c'est pas gagné


Enfin voilà, c'est un peut tout ce qu'on peut trouver en arguments pour. Après, c'est chiant, c'est relou, c'est répétitif et ça demande une motivation qui est souvent dure à trouver. Mais bon.


3. LA DESILLUSION

Donc voilà. J'ai pris mes baskets, et tout content, je suis allé courir. Genre un tour de lac, ça fait en gros 6kms. Moi qui suis un gros marcheur, qui suis capable de faire des randos de plusieurs dizaines de mètres facile, autant dire que ça me faisait pas peur.
Et ben putain.

En fait, c'est dur, de courir. Dur et chiant.
Donc voilà, à partir de là, on peut rajouter dans les arguments contre : ça fait mal au coeur, au souffle, et aux jambes. Et sur plusieurs jours les jambes.

Mais bon, soit, on est pas des pédés des gens qui ont envie de se marier, on continue. Et c'est là qu'on rentre dans un merveilleux monde. Les gens qui courent commencent à te parler, t'encouragent, et t'expliquent comment progresser, tu verras, c'est trop bien.

Et après, tu me feras deux fois le tour de la Ramée!


et c'est là qu'arrive LE PLAN D'ENTRAINEMENT (musique angoissante).
Parce que oui. Moi j'étais un peu con, je pensais que pour courir, en fait, il suffisait de courir. Et quand on courait assez, on courait mieux, quoi. J'avais pas prévu spécialement de faire des cours de courses, ou de prendre un coach de course.
Ah, le sot que j'étais. En fait, il existe plusieurs façons de s'entrainer, et courir bêtement comme ça pour rien n'en fait pas vraiment partie. Et oui, il faut se faire un plan, où l'on augmente les efforts, les vitesses, les longueurs, et surtout on fait du fractionné.

Ah, le fractionné. ça, c'est marrant. Vous savez quand vous courez après le bus, que vous le rattrapez, et que vous en chiez pendant les 10 minutes de trajet pour essayer de récupérer un minimum d'élégance? Et ben là, c'est pareil. Sauf qu'au lieu de 10 minutes, vous avez le droit d'en chier que 2, et après vous repartez récupérer un autre bus.
On me fera remarquer que c'est totalement con, qu'une fois qu'on est dans le bus, ça sert à rien d'en ressortir. Ben faut croire que ça a été inventé par un mec qui était pas fort pour choisir son bus.
Et donc voilà. Je pense personnellement que ça a été inventé par un mec qui était super fort pour courir et qui avait juste envie de voir les autres en chier. Mais bon.

Et là, quand ça fait un mois que t'as commencé à courir, que tu commences conjointement à aller de plus en plus vite de plus en plus toujours plus haut et voir des putains de mal de dos, des rhumes et autres conneries, tu apprends, qu'en vrai, c'est cher aussi la course.
Parce que bon : 
En tout, ça fait 719€. On est pas loin de pouvoir s'acheter un chariot pour faire du golf, hein.

Mais bon, voilà, ça vient petit à petit, on est de mieux en mieux, et on peut annoncer fièrement qu'on a couru 2h le dimanche matin pour respecter son plan d'entrainement, au lieu de dormir tranquillement. Surtout qu'il pleuvait.


4 LES GENS

Bon, parce que je vous ai fait un peu le tour de l'activité, hein, là, mine de rien. Donc il est venu le temps de vous parler des différentes personnes qu'on rencontre quand on court.

Ha ben y en a qui ont pas de quoi s'acheter l'équipement, hein

  • Le gars énervant
Celui qui vous dépasse à environ 10 km/h de plus que vous, qui vous salue, vous fait un petit hochement de tête, et continue sa route tranquille, sans suer une goutte, tant il est vrai que la vitesse de 43 km/h n'est pas très difficile à atteindre à son niveau. Agaçant.

  • Le gars agaçant
Celui qui va un peu plus lentement que vous. Mais juste un peu. Et comme vous voulez pas vous coltiner un relou pendant deux heures, vous accélérez. Et il vous suit. Et vous sentez son souffle rauque dans votre cou pendant une demie heure, et ça vous rappelle la fin des cours d'EPS à la fin du collège. Mais on m'a déjà dit de pas en parler.

  • Le gars relou
Celui qui vous siffle, vous balance une vanne ou vous insulte, en buvant sa bière sur le bord de la route. Non seulement parce que c'est jamais cool de se faire insulter, vanner ou siffler, mais surtout parce qu'au plus profond de vous, vous savez qu'il a plus raison que vous. Si, si.

  • Les filles mignonnes et chiantes
Parce que bizarrement, on les voit pas souvent. En général, c'est plutôt celles qui veulent perdre du poids qui courent, plutôt que celles qui en ont déjà perdu. Cruelle injustice.


Bon après, je vais courir que dehors, hein. Je vais pas non plus aller dans des salles de sport, faut pas déconner.


5 EN BREF

Et donc, pour la petite histoire, les 20kms de Paris sont passés. Et j'y suis pas allé. Parce que j'ai eu une putain d'otite qui m'a interdit l'avion que je devais prendre. Voilà. 180€ d'avion + 30€ d'inscription à la course pour rien. C'était trop cool.
Mais bon, je continue quand même. Parce qu'en fait... heu, je sais pas en fait. Mais je continue.

Et sinon, évitez de commencer de courir au moment où vos potes préparent des trails de 180 kms. Parce qu'au moment où vous annoncerez fièrement que vous avez réussi à courir 30 minutes à 12 km/h, ces connards prendront un air gêné avant de vous avouer que leur vitesse de footing, c'est 13 km/h.

Y a plein de gens qui sont tout contents de vous expliquer plein de trucs sur la course. C'est louche. Moi perso, si vous voulez un conseil, ben vous pouvez toujours aller vous faire foutre, je garde mes trucs pour moi, non mais.

Sarko court, c'est bien que ça doit être rentable, à un moment, non?


Bon sur ce, j'essaierai de faire des articles de temps en temps. Mais bon, je dis ça à chaque fois, donc...

Bonjour chez vous, et mort aux cons!








lundi 19 septembre 2011

J'aime pas les fuites. Ni les cons.

Et je parle pas des fuites d'eau, celles qu'on essaie péniblement de réparer soi-même pendant deux ou trois vaines heures marquées de taches diverses et d'humidité largement trop fortes, avant d'appeler un plombier dont on se demande comment il fait pour s'habiller aussi mal avec les honoraires qu'il perçoit. Non. Je parle des fuites dans les films, ou d'un syndrome que j'appelle "Toujours plus haut". Mettons-nous en situation.

Il est 17h15 dans la petite bourgade de QuietTown. Cela fait déjà 12h que la première attaque de l'Homme-Poireau a eu lieu sur la ville. Nombre de gens ont péri, emprisonnés dans les longues feuilles engainées* de l'atrocité, jusqu'à ce que Josh, le jeune quarterback de l'équipe universitaire locale, n'arrive à le jeter dans la déchiqueteuse de l'usine à papier.
Quel soulagement pour lui de pouvoir serrer Jeannette dans ses bras, la jeune fille que tout le monde pensait moche et insipide et qui était même la risée des majorettes, mais qu'en fait, quand tu lui retirais ses grosses lunettes, était super mignonne et courageuse. Après une bonne minute d'embrassade pas trop langoureuse parce qu'on est diffusé tout public quand même, survient un événement inattendu!
Là, derrière toi, Josh, l'Homme-Poireau qui n'était en fait pas mort, et qui arrive te trucider avec ses feuilles vert-jaunâtres!

 Bon, venant de lui, c'est plus compréhensible, on sait qu'au moins, il réfléchit pas.


Las, devant cet rebondissement inopiné et totalement surprenant, Jeannette et Josh prennent la fuite. Il apparaît que quatre destinations s'offrent à eux :
  • L'appartement sécurisé de la mère de Jeannette avec des vitres pare-balles et des portes blindées.
  • Le supermarché où toute la ville est concentrée.
  • Le toit d'un immeuble désert.
  • Un bureau de la Sécurité Sociale.
Ami lecteur, sauras-tu découvrir quelle sera forcément la destination du couple galopant?

Mon Dieu, aucun escalier? Comment vais-je faire pour rejoindre les toits?


C'était pourtant simple.
Dans les films, les gens s'échappent toujours vers le haut, et si cela est impossible, vers le bas (la Sécurité Sociale, c'était un piège, voyons, étant donné que les horaires d'ouverture ne s'étendent que jusqu'à 18h, les entrées seront déjà fermées à 17h15, petits canaillous).
Cette loi, que j'appellerai donc "Toujours plus haut" est systématique. Le héros (ou la victime, ça marche pareil) évite toujours comme la peste les endroits où il serait tranquille et n'aurait qu'à attendre ou les endroits où il y a plein de monde. Et oui, pourquoi donc rechercher la sécurité, ou des renforts? Non! Plutôt s'isoler en haut d'un toit, parce que c'est bien connu, en cas de danger, il vaut mieux être situé sur un pont en construction, sur un chantier avec des bombes incendiaires qui trainent, ou dans un sombre espace confiné. C'est plus prudent, on sait jamais, de toutes façons, le blindage c'est très surfait.

J'avoue que ça m'agace assez de voir des gens qui sont censés sauver le monde/leur ville/leur copine/leur cul (rayer la ou les mentions inutiles) systématiquement faire des choix débiles que même un lémurien tétraplégique ne ferait pas.

Et ce qui est encore plus agaçant, c'est que c'est généralement vrai quelque soit le genre du film, qu'on soit dans la guimauve faisandée ou dans le film d'action sympa.


Et tiens, tant que je suis à m'énerver. Josh, qui a largué Jeannette en chemin se fait maintenant traquer par un Homme-Navet conduisant une voiture. Josh est à pied, son pick-up étant en révision. Donc, vous pouvez visualiser le truc : une route, des maisons sur le côté, Josh au milieu avec la voiture derrière.
Et bien, Josh ira systématiquement le long de la route, misant tout sur sa vitesse pour dépasser un véhicule motorisé. Ben oui, c'est plus sport, quoi. Alors que bon, toute personne qui s'est fait courser par les flics après un petit délit (hé ho, ça va, hein, de toutes façons, ces diamants étaient vendus beaucoup trop cher) sait très bien qu'il faut absolument s'écarter de la route, pet passer par des endroits où les voitures ne passent pas.
Mais non, pour faire de belles scènes de poursuite et des beaux combats finaux, vaut mieux pas essayer.


 Cette voiture suit la route avec une précision féroce! Comment donc m'en défaire?


D'un côté, vu que le méchant passera trois quarts d'heure à expliquer son plan, c'est pas trop grave.
ça, ça a déjà été relevé bon nombre de fois, mais le principe des méchants super vilains qui finissent pas leur boulot, et qui préfèrent faire les trucs à moitié tout en expliquant toutes ses machinations, ça gave aussi.
Voldemort, pourquoi, au lieu de tuer Snape toi-même (et donc avoir le pouvoir sur sa baguette, hein), tu laisses ton serpent le faire à ta place, lui laissant le temps d'agoniser et de papoter avec ce putain de binoclard d'Harry Potter? Sérieux? Le méchant sorcier qui tue tout le monde sans sourciller, tout à coup, se dit "ha, non, là, c'est plutôt un copain, donc je vais le tuer bien lentement avec mon serpent et le laisser agoniser comme une merde".
Sans déconner, quoi.

Bon, cela dit, y a des films qui évitent relativement bien ce genre de pièges, tout en restant très mauvais. Ah, tiens, ça me fait penser que j'ai une critique à faire...

* Parait que recopier Wikipédia est un gage de talent, je ne m'en prive donc pas.