jeudi 12 mars 2009

J'aime pas les adaptations cinématographiques

En général, quand on m'apprend qu'un bouquin ou une BD que j'aime est en passe d'être adapté au cinéma, je me retiens de sauter de joie. En effet, les adaptations ciné sont en générales une pâle copie de l'orginal (oui, LOTR le film n'est pas une bonne adaptation. Correcte tout au plus), voire un truc tout pourri de merde (là, je mets pas d'exemples, y en a trop. mais déjà, tous les Marvel et Semic, et la plupart des bon bouquins genre Harry Potter et autres). Il n'y a guère que Twilight où ça passe, vu que le bouquin est déjà pourri. Je connaissais deux exceptions : Sin City* (le film a gardé l'esprit de la BD, et c'est de la putain de bombe de balle), et dans une moindre mesure V pour Vendetta. Et ben en vlà une autre.

WATCHMEN

Réalisateur : Zack Snyder
Acteurs : Jackie Earle Haley, Patrick Wilson, Malin Akerman

L'accroche: Dans les années 80, la Guerre Froide atteint son apogée avec la crise de l'Afghanistan, et tout le monde vit dans la peur de l'apocalypse atomique. Pendant ce temps, les super-héros qui maintenaient l'ordre une dizaine d'années auparavant sont au chômage, depuis que Nixon les a mis au placard... Mais quelqu'un s'en prend à eux, quelles sont donc ses motivations?

Heu si c'est lui qu'ils ont envoyé en Irak, je comprends que ça marche pas, hein.

Le spoil: Ceux qui ont lu la BD (et ils auraient raison) seront pas spoilés, vu que l'histoire est directement un copier/coller. On en apprend au fur et à mesure sur tous les personnages : Rorschach le néo-nazi intransigeant et intolérant, le Comédien violeur violent méchant et psychopathe mais tendre à ses heures, Le "Spectre Soyeux" (quelle traduction de merde), super héroïne pour faire plaisir à sa maman qui faisait pareil, le Hibou qui met toute sa virilité dans son personnage de super-héros, Ozymandias le super-intelligent qui cherche un moyen de sauver l'humanité, et Docteur Manhattan, le surhomme tout-puissant qui se demande s'il doit ou non sauver l'humanité (et montrer sa quéquette). Et à la fin le méchant gagne, mais comme il était pas vraiment méchant en fait, ça va (et y a des gentils qui se font exploser, expulser dans d'autres galaxies tout ça). Mais ceux qui se kiffent finissent ensemble, donc happily ever after et beaucoup d'enfants pour les siècles des siècles amen.

Ils avaient vraiment le sens de la mode à l'époque là

Mon avis: Une bonne adaptation de BD, c'est rare (de par les ressorts narratifs qui sont totalement différents en BD et au cinéma ai-je pu lire récemment dans Fluide Glacial), alors quand la BD, est longue comme Watchmen (300 pages en gros), c'est vraiment difficile. Pourtant, avec ce (long) film, le réalisateur a su garder toute la profondeur des personnages, en approfondissant comme il fallait les histoires personnelles qui apparaissent les unes après les autres, au prix du sacrifice de certains personnages secondaires moins important (le vendeur de journaux ou le psychiatre sont ainsi largement moins développés). Du coup, on garde tout le sens du film, et sa noirceur (les viols entre super-héros, les bastons...) et ça claque.
Par contre, La BO est vraiment un peu à chier (Old School, d'accord, mais faut pas abuser) et pourquoi avoir rajouté une fin après celle de la BD? Pourquoi un Happy end? C'est un peu comme si on mettait deux bisounours qui disent "Nous sommes heureux ensemble" à la fin de Requiem For a Dream, faut pas abuser.

L'exorciste 2 : il revient, et il est pas content

Les brèves: . Enchaîner Nena et Simon & Garfunkel, fallait oser.
. Les USA c'est bien, il pleut toujours aux enterrements. Remarque, en Bretagne aussi j'imagine.
. Le suspense insoutenable "Va-t-on voir la bite du mec bleu tout nu, bordel?" dure une demie heure. La réponse est : "Oui. Beaucoup."
. Encore une fois, c'est un physicien qui déguste. Laissez-les vivre!
. Faut quand même avoir rien à foutre de ses thunes pour aller construire des pyramides en Antarctique.
. Y a pas à chier, ils ont bien exploité le budget "costumes kitsch"


*Y a bientôt le 2 qui sort!!! Ô joie!


Droits photos : Paramount Pictures France via Allociné.Fr

lundi 9 mars 2009

j'aime pas les rétrogrades qui critiquent l'Eglise Catholique.

Surtout quand on voit ça, quoi!

Ben c'est vrai que si la femme a de la liberté, c'est qu'on a agrandi sa cuisine quoi.
Machos de tous les pays, rassurez-vous, le Vatican veille sur vous!

(suite à ça que j'avais déjà relevé dans l'article précédent, font fort ces temps ci, quand même).

J'aime pas les racistes

D'ailleurs, le seul truc que je supporte encore moins que les racistes, c'est les étrangers. Surtout les bridés, les bougnoules et les blacks, encore que les blancs c'est vraiment des connards.

GRAN TORINO
Réalisateur : Clint Eastwood
Acteurs : Clint Eastwood, Bee Vang, Ahney Her

L'accroche : Clint Eastwood est un vétéran de la Guerre de Corée qui enterre juste sa femme, et qui se retrouve seul dans une banlieue pauvre peuplée maintenant par les immigrés. Il aime pas les étrangers, il aime pas trop les gens, il aime pas trop ses enfants... Enfin, c'est un peu un vieux con (genre Dirty Harry en vieux) comme on en voit beaucoup, quoi. Et la maison à côté de chez lui est rachetée par une famille Humong monoparentale, avec un fils qui se fait emmerder par les gangs. Et bizaremment, Clint, il aime pas les gangs non plus... Et à côté de ça, Clint se fait emmerder par le jeune cureton qui a promis à sa femme de le confesser, et Clint il aime pas les curetons non plus. C'est fou, ça hein? (enfin des fois, tu me diras...)

Elle est chiante cette soirée, bordel

Le spoil : Si "Toad", le fils de la voisine, commence assez mal sa relation avec le vieux Clint (genre en essayant de lui piquer sa voiture de collection, la Gran Torino du titre, sous la pression du gang de son cousin), il arrive à créer une vraie relation d'amitié avec le vieux con, qui se rend compte qu'en fait, y a des bridés sympas. Et du coup, ça vire à la guerre entre le gang et Clint, et quand le gang mitraille la façade de la maison des voisins, et violent la soeur de "Toad", qui est bien cool aussi, et ben Clint, il est pas content du tout.

Enfin la vérité sur les pelotons d'exécution en guerre de Corée

Mon avis : On va commencer par les points négatifs (parce que je suis comme ça) : il y a quand même pas mal de clichés dans le film, entre les zimmigrés qui n'en veulent, le vieux vétéran qui en veut à tout le monde, le jeune curé idéaliste, on est tout de même dans une visions assez simpliste de la société, et la fin ne fait rien pour corriger ça (on assiste à la rédemption d'un vieux vétéran violent raciste qui se sacrifie pacifiquement, hum). Après, l'histoire est tout de même touchante, le tout extrêmement bien filmé est sans moment d'emmerdes comme on en a souvent dans la plupart des films, mais surtout les dialogues sont énormes. Et ça rend Clint quand même vachement attachant (et c'est quand même surprenant de se retrouver attachés à un sale con de raciste(alors qu'attachés par un raciste, ça surprendrait moins)). Enfin, c'est un film quand même assez culte, et c'est vrai que c'est un peu chaud de penser du mal de ce film, c'est un putain de chef d'oeuvre. Bordel, merde.

Les producteurs de tabac utilisent des méthodes de plus en plus radicales pour inciter les gens à fumer

Anecdotes sur le film:
. Film tellement plebiscité que Gab et moi sommes d'accord pour dire qu'il est bien. Waow (et pour les gens qui connaissent pas Gab, ben promis, vous pouvez être super impressionnés quand même).
. J'ai un nouveau but dans la vie : faire un testament aussi drôle que celui du film (heu pas celui-là, par contre)
. Je me demande ce que dirait ma coiffeuse si je lui parlais comme Clint le fait avec le sien
. C'est bien, il est mort avant que Ford ferme à cause de la crise
. Bon, alors en fait, c'est cool, d'être raciste?

Droits photos : Warner Bros. France via Allociné.fr