mardi 12 juillet 2011

J'aime pas le canyoning

Quand vous êtes une vingtaine en week-end, et qu'il faut trouver une activité pour faire plaisir aux gens incapables de s'amuser décemment à jouer à la pétanque, aux cartes et à picoler comme toute personne civilisée, il y aura forcément quelqu'un pour proposer une activité physique. Et si vous êtes en montagne, il y a une chance que ce soit du canyoning. Ou une partouze. Mais si le groupe n'est pas mixte, vous risquez de vous porter vers la première...

Oh, se balader dans de l'eau, ça doit être amusant

La première chose qu'il faut savoir au sujet de canyoning, c'est que c'est une activité cool. C'est à dire interdite aux vieux cons, à l'image de l'escalade, du surf, du skate, et autres trucs dans le genre, où même les vieux sont jeunes, où tout le monde se tutoie, est bronzé et baraqué et se parle avec un langage bien à soi, avec du tutoiement au pluriel.
Bon, déjà, moi, ça m'emmerde. J'ai pas fait des études pour qu'un gros beauf tellement nécessiteux qu'il est obligé de se farcir des enterrements de vie de garçons tous les week-ends pour pouvoir se payer Canal + me tutoie. On n'a pas gardé les moutons ensemble, et je me méfie naturellement des gens plus musclés que moi qui me parle sans déférence, j'ai toujours l'impression qu'on va essayer de me soutirer de l'argent. Ce qui est le cas, mais j'y reviendrai plus tard.

Donc voilà, les deux moniteurs cools (Jean-Bob et Dylan, les appellerons-nous) nous accueillent avec force sourires, bronzages et attitude cool. A noter qu'être diplômé n'apprend pas à compter, étant donné qu'ils ont forcément pas ramené assez de matériel (et en plus, ils invoquent le prétexte insidieux qu'on leur a dit qu'on serait 18. Comme si ça pouvait pas se prévoir. Enfin bon). Ces deux messieurs, bien conscients de leur infériorité dans la vie de tous les jours, vont cependant avoir le pouvoir (ils sont le seul capitaine du navire dans le canyon, autant il est vrai qu'ils sont les seuls à avoir du matos et à savoir par où il faut passer) sur nous pendant deux-trois heures. Et ils vont bien en profiter.

Et c'est là que commence l'humiliation. Afin d'être sûr de nous rabaisser, ils nous proposent de nous habiller dans des combinaisons de néoprène. Soi-disant que c'est nécessaire pour aller dans de l'eau à 11°. Quand on vous dit combinaison de Néoprène, on pense en général surfer, X-Men, nageurs professionnels, etc...
haha, qu'est ce que nous avons l'air cool dans nos super combinaisons, Brenda.

C'est l'effet mannequin. Et l'effet publicité. Toutes les jolies combinaisons super classes sont réservées aux moniteurs (ben ouais, pas con, ils ont leur propre matos, eux), qui de toutes façons, sont baraqués, ils mettraient des slips kangourous que ça serait pas ridicule. Pendant ce temps, nous, la plèbe, avec nos abdos kros, et nos poils sur la poitrine, ça donne tout de suite autrement. Et bien sûr, on se change sur le bord de la route (pour que tout le monde puisse bien se foutre de vos gueules, au grand plaisir des moniteurs machiavéliques), en plein cagnard, (histoire de bien crever de chaud), en mettant des combinaisons qui ont la particularité d'être hideuses, toutes les mêmes (on a le choix entre un peu rouge et un peu bleu). Histoire d'avoir l'air con en groupe, quoi.

La prochaine fois, je ramène ma combi.

Et là, jeunes candides que nous sommes, nous pensons partir à l'aventure. Patience, les tortures ne sont pas finies. Après un rapide brief ("bon, tu as tous fait du rappel? Non? Ah ben va falloir apprendre. Et vite") sur comment ça va se passer, nous sommes priés d'aller dans l'eau pour "s'habituer". S'habituer à quoi? A la méchanceté gratuite des mecs qui t'ont filé cette combinaison.
Rappel : l'eau est à 11°. C'est froid. Plutôt que de te filer une combinaison qui te protège de l'eau et te tient chaud, les gars ont pensé à un truc vachement marrant : une combinaison prévue pour qu'un mince filet d'eau puisse passer sous la combinaison, afin que tu puisses ressentir environ toutes les 5 minutes la super sensation d'avoir un filet d'eau très très froide qui te coule sur le ventre ou dans le dos. Que du bonheur. Et donc, on commence par 15 minutes à s'habituer à cette subtile sensation. C'est là que les premières envies de meurtre se font sentir. Mais habilement, le départ est sonné à ce moment (ben ouais, une fois qu'on sera dans le canyon, on pourra plus les buter, vu qu'ils ont notre vie entre leur main).

Et c'est là que commence le canyoning proprement dit, qui est une activité qui consiste à revenir en arrière de plusieurs millénaires dans l'évolution : oublier l'intelligence de l'homme qui a construit routes, voitures, ponts et autres pour pas avoir à se faire chier à aller se perdre dans des coins pourris, pour aller ramper, nager, sauter et autres dans des endroits faits pour être inaccessibles. Nous avons donc le rappel (descente au bout des cordes, en priant pour que le baudrier tienne et que le mec cruel d'au dessus ne nous pisse pas dessus), les sauts (sauter d'un caillou de 5m pour tomber dans une eau dont on ne sait pas si elle est profonde ou pas, reposant uniquement sur les conseils du mec qui vous a déguisé en clown et fait couler de la glace pilée dans le dos toutes les 5 minutes), des toboggans (ceux que les gamins de 5 adorent, mais en moins longs) et enfin des grottes effilées.
A noter que si vous êtes dans un week-end à 20 entre couilles, il y a de fortes chances que vous ayez picolés comme des sales la veille. Voire que vous n'ayez pas mangé le matin, vu que vous étiez encore occupés à savoir si vous alliez digérer. Ben c'est bien fait pour votre gueule, vous allez en chier encore plus. Si ce n'est que l'eau froide vous fera l'effet d'un réveil au clairon. Toutes les 5 minutes (oui, je sais, j'insiste). Tout ceci sans compter Jean-Jacques, votre gros copain bedonnant qui se trainera devant vous quand il faudra passer vite, qui vous sautera à moitié dessus à chaque rappel et saut, et qui manquera de vous faire périr dans d'atroces souffrances à chaque fois qu'il causera un tsunami.

Dans Ta Gueule. Toutes les 5 minutes.

Donc, quand voyez enfin le bout, autant dire que vous êtes en forme. Même le nœud que vous aviez essayé de faire pour vous pendre avec la corde d'escalade au 4ème rappel n'a pas tenu, tout vous a lâché, mais vous êtes enfin arrivés.
Et là, les moniteurs d'escalade qui continuent à bien se foutre de votre gueule ("ah, t'as l'air en forme, t'es allé beaucoup plus vite que les mecs qu'on a d'habitude". Ah ben je sais pas qui sont les marsouins apathiques que vous emmenez en général, mais j'ai pas trop envie de savoir), ils vous font sortir de l'eau, jusqu'aux voitures que vous aviez posées.
Jusqu'aux voitures? Noooon. On va tout de même pas se garer près de l'eau. Donc c'est parti pour une balade de 10 minutes avec le matos sur soi, toujours (casques, baudriers, au cas où on se ferait attaquer par des orangs-outangs) avec deux choix : soit ne pas l'enlever. Et péter de chaud, encore (avec juste le bref bonheur de plus se faire jeter des bouts d'hélium liquide sur le dos). Soit l'enlever. Enfin, quand je dis l'enlever, c'est plutôt essayer. Le Néoprène, en plus d'être très moulant, seyant et chaud, et en plus très moulant, seyant et impossible à enlever. Donc vous avez réellement le choix de galérer 15 minutes à essayer d'enlever péniblement une manche pour finir par rejoindre les autres quand même, avec juste une manche à moitié enlevée, rajoutant ainsi l'inconfort au pétage de chaud.

Avant je m'habillais en néoprène. Mais c'était vraiment trop galère.

Et voilà, vous vous retrouvez donc en groupe, le long de la nationale, à vous désaper à plusieurs (trois personnes qui tirent une manche arrivent en général à bout de la torture. Si la personne y survit). Et là de payer 40€ par tête pour les services rendus. Heu, attends, Jean-Bob... 40€? Pour que tu me ridiculises avec une combi pourrie? Alors que t'as pas payé les cailloux, ni le matos que t'avais déjà. Ah ouais. On me n'y neoprendra plus.

Et donc voilà. J'avoue que finalement, la partouze, c'est un bon choix. Même avec Jean-Jacques.

vendredi 8 juillet 2011

J'aime pas la musique française

Et elle me le rend bien.J’avais envie d’écrire un article. Mais je n’avais pas trop d’idées. N’étant pas encore allé voir ce chef d’œuvre que doit être Transformers 3, n’osant pas faire une rubrique sur Camping 2 que j’ai aperçu l’autre jour, je me trouve un peu démuni. Et me dis : tiens, si je faisais de l’analyse de texte. Mais pas de n’importe quel texte : de chanson à succès.

Ceci est la chose la plus intelligente que vous verrez sortir de sa bouche.

Peut être est-ce l’inspiration qui frappe à ma porte ? Ne faisant ni une ni deux , je tape « top musique du moments » (et oui, je sais parler jeune) et tombe sur un lien vers le top 50 MCM des tubes les plus downloadés du moment. Je passe bien sûr les david Guetta et autre Black Eyed Peas qui squattent le haut du classement (ben oui, pour faire une analyse de texte, faut un texte quand même). J’arrive donc à la 43è chanson. Ou presque.
Et le premier tube qui « semble » français (peut-être y en avait-il d’autres avant, mais j’avoue ne pas avoir été vérifier toute les musiques), je tombe sur Elisa Tovati (ft. Tom Dice) : « il nous faut ». ça transpire bien la chanson de R’N’B avec du love dedans, ça va être bien. En plus, je ne connais, on ne pourra pas dire que je me suis fait influencer par la musique sans doute mauvaise de la chanson. (j’écouterai après, et j’avoue que ce serait une amère déception que de tomber sur de la bonne musique, mais j’ai toute confiance en MCM).

Et donc, premier couplet :

Elisa Tovati
Il nous faut du temps Des insomnies Des engueulades Des retrouvailles À la bougie

Bon déjà, ça envoie du lourd. A priori, je suppute que la demoiselle fait l’inventaire de ce dont elle a besoin pour construire un relation avec le susdit Tom Dice (parce que si c’est ce dont elle a besoin pour faire à bouffer, faut qu’on m’explique). Donc, dans sa relation, elle ne veut pas dormir, elle veut s’engueuler. Bon, soit. C’est assez conceptuel de commencer par ça, je trouve, elle aurait pu attendre de passer des bons moments avant de se pourrir la vie à crier et à pas dormir, mais tous les goûts sont dans la nature. Et après, se retrouver autour d’une bougie. Ce qui est sans doute plus romantique qu’une lampe à basse consommation, mais ça éclaire moins. On est donc pour l’instant dans une chanson romantique, qui fait l’apologie de l’amour violent, plein de disputes et de passion. Ça coute cher en vaisselle, mais c’est bô.

Il nous faut du vent Un peu de pluie De longues balades Et pas de bruit Non pas de bruit

Alors, je ne sais malheureusement pas d’où provient mademoiselle Tovati, mais là, je la soupçonne d’être Bretonne ou Normande. Elle veut du temps de merde, et se promener en –dessous. Je sais pas si vous avez fait des randos sous la pluie, moi j’ai déjà testé, c’est pas vraiment les moments où mon amour s’est vachement transfiguré. Plutôt le moment où l’amour demandait pourquoi on avait voulu tourner à gauche au dernier croisement alors que c’était clairement à droite qu’il fallait prendre, et que ça fait 15 minutes qu’on a pas vu une balise. Et elle veut du silence.

Ah.

Loin de moi, l’idée de vouloir faire le tâtillon, mais entre les engueulades, le vent et la pluie, ça fait du boucan tout ça. Ou alors des engueulades silencieuses. Et puis, normalement, pour les bienfaits de l’amour, c’est plutôt l’homme qui espère le silence. Remarque, ça dépend comment ils chantent. Mais voilà que Tom Dice veut lui aussi contribuer.

Tom Dice
I know what you need I'm thinking of us
We're in a bar People are just Looking at you As usually
Why do you care ? Is it too much ? I need to know If I'm needed

Traduction parce que je suis super polyglotte :

Je sais ce dont tu as besoin. Je pense à nous.

Nous sommes dans un bar. Les gens te regardent juste, comme d’habitude.

Pourquoi t’en soucies-tu ? Est-ce trop ? J’ai besoin de savoir si je suis nécessaire

Alors là, déjà, on voit que le couple est bien lancé, vu qu’ils ne parlent pas du tout de la même chose. Au moins, on sait qui porte la culotte, parce que pendant que la gonzesse veut se prendre la tête, le mec pense à eux. Il a d’ailleurs l’air pas très content que tout le monde mate sa copine, mais bon, il a l’air habitué. Et enfin se pose une question sur son utilité (de là où je suis, j’aurais bien une réponse, mais bon). On sent un peu le mec torturé qui se fait mener par le bout du nez par une connasse lunatique. Mais la suite nous en dira certainement plus.

On notera cependant qu’alors que la fille voulait se balader sous le vent et la pluie, le mec a réussi à l’emmener piccoler dans un bar. Bon point pour lui. Mais c’est l’heure du refrain !


Elisa Tovati et Tom Dice
You and I Close together A new dimension
But if we dare We will succeed

Trad :

Toi et Moi, Près l’un de l’autre, une nouvelle dimension.

Mais si on ose, on gagnera.

Donc là encore, on change totalement de sujet. On a un peu l’impression qu’on a à faire à trois histoires qui vont s’emboiter, c’est un peu intriguant. Ou alors que le parolier a changé à chaque couplet. Ou que la personne qui a écrit ça était sous LSD. Au choix. En tout cas, là, ils sont ensembles tout près, et veulent créer une nouvelle dimension ? Ou peut-être veulent-ils que leur couple prennent une autre dimension (genre passer la seconde base, même si sous la pluie et le vent, c’est pas l’idéal). Peut-être disposent-ils d'un espace vectoriel à n dimensions, et cherchent ils à vérifier si certaines de ses propriétés sont justes à la dimension n+1?Après, ils veulent oser pour réussir, ce qui va de paire avec une bonne poignées d’adages «qui n’ose rien n’a rien» «les cons ça ose tout». Enfin, rien de mieux que de balancer un peu de sagesse populaire au détour d’une chanson, au moins, on sait où on en est.

Allez on réattaque sur un couplet :

Elisa Tovati

Il nous faut aussi Un jean usé
Que l'on partage Deux trois secrets D'enfants pas sages
Il nous faut l'envie De rendez-vous
Un très grand lit Sans rien autour
Non rien

Donc là, on voit bien que l’attrait des biens matériels sur la femme, en particulier en matière de textiles. La demoiselle, veut donc un jean usé. Ce qui sera pratique pour la balade sous la pluie, parce qu’un jean mouillé, ça pèse pas lourd.
Après le partage de secrets… pourquoi pas ? Je reste cependant plus dubitatif quant au grand lit, sans rien autour. Non Rien. Donc pas de mur ? ça frôle l’exhibitionnisme. Sans compter que c’est tout de même pas très pratique. Mais bon, niveau mobilier, c’est rentable. Mais la bougie, tu la mets où? Sur le lit? Avec un vieux jean dégriffé, et deux trois conneries de quand il était jeune, Tom peut s’en sortir pour pas trop cher.

Là refrain. C’est tout de même assez déstructuré tout ça. Et je parle pas des rimes, hein, c’est du R’n’B.

Elisa Tovati et Tom Dice
You and I Close together
A new dimension Still far from me, come please (?)
You and I Close together
A new dimension But if we dare
We will succeed

Alors, là, ils sont prêts, ils sont loin, ils viennent et ils osent. J’ai bien dans la tête des trucs sexuels que ça pourrait cacher, mais sinon, ça reste assez abscons. C’est à ce moment, j'imagine, que l’auteur prétend utiliser sa fibre d’artiste. Histoire d’éviter à réfléchir au sens de ses paroles, quoi.

Elisa Tovati
Du temps, l'envie
Pas de bruit

Donc là, on voit bien qu’elle aime vraiment pas le bruit, la demoiselle – ce qui reste paradoxal pour quelqu’un qui aime s’engueuler. Après, il lui faut l’envie.

Alors là, j’avoue que c’est un peu un truc de fou : pour son couple, il lui faut de l’envie. Sans déconner ? Et pour coucher, il te faut du désir? Je pense que tu devrais dédier cette chanson à Monsieur de la Palisse, il aurait beaucoup apprécié.


Tom Dice
La nuit
Elisa Tovati
Le jour
Elisa Tovati et Tom Dice
Sans rien autour

Après, autour de la nuit et du jour, y a pas grand-chose. De ce point de vue, on est pas mal. Et réussir à caler Nuit et Jour dans une chanson, c’est toujours bien, ça met un côté poetico-romantique assez sympathique. Et totalement original.

Tom Dice
Toi et moi C'est presque ça
C'est tellement déjà Il nous manque si peu de choses

Donc là, il se rend compte qu’il est pas loin : il a fait le compte qu’en l’engueulant, en lui faisant boire plein de café pour qu’elle dorme pas, en fermant sa gueule, en lui achetant un vieux jean, en déménageant dans l’arrière pays normand, et en installant un King’s size au beau milieu d’un champ, il la contentait totalement. Donc si peu. Il y est presque.

Elisa Tovati
Toi et moi C'est presque ça
C'est tellement déjà Nous serons ce que l'on ose

Là, c’est globalement le même topo. Avec une légère corrélation entre ce qu’il leur manque, et ce qu’ils oseront. Comme marcher des heures sous la pluie avec un jean trempé par exemple. C’est osé. Tellement osé que ça mérite un petit refrain.

Elisa Tovati et Tom Dice
You and I Close together
A new dimension But if we dare
We will succeed

Et à partir de là, on répète des phrases choisies aléatoirement dans la chanson. J’imagine sur un fondu, sinon, c’est moins drôle.

Tom Dice
C'est tellement déjà
Elisa Tovati
Toi et moi
Elisa Tovati et Tom Dice
You and I (toi et moi)
Close together (tellement déjà)
A new dimension

Elisa Tovati
Nous serons ce que l'on ose (x3)

Un esprit taquin pourra noter que ces dernières phrases ne veulent rien dire. D'autant plus quand on les joint bout à bout. Qu’importe ! La poésie et l’amour n’ont que faire de sens. Vous ne comprenez vraiment pas les élans artistiques, sots que vous êtes.

Voilà. MCM ne m’a pas déçu, George Brassens est toujours mort, et n’est pas prêt de revivre. Et c'est donc numéro 5 des ventes. En même temps, le numéro 1 actuel s'appelle LMFAO. Pauvre jeunesse.

lundi 4 juillet 2011

J'aime pas Oggy quand il joue au Poker.

Depuis deux ans que j'ai pas posté, il y a eu des changements dans ma vie. Un changement notable est que, grâce à certains cas sociaux de ma connaissance, je suis devenu un gros geek des jeux de plateau, cartes, etc... Je vais donc en parler. Beaucoup. Et par quoi commencer, si ce n'est par le meilleur d'entre tous?

le Poker des cafards, le jeu que vous allez offrir à vos ennemis

Auteur : Jacques Zeimet
Illustrateur : Rolf Vogt
Titre : Le Poker des Cafards
Public visé : les enfants sourds, muets et paraplégiques.

Les règles:
Les règles sont simples. Vous avez un certain nombre de cartes en main, que les autres ne voient pas, représentant des animaux de différentes couleurs, qui se ressemble tous un peu. Vous allez prendre une carte, la tendre à une personne de votre choix, et dire "Crapaud". Cette personne aura alors le choix : soit prendre la carte et faire de même, soit dire "haha, ce n'est pas un crapaud".

Si je retrouve ce Zeimet, je lui fous un furoncle dans la gueule.

ça parait limité, comme gamme d'option, et pourtant, que de folles heures peut-on s'amuser à ça.
Variante : on peut dire un autre animal à la place de Crapaud. Mais c'est moins drôle.
Variante 2 : Pour les physiciens qui font du cantique : vous pouvez dire "0.125 Crapaud, 0.125 Souris, 0.125 scolopendre, 0.125 Araignée, 0.125 papillon, 0.125 singe, 0.125 Chauve-Souris, 0.125 limace". Le premier qui regarde aura perturbé l'environnement en introduisant un observateur, et aura donc perdu, étant donné qu'il sera revenu à la physique classique. Variante forte amusante, s'il en est. Mais au public limité.

Le gagnant est celui qui survit le plus longtemps. Il me semble qu'il y a aussi une histoire de cartes retournées devant soi, mais c'est accessoire.

Mon avis :
J'ai testé ce jeu au Salon du Jeu de Toulouse. Et je pense que si j'avais su mémoriser le visage de l'animateur qui me l'avait conseillé, je serais retourné lui filer des coups de clé à molette dans les tibias. Ce jeu est mauvais. Je pense qu'il ennuierait même mon neveu de 2 ans. A déconseiller donc à tout joueur de plus de 18 mois. Si vous voulez vraiment y jouer, vous pouvez le refaire chez vous, les illustrations seront sans doute plus identifiables, et vous aurez évité de dépenser de l'argent.
On remarquera au passage que le jeu d'origine est allemand. Je pense donc que cette calamité ludique est à classer juste derrière l'Holocauste pour ce qui des trucs pas super cools provenant de l'Allemagne, à égalité avec Lou Bega.