mardi 31 mars 2009

Déménagement

Bon, suite à une décision commune avec Gabounet, les articles super intéressants de la mort que sont les racontages de nos aventures AD&D vont dégager pour aller là. Comme ça, tout sera regroupé, et ça sera plus lisible.
Ou pas.


(lâchez vos coms, mdr kikoo lol)

lundi 23 mars 2009

J'aime pas les pédés

Bon, le complot judéo-maçonnique gay a encore frappé, avec un film qui fait l'apologie des comportements déviants. Autant dire que ce film aurait du être censuré en salle, et être frappé du sceau de l'ignominie, pour qu'on puisse tranquillement retourner brûler des bouquins et casser du complot sino-communiste.

Harvey Milk

Réalisateur : Gus Van Sant
Acteurs : Sean Penn, Josh Brolin, Emile Hirsch
Titre original : Milk
Titre qui aurait pu être possible en France : Harvey Lait

L'accroche : L'histoire se passe dans le temps béni où la morale, l'ordre et la vertu n'avaient pas encore cédé le pas au stupre et à la luxure aux Etats-Unis d'Amérique. Quelques dépravés invertis n'ont même plus la pudeur de cacher leurs penchants infâmes, et commencent à faire la publicité de leurs moeurs répugnantes par delà le pays, afin d'attirer vers eux la lie de la société mondiale, au grand désarroi des quelques bastions de la morale chrétienne qui tentent d'imposer une société juste et droite pour préserver leurs enfants du cancer que représente l'homosexualité. Mais devant le lobby gay/musulman/juif/franc-maçon/NRA/vendeur de yaourts, la bataille semble perdu d'avance, tandis qu'Harvey Milk, auto-proclamé chef des invertis pervers et démoniaques se présente à toutes les élections possibles pour essayer de représenter le milieu gay au sein d'instances officielles.

Où je vais aller en vacances, moi... In the Navy, ou au YMCA?

Le spoil : Malgré beaucoup de défaites de l'ordre moral (victoire aux élections du diable personnifié Harvey Milk, défaite au référendum californien de la proposition 6 du droit et juste sénateur Briggs qui instaurait un apartheid bien venu dans l'éducation nationale américaine, prolifération du mauvais goût pédéraste dans des manifestations honteuses), la morale prévaut à la fin, quand le conseiller municipal du bon goût (irlandais catholique conservateur) exécute le maire (un sale collabo) et Milk. Bien fait pour eux. Et tous les pédés sont tristes, et défilent en silence, c'est trop beau, on dirait du Dali. Vive la morale puritaine.

- Got Milk? - Non, mais j'y travaille...

Mon avis : Voir à l'affilée U-Turn (par exemple) et Harvey Milk doit être assez surprenant : Sean Penn joue tellement bien la tapette qu'on en vient à se demander s'il aurait pas des manières. Enfin, il porte le film à bout de bras tout du long. Parce que bon, l'histoire en elle-même est assez instructive (je m'y connais assez peu en histoire de la reconnaissance gay malgré mes antécédents familiaux), mais ne mérite absolument pas 2h07 (de toutes façons, un film de plus de 2h où il n'y a pas de monstres, d'anneaux ou de vaisseaux spatiaux, c'est nul). Donc on se fait un peu chier aussi.
Le San Francisco gay est assez intéressant à voir, et le film en lui-même est assez sympa quand même (enfin faut pas être homophobe quoi). Il a au moins le mérite de montrer des couples gays qui se font des trucs et tout sans tendre un voile de pudeur glorieux comme le font beaucoup de films.

- Devine ce que je vais faire avec ce doigt? - Rhooo pas en public, quand même

Brèves inintéressantes :
. Scott, le premier vrai petit copain d'Harvey Milk, ressemble beaucoup à Poul, mon fillot. Serait-ce une coïncidence?
. Les gays, c'est vraiment des pédés.
. Anita Bryant, ça a vraiment l'air d'être une grosse conne. Leur Brigitte Bardot, quoi.
. Pédé, moi? Plutôt me faire enculer.
. "si les gays obtiennent des droits, nous devrons alors en donner au prostituées et aux gens qui couchent avec des saint-bernards". Ah ouais, elle est vraiment conne, en fait.
. Quand on est gay, le gâteau d'anniversaire, on se le fout dans la gueule. C'est un peu gâcher, mais je m'attendais à pire.


Droits images : SND via Allociné.fr

vendredi 20 mars 2009

J'aime pas les manifestations

Parfois, au lieu d'aller travailler ardemment pour espèrer une promotion, il est de bon ton d'aller protester contre les agissements de l'Etat, histoire de faire comme tout un chacun, de voir des potes que ça faisait longtemps qu'on les avait pas vus, et de prendre l'air le jeudi après-midi quand il fait grand soleil au lieu de s'enfermer à travailler.

Et en plus, hier, y avait 100.000 personnes qui avaient eu l'idée en même temps. Mais bon, les manifs, c'est bien joli sur le papier, mais en fait c'est relou.

Pour : Les manifs, ça libère le centre-ville (un peu).
Comme ça, on peut aller faire ses courses peinard, on est un peu moins emmerdés que par rapport à d'habitude. Mais ça fait léger comme avantage.

Contre: Les manifs, de base, c'est de gauche (sauf des fois). Et moi, je suis super de droite, et ça m'emmerde qu'on critique le gouvernement, surtout quand il fonctionne aussi bien que l'actuel. Non mais.

"Ne courez pas, nous sommes vos amis"

Le message est quelque peu difficile à lire.
Autant pour le CPE, c'était clair, net et précis (on veut pas du CPE/Villepin t'es con), autant là, entre le gars qui veut plus d'argent pour acheter son écran à plasma, le chercheur qui veut se payer un nouvel écran à plasma dans son labo, et le retraité qui arrive plus à payer le crédit de son écran à plasma, on y perd en lisibilité (certains y verront un habile geste politique de la part du gouvernement qui ne se limite pas à un front d'attaque, mais fait des réformes attendues, judicieuses, proportionnées et adéquates dans tous les domaines histoire de faire un peu plus causer les gueux).

Dans les manifs, y a plein de gens.
Et les gens, c'est des cons. Surtout les gauchistes. Du Sud en plus. Et bé.

Et ça passe toujours au même endroit.
Franchement, Toulouse, c'est une jolie ville, ils pourraient innover un peu sur le parcours histoire de faire visiter un peu, parce que les boulevards, quand tu les as fais une fois...

C'est l'espace publicitaire des syndicats
Et ça c'est vraiment relou. Entre les camionnettes qui passent de la musique (trop bien, si je suis venu là, c'était pour écouter des sonos qui essaient de couvrir les slogans du voisin), les gars qui gueulent dans les mégaphones de façon incompréhensible, et tous les relous de syndicalistes qui essaient de convaincre le citoyen lambda (moi je dois être plutôt omega) que c'est eux qui gèrent le mieux, qu'il faut les écouter eux, et que de toutes façons, les autres syndicats, c'est caca... Mais bon, y a une banderole tout devant qui dit que tous les syndicats sont unis, alors ça va.

Libérez nos camara-a-a-ades. Aïe, pas sur la tête!

Les slogans pas drôles.
Les pires étant ceux qui sont censés l'être. Hier, j'en ai pas vu un qui m'ait vraiment fait marrer (alors que je me souviens avec tendresse de "le CPE tue des bébés chats"). On se situe en général entre le pathétique et l'affligeant.
Le bordel ambiant.
Y en a plein qui cherchent leurs potes en long, en large et en travers, du coup, au lieu d'avancer tous ensembles, on passe notre temps à éviter les gens qui vont à contre courant, ou qui traversent. Et j'ai bien eu le temps de les voir, ces cons, vu que j'ai fait trois fois la manif dans sa longueur pour retrouver mes potes.

C'est bruyant tout de même.
Mais bon, c'est le but, d'un côté, alors on peut pas trop leur en vouloir.

C'est rempli de branleurs qui feraient mieux de bosser.
Genre bon, hein, on sait tous qui sont les planqués. Celà dit, je préviens tout de suite, on critique qui vous voulez, mais pas la Poste. Déjà, parce que sinon, je vais me prendre ma belle-famille sur la gueule, et d'autre part, je suis amoureux de la Poste depuis aujourd'hui (franchement, ça doit être vachement plus marrant de bosser sur ça que sur des Systèmes de vols (au hasard, hein)).

Autre type de manifestations, un peu moins engagé toutefois.

Mais allez, de toutes façons la droite vaincra, et le bouclier fiscal prévaudra, donc rassurez-vous, les pauvres continueront à crever de faim pendant que je jouerai à la PS3, et vous pourrez continuer à manifester pour rien pendant ce temps.