Grâce à ma proximité locale (même si pas temps que ça, en fait), je me suis retrouvé à Angoulême pour un petit festival pittoresque, parlant de BD. Et ben, en fait, c'était pas trop comme je me l'imaginais.
Déjà, il faut savoir que moi, la foule, ça m'agace. Me retrouver engoncé en plein milieu de la plèbe, adapter mon rythme à celui de la populace, et devoir tenir compte des trajectoires (souvent facétieuses) des petits vieux qui se promènent, ça me saoule. Et à Angoulême, il y a PLEIN de monde. Donc déjà, c'était mal parti. Mais bon, commençons par le commencement.
Premier jour (Samedi): dormant chez mister PMDV Bluteau, qui habite quand même à quelques bornes de Barbezieux - St Hilaire (pour les gens normalement constitués qui savent pas où c'est, suffit de savoir que c'est loin de tout, et à 25 minutes d'Angoulême), nous décidons de partir de bon matin au festoche, histoire d'en profiter un peu.
Evidemment, Bluteau attitude oblige, à l'arrivée à Angoulême, il est 16h00, et nous décidons d'un commun accord de ne pas payer un billet pour la journée. Nous passons donc vite fait dans la bulle (oui là-haut un stands, ça s'appelle une bulle*, cherchez pas pourquoi) où on peut voter pour le Grand Prix d'Angoulême. Et là, on constate qu'en fait, c'est quand même un milieu assez underground la BD, vu qu'on connait à peine un tiers des BDs sélectionnées (et encore, je suis sympa). De fait, on vote pas, et on va à l'expo de Siné, dans le MAKI (Musée de l'Art Kontemporain Inutile) (D'aucuns auraient pu dire qu'on a pris le MAKI, mais je ne sombrerai pas dans ce jeu de mots facile).
Je ne sais pas si vous connaissez cette impression de vous retrouver devant une grosse merde de chien dans la rue, et de vous demander ce que l'animal avait comme maladie pour arriver à déféquer ce genre de choses. Ben ce musée, c'est un peu pareil. C'est un peu la glorification du "je fais n'importe quoi, je colle une bite dessus et j'écris Sarkozy, comme ça ça fera provocateur, je mets un cadre et c'est de l'art". Enfin bref, moi j'aime vraiment pas. Et Siné, ça va deux minutes, mais c'est quand même nettement pipi caca prout. Rajouter à ça que l'"event" de la soirée était un gros barbecue où les gens étaient même pas capables de prévoir assez de gobelets (hum), et voilà, amère déception. Enfin, on a vu Vuillemin dessiner du vomi sur un mur, ça nous fait un truc à raconter à nos petits enfants quand on sera à court de Werthers Original.
Enfin la soirée fut rattrapée par le deuxième événement, mais j'y reviendrai dans un autre billet si j'y pense.
Deuxième jour (Dimanche): Là, par contre, ayant constaté l'échec de la veille, nous décidons de nous diviser en deux groupes: le mien (départ assez tôt pour avoir le temps de visiter des trucs) et l'autre (comatage à la maison, jeux de cartes et décollage à pas d'heure). Bien nous en prît, vu que les autres nous ont rejoint à 16h à Angoulême (ce qui fait pas très tôt quand même).
Et là, on a fait le grand festival, avec divers trucs:
. Exposition Franck Margerin : sympa sans plus, une petite rétrospective des œuvres de l'auteur... Vu que j'avais déjà quasiment tout lu, ça m'a pas paru génial, étant donné que l'analyse de la vie de l'auteur, ou de sa façon de travailler était assez minime (et les planches, je peux les regarder chez moi sans que des badauds ne me soufflent au dessus de l'épaule)
. Exposition Mangas: Celle là était vraiment sympa. D'une part, une rétrospective sur Shigeru Mizuki (auteur de manga assez connu). Vu que je connaissais pas, j'ai appris pas mal de trucs, c'était assez éducatif (et marrant y avait plein des monstres qui font peur aux petits japonais), et de l'autre, des dessins d'un gros dessinateur de samouraïs, qui étaient sympas (les dessins, pas les samouraïs). Et un tas de formation sur comment dessiner des mangas pour jeunes prépubères en mal de reconnaissance, mais bon, ça, on a zappé (bizarrement).
A noter qu'il y avait une projection du nouveau Myazaki, mais il aurait fallu s'organiser. Hum.
. Expos jeunes talents : toute une expo sur comment devenir dessinateur professionnel. Trop bien, justement je me demandais comment faire. Avec 5 BDs de jeunes talents qui se battaient en duel (c'est fou comme c'est à la mode de dessiner comme un pied). (Je sais pas si j'ai pensé à préciser que j'avais pas aimé?)
. La grosse bulle des petits éditeurs : un truc vachement sympa: des stands dans tous les sens de gens qui affichaient leur bouquin, et du coup tu pouvais causer avec les gens de leur BD (bon moi, je l'ai pas fait, mais j'aurais pu), avec plein d'œuvres indépendantes, donc possibilité de découvrir vraiment des trucs cools et peu connus. Puis y avait Nicolas Wild, et ça c'est trop bien, j'ai eu une dédicace!
Et puis j'ai gardé le meilleur et le pire pour la fin :
Le pire : la grosse bulle des gros éditeurs capitalistes qui crachent leur venin à la face du prolétariat. En gros, un supermarché où tu peux acheter des BDs. C'est super cool. Si tu veux une dédicace, il faut faire la queue aux heures données (genre deux heures dans la semaine) pendant facile 3 heures et si t'as de la chance, y aura ptêtre un mot sur ta BD. Woohoooo. La palme revenant à Soleil qui a réussi à faire le Jennyfer du stand de BD à dédicaces (genre une boite de nuit sans les côtés positifs**).
Le mieux: le théâtre des merveilles, retrospectives sur De capes et de crocs, Garulfo et La Nef des Fous avec commentaires des auteurs sur les planches, analyse de leur méthode de travail, et ptit truc en plus, pièce de théâtre interactive pour faire patienter les gens qui attendent (40 personnes au max à l'intérieur, ça fait des temps d'attente assez longs, mais ça permet d'être tranquille à l'intérieur et ça fait du biiiiiien) avec des personnages de de Capes et de Crocs. Enfin voilà, ça, ça valait le coup.
En gros, Angoulême, c'est marrant, mais je suis pas sûr d'y retourner, et les gens sont comme d'habitude cons et relous, mais bon, en prenant sur soi, ça passe. Et puis c'est chiant, on se retrouve à acheter plein de BDs trop biens, et c'est mauvais pour le portefeuille.
* et une standing ovation s'appelera donc une bulling ovation. Un stand rouge sera une red bulle. Le nombre de vannes est incommensurable.
** rencontrer des filles dévêtues hautement alcoolisées. What else?
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Marche pas ton lien sur Werthers Original.
RépondreSupprimerJe suis hautement déçu.
Sinon parmi les jeunes talents sélectionnés, il y avait une copine à moi (Isabelle Bauthian). Bon comme t'as juste craché sur les dessinateurs et qu'elle est scénariste, ça va, j'aurai pas à lui dire que ce qu'elle fait est nul... mais c'était pas loin.
Bon ben en tout cas du coup, ça me rassure, je me dis que je rate pas grand chose à repousser l'échéance de ma première visite à Angoulême...
Non mais je dis pas que c'était tout de la merde, hein (même si je pense qu'une fille qui a assez des gouts de merde pour trainer avec toi doit quand même avoir des gouts de chiottes), mais y en avait quelque uns, eeeek.
RépondreSupprimer(sinon, le lien est réparé, pour ta plus grande joie)
Ooook
On a aussi découvert le noms des frères Baldwin (nombreux, ces frères Baldwin) et surtout le cognac-schweppes (costaud, ce cognac-schweppes)..
RépondreSupprimerc'était "Beetlejuls" que je voulais mettre.
RépondreSupprimerAh voui, c'est vrai. Et on a fait du Pinault aussi.
RépondreSupprimer(Heu, à part Alec, c'est qui les autres?)
Supprimer le commentaire de : Cheval ne vous aime pas
RépondreSupprimerBlogger David a dit...
J'ai encore raté Angoulême cette année... cela-dit, ta revue donne pas franchement envie d'y aller...
Après, j'ai l'impression qu'on retrouve les travers de l'industrie de la BD actuelle : Heroic-Fantasy à grosse épée et gros nichons, pognon, respect relatif des lecteurs et des fans, élitisme mal placé, etc...
Bon, Cauvin n'a pas eu de prix, c'est déjà ça de pris...
Ben c'est surtout le cas dans la bulle des gros éditeurs. Je pense que toi, t'aurais vraiment trouvé ton bonheur dans la bulle des petites maisons d'édition, où ça foisonne vraiment de petits auteurs qui attendent que de parler de leur oeuvre. Après, c'est un peu l'usine et la foule, faut aimer.
RépondreSupprimerJe te trouve limite trop gentil des fois. Parce que même les petits éditeurs, y a de la grosse daube, comme des djeuns racailles qui te hèlent "Eh Mamzelle, viens à mon stand, fais pas ta pute" et qui essayent de te vendre leur bd sur les banlieues difficiles.
RépondreSupprimerLe seul truc bien à Angoulême, c'est la maison et la cuisine de maman Pmdv.
et Val Kilmer n'a aucun lien avec les frères Baldwin
*Contente d'avoir fait avancer le débat*
J'y étais aussi...
RépondreSupprimerUn blog chevalesque où qu'on apprend que Cheval n'aime pas grand chose, et que le gratin toulousain se la met au cognac-schweppes?
RépondreSupprimerC'est foutrement inutile, mais je prends quand même!
En bonus, je vous signale que si vous voulez, comme moi, aller vérifier consciencieusement l'orthographe de "je prends" en le tapant brut de pomme (hmmm... calvados) sur Google, le 1er site référencé est superbe. C'est tout.
J'aime pas ton blog Che et quand je lis tes blagues je me marre pas toute seule devant mon pc mais bon comme dans le ch'nord y'a rien d'autre à foutre faut bien faire passer dans le temps!
RépondreSupprimer(Pas vrai en fait qu'il y a rien à faire dans le nord, le carnaval de Dunkerque beh... c'est vraiment un truc de taré!! A côté nos Kfets c'était des réunions tétards!!)
Sinon plus sérieusement t'as découvert des nouvelles bd sympas? Faudrait partager ça à l'occas j'aime bien avoir des avis de connaisseurs même si c'est nul les bd parce que quand on sort du magasin on se rend compte que le délestage du portefeuille ne compense en aucun cas le poids des bd qu'on vient d'acheter et la vache... c'est lourd!!