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lundi 26 septembre 2011

J'aime pas les espagnols

Alors qu'on soit bien clairs, je ne parlerai pas de sport dans ce message. Que ces saloperies de mangeurs de riz jaune ne se contentent pas d'être plus forts que nous au basket mais s'amusent à agresser nos joueurs en plus ne sera pas relevé dans ce message. Même si j'avoue que j'ai eu assez les nerfs devant mon poste. Mais là, on va parler 7ème art et pas sport comme des beaufs alors merde quoi.

La Piel Que Habito 
("la poële que j'habite", oui, je sais, je suis bilingue)
Réalisateur : Pedro Almodovar
Acteurs : Antonio Banderas
Elena Anaya

Le cinéma espagnol est très connu et réputé. 
Ahahah, non, je déconne. Enfin bon, les espagnols ont donc une industrie cinématographique qui carburent à plein tubes, étant donné qu'ils ont sorti récemment (enfin dans les dix dernières années, quoi) au moins trois films qui ne sont pas d'Almodovar : Rec, Rec 2 et L'Orphelinat (oui, non, L'auberge espagnole, ça compte pas). C'est pas mal, mais l'effort les a laissés un peu essouflés, et ils se sont donc reposés sur ce bon vieux Pedro pour sortir leur film espagnol de 2011. Penelope Cruz n'était pas disponible, Victoria Abril a disparu, donc ils ont pris Banderas (ben oui, le réservoir d'acteurs aussi est assez limité). Tout ça pour faire un film que je vais vous décrypter aux petits oignons, mes petits chanceux! 

 Et là, tu veux toujours faire du cinéma???


L'accroche : 
Un mec qui a tout l'air d'être un médecin riche, célèbre et d'avoir la classe même s'il fait des expériences pas nettes sur des cellules souches rentre chez lui dans sa villa trop cool, où une femme habillée comme une merde fait des collages, enfermée dans sa chambre. On sait pas trop qui c'est, cette femme, vu qu'on le dit pas, mais elle a l'air assez bizarre. Et le médecin a l'air bizarre aussi, à la mater via une grosse caméra, rentrer lui proposer de l'opium pour finalement se barrer aussi sec. 
Ah oui, aussi, elle se taillade un peu à coup de papiers (oui, ça coupe) et du coup, il la soigne et trouve qu'elle a la peau douce. Elle a l'air un peu suicidaire la dame, mais ça a pas l'air de choquer les gens plus que ça.
Et a priori le monsieur lui greffe de la peau transgénique. Donc on se dit qu'elle sort peut-être d'un sale accident. Au passage, on apprend aussi que la femme du monsieur chirurgien, ben elle est morte brûlée.

Un espagnol sérieux, ça impressionne vachement.


Là, je vous retranscris pêle-mêle la première demie heure du film, hein. Donc c'est un peu bizarre. D'un côté, c'est de l'Almodovar, donc ça surprend pas plus que ça, quoi.
Donc la compréhension de l'histoire est pour l'instant quelque peu limitée. Mais on espère que ça va s'améliorer au fur et à mesure du film.




Le spoil : 
Alors en fait, au fur et à mesure du film, on comprend petit à petit l'histoire. La femme de Tonio (tu permets qu'on t'appelle Tonio?) est pas morte brûlée. Elle était juste défigurée et apathique, et s'est suicidée quand elle a vu sa sale gueule (ce qui pourrait donner des idées à Sarah Jessica Parker), tombant à côté de sa fille qui chantait une petite chanson à la con, la traumatisant.
Quelques années plus tard, quand la jeune fille traumatisée sort de l'hôpital psychiatrique où elle est rentrée parce qu'elle était un peu sociopathe, elle va à un mariage avec Tonio. Là, entre quelques partouzes et une noire qui chante du flamenco (oui, ça a l'air assez particulier les mariages espagnols), la jeune fille se fait emmener dans un coin sombre par un gars tout défoncé. Il y a visiblement quiproquo sur les intentions des deux parties, mais juste au moment où le gars commence à vouloir faire son affaire, la chanteuse (qu'on entendait plus du tout, mais finalement, elle a la voix qui porte différemment selon ce qu'elle chante) entonne (au grand étonnement de tous les spectateurs qui ne s'attendaient pas à un rebondissement aussi inattendu) la chanson qui a traumatisé la petite gamine qui était en train de regarder le crâne ouvert de sa maman dans le jardin familial. Drame. La fille pète un plomb, commence à attaquer le gars qui l'assomme pour le coup, et se barre sans demander son reste, après avoir rhabillé un peu la demoiselle.
Mais son père la trouve dans cette position, et pense qu'elle a été violée, surtout qu'elle se réveille complètement folle, et traumatisée par la présence masculine, au point qu'elle se suicidera peu après.


Tonio, veuf et maintenant privée de sa fille, décide de se venger du mec qui a violé sa fille (oui, en Espagne, on fait des partouzes, mais on a pas encore inventé les examens pour voir si quelqu'un a été violé. Je pense que certains hommes politiques feraient bien d'y émigrer...). Et donc il le kidnappe, le retient prisonnier dans sa villa, et l'opère pour le transformer... en femme! Et ouiii!
Donc en fait, la gonzesse du début, en fait, c'était Roger le violeur qui viole pas. Mais qui se la prend sévère, du coup.

 Heu, je viens de lire le script... et en fait, je suis un mec?



Donc tout ça, on l'apprend par des loooongs flashbacks au fur et à mesure du film. A ce moment, pendant une absence de Tonio, Tigrou, un repris de justice déguisé en Tigre, fils de la gouvernante de la villa, se pointe, attache sa mère, voit la fille en haut sur les écrans de surveillance, rentre par effraction et la viole. Devant les caméras, pour que sa mère puisse regarder. Sur ce, Tonio rentre, le voit et le bute.
A noter que pour les nombreux gens qui auraient trouvé ça trop simple, il s'avère que, même s'ils l'ignorent, Tigrou (qui aura donc eu une présence de 2 minutes 35 dans le film) et Tonio sont frangins. 


Ce après quoi on se rend compte que Tonio s'est lourdement attaché à Roger (qui est maintenant Rogette) au point d'en tomber amoureux, et essaie de le/la troncher. Lui donne libre accès à toutes les pièces de la maison. Et c'est au moment où on pense que tout va s'arranger que Rogette se venge finalement. En utilisant le prétexte fallacieux d'aller chercher du lubrifiant parce que le sexe de Tonio est trop proéminent (alors que bon, il est espagnol, donc on sait tous que c'est pas crédible), il/elle va en fait chercher le flingue de Tonio, le bute avec, bute la gouvernante aussi, et rentre chez elle/lui. Et le film se termine sur la scène un peu bizarre où une bombasse rentre dans une boutique pour expliquer que c'est elle, le fils prodigue qui a disparu il y a quelques années.
Mouarf.




Mon opinion: 
Oh mon dieu que c'est malsain. Oulalala. On se complait dans des trucs glauques que ce n'en n'est pas permis. Entre les partouzes dans le jardin du mariage, le mec complètement défoncé qui essaie de se taper une simple d'esprit, le mec déguisé en tigre qui viole une meuf devant sa mère, le mec qui veut coucher avec le transsexuel forcé qui a violé sa fille, je sais pas ce qui remporte la palme. Une bonne grosse douche est nécessaire après ce film. Et je pense qu'il faudrait interner Almodovar de façon préventive.
Sinon, gros point négatif du film : c'est en espagnol. Le tourner dans une vraie langue aurait quand même donné un peu de crédibilité au truc.
Mais sinon, c'est pas mal filmé, et j'avoue que j'ai été assez surpris quand j'ai compris que la meuf du début, c'était le mec. Surtout que bon, la meuf du début, elle est quand même super bonne, et que si ça marchait aussi bien, je pense qu'il y aurait beaucoup de gens qui seraient partants pour un changement de sexe.
Et puis bon, y a des trucs pas trop nécessaires. Tigrou reste pour moi une grosse interrogation. Pourquoi le déguiser en tigre? Non, mais sans déconner? C'est pour donner un côté farfelu, ou pour pimenter un peu le viol, parce que juste violer une meuf pendant que sa mère visionne la scène, c'était pas assez trash?


 Et là, je me coupe la langue, et tu te caresses avec pendant qu'elle saigne, pendant qu'un enfant nu regarde... ouais, ça va être bien.





Mais bon, c'est du Almodovar, donc tout le monde criera au génie... mais je pense que l'accueil américain pour ce film sera mitigé, tant il est vrai que ça cadre pas trop trop avec le côté mormon (con con con con con).



Brèves : 
. L'Espagne c'est super dangereux, c'est plein de gens avec des flingues qui se tirent dessus.
. Et c'est aussi plein de pervers sexuels qui se violent et font des partouzes pendant les mariages. Non sérieux, les gars, faites gaffe quand vous passez les Pyrénées.
. Sinon, les flics espagnols sont tellement nuls qu'il suffit de se déguiser en tigre pour pas se faire arrêter alors que ta gueule est diffusée partout à  la télé dans un braquage.
. Alors, la spéciale du film qui nique un peu le "happy" end, c'est que le mec/meuf, avant de tuer les deux  dans la villa, il a bien pris soin de se montrer à l'ex-associé de Tonio, de lui préciser son identité et son changement de sexe. Et donc c'est sûr et certain qu'il va se faire choper par les condés. Sauf s'il se déguise en tigre, remarque.
. Pour ceux qui se demandaient, ce film n'est pas sexy. Genre jamais.
. Je pense que ça a signé la fin des Almodovar pour moi. Je préfère le glauque bien de chez nous, à tout bien réfléchir.



mardi 30 août 2011

J'aime pas les cowboys ni les aliens.

Il est toujours intéressant de vérifier les mérites comparés de choses/gens/trucs en dehors de leur contexte naturel. Qui est le plus fort de l'éléphant ou de l'hippopotame?, se demandait ainsi le philosophe. Un film d'art & essai (ce qui veut dire qu'il essaie d'être de l'art, mais c'est pas encore gagné) a essayé de répondre à une de ces nombreuses interrogations : qui le plus fort de predator ou de Lucky Luke?

Cowboys & Envahisseurs
Réalisateur : Jon Favreau
Acteurs : Harrisson Ford (wooooo)
Daniel Craig (weeeee)
une meuf qui a même pas son nom sur l'affiche, contrairement à sa poitrine opulente


Accroche:
Nous sommes dans une petite communauté américaine typique comme on en fait plus, à la frontière du Mexique, en territoire indien, où des pionniers ont su construire un village à la force du poignet, défoncer les indiens qui les faisaient chier, et prospecter tranquillement la mine d'or locale. Celle-ci s'étant épuisée depuis, le village subsiste principalement grâce au bétail d'Harrisson Ford, et... et puis, c'est à peu près tout. A noter que la population de voleurs dans le coin avoisine les pires statistiques de Mantes-La-Jolie, qu'il reste des indiens fougueux et pas content.
Donc déjà, on peut dire que la situation est pas rose rose pour le village, surtout qu'il y a une meuf flippante qui regarde tout le monde avec des yeux de merlan frit. Mais soit.

Et c'est sur ces entrefaits (en fait, y pas vraiment d'entrefait ici, mais bon, j'utilise le vocabulaire que je veux, je suis chez moi) que débarque un homme. D'aucun pourrait le prendre pour James Bond mais bon:
. Nous sommes au XIXème siècle à tout péter, James Bond n'est donc pas encore né. Ni encornet.
. James Bond est britannique, et le monsieur à l'écran ne l'est pas.
. Un James Bond blond, non mais sans déconner.

En tout cas, ce monsieur, assez taciturne de prime abord se réveille amnésique au beau milieu de nulle part, avec un bracelet qui ressemble à s'y méprendre à un truc super moderne, genre extra-terrestre. Mais chut. Il profite d'ailleurs de la scène d'introduction pour montrer qu'il est blessé (un peu), et qu'il est super fort à la bagarre, vu qu'il arrive à défoncer trois brigands de grand chemin en environ dix secondes, pour ensuite leur subtiliser un cheval (sur trois, il a pas vraiment le sens du profit, le monsieur), une arme, des fringues, un chapeau et un chien. Et de se rendre au village le plus proche, où on se rend compte qu'il est toujours super fort, en tapant le fils gâté et débile du grand propriétaire de bétail de la région (qui est un peu tyrannique, du genre à torturer ses employés), devenant ainsi un héros local, avant de se faire coffrer parce qu'il est recherché pour plein de chefs d'accusation pas cools. Dont meurtre d'une femme (bon on sent bien qu'il est innocent de ça, au moins). Mais il s'en souvient pas, vu qu'il est amnésique. Quel ressort scénaristique hallucinant, on se demande où ils vont chercher tout ça. Il a cependant, avant de se faire coffrer, le temps de discuter avec tous les gens intéressants du village (comprendre ceux qu'on reverra après), dont une meuf un peu flippante, qui a une furieuse tendance à avoir l'air de servir à rien et d'être bizarre, ce qui n'est qu'à moitié faux comme on le verra par la suite.
Sur ce, Indiana arrive en ville juste au moment où son fils et Craig David allaient se faire emmener pour être jugés à Santa Fe... et c'est le moment de l'attaque des extra-terrestres, qui prennent bien soin d'enlever un être cher à chaque personne sur place, après avoir copieusement bombardé le village (on sait pas trop pourquoi ils bombardent... sûrement pour faire joli, mais en tout cas, ça permet de faire des scènes sympas).


Voici donc la technique alien pour enlever discrètement des victimes. Tactique sans faille, donc.


Les gens retrouveront-ils leurs proches? Quel suspense.


Spoil:
Alors, je vais peut-être vous surprendre, hein, donc accrochez-vous. En fait, Dany est gentil, maintenant (avant, il était brigand avec un peu de grand cœur, et amoureux, mais l'amnésie change aussi l'alignement de mauvais à Héros trop cool), et part à l'aventure avec en gros tous les personnages du village (oui, pour aller chasser les extra-terrestres, ils emmènent aussi une fille (que personne a l'air de connaitre plus que ça, mais bon), le révérend alcoolique, le barman docteur, un gamin, un chien. Et un raton laveur?)) et les voilà partis. En chemin, ils rencontrent des brigands (anciens accolytes de Dany, mais ils se quittent sur une attaque d'Alien, puis des indiens (qui les acceptent quand ils se rendent compte qu'à la surprise générale, la meuf bizarre qui sert à rien, en fait, c'est une alien). On découvre que le gros propriétaire terrien Mr Solo, en fait, c'est un gars super cool qui respecte les gens.
Et tout ce joli monde de foutre sur la gueule aux extra-terrestres, de détruire leur vaisseau, de récupérer leur or, et d'éviter que ces méchants aliens ne repartent chez eux chercher des copains. Que du lourd, quoi.
Nos gentils ont donc sauvé le monde. On notera que la fille alien se sacrifie (non sans avoir roulé une pelle au héros avant, quand même), que l'enfant et le chien survivent, contrairement au pote indien (tu m'étonnes) et au curé qui se sont sacrifiés héroïquement. Enfin tout le monde est un peu héroïque et gentil à la fin, parce qu'il apparait même que le fils d'Harrisson Ford a l'air d'être devenu cool grâce à l'amnésie, et qu'en fait, y a que les gentils de base qui se rappellent de leur passé.


Personne ne connait cette meuf. Et elle regarde les gens dans les bars, comme ça. Mais tout est normal, hein. Moi, j'aurais dit "pute" mais apparemment, c'est "alien" le vrai truc.


Mon avis:
J'ai eu exactement ce que j'étais allé voir. Ce film est fondamentalement mauvais, plein de poncifs, de scènes ultra-téléphonées, de méchants bien méchants, de méchants pas trop méchants qui finalement sont gentils, de décisions stratégiques totalement débiles... enfin que du bonheur, quoi.
Rien que pour le plan de l'attaque du vaisseau des méchants à la fin, ça vaut le coup.
Enfin, tous les personnages qui meurent ont le droit à 2 minutes d'agonie durant laquelle ils déversent des hectolitres de guimauve sur l'écran, c'est génial.
Je crie au génie.

Et puis, de toutes façons, un film qui s'appelle CowBoys Vs Aliens, voilà quoi. Par contre, d'aucuns auront du mal à comprendre quand c'est drôle, car le réalisateur a fait l'erreur de ne pas mettre des rires préenregistrés durant le film pour ponctuer. C'est dommage.
Et sinon, c'est pas en 3D. Ce qui est bien aussi.


A noter que le héros possède donc cet arme alien, qu'il met environ 12 secondes à maîtriser à
la perfection.


Brèves inintéressantes :
. Donc Harrisson Ford est un gentil qui déteste se battre, qui ne fuit jamais ses responsabilités et qui a un cœur bon. Le même mec qui au début du film, retrouve un de ses vachers entouré par des cadavres calcinés de 40 vaches dans un décor de désolation, et décide d'écarteler le mec pour voir s'il a pas des trucs à dire. Ce film est un hommage au général Bigeard.
. Dans une scène hautement spirituelle, il est dit que le bracelet de Daniel Craig ne tombera que quand il n'y pensera plus. Sachant qu'il a, la veille, fait une séance de drogue et hypnose avec les indiens. Et là, paf, une galoche et ça tombe. Facile.
. Pourquoi les extra-terrestres, qui ont quand même des technologies de malade, font toujours des trucs gluants?
. D'ailleurs une race-extra-terrestre qui a une paire de bras pourris près du cœur, je lui laisse pas une grande espérance de vie, hein.
. Et je pense à ce propos que quand t'as un vaisseau d'éclaireurs qui disparaît... ben tu renvoies un plus gros vaisseau mieux armé. Même qu'il va arriver en 2012.
. La meuf qui sert à rien est en fait un extra-terrestre. Au delà du fait qu'elle est super bizarre, personne a tilté qu'une meuf que personne connaissait y a deux semaines se balade en ville, et décide de s'incruster dans l'expédition récupération d'aliens? Je suis circonspect.
. Les extra-terrestres sont censés rien voir à la lumière du jour, mais en fait, quand ils se battent, ils se démerdent quand même.
. Et pourquoi ils ont pas mis des détecteurs de mouvement autour de leur vaisseau en fait?
. On notera une quantité de références à d'autres séries/dessins animés/films assez hallucinante. J'aime bien.
. Rien ne dit pourquoi Daniel Craig ne se souvient de rien au début du film. De la période pré-vaisseau, ok (du à la lumière bleue qui hypnotise que les aliens ont volé aux aliens de Skyline), mais du moment qu'il s'évade en volant des trucs, c'est quand même bizarre, non?
. J'attends avec impatience le film Pirates Vs Ninjas. C'est les Ninjas qui gagnent.