lundi 19 novembre 2012

J'aime pas le jogging

2ème article de l'année. Je tiens une patate les gars, je vous raconte même pas. Mais bon, j'ai des excuses: j'ai fait des trucs. Et des trucs importants, hein. J'ai quand même eu le trophée platine à Skyrim. Puis j'ai déménagé aussi. Puis j'ai changé de taf. Puis je me suis marié. Mais bon, quand même, les gars, le trophée platine, c'est de l'investissement personnel.

Enfin voilà. Du coup, vu que je me fais mettre la pression par @Isabellefegor (c'est sur touitteur, et oui, je suis un twitto, moi, les gars, quand je vous dis que je suis swag) et par Mitène par le biais de son merveilleux blog sur sa vie pourrie dans des pays de merde, et ben je me suis dit que j'allais reprendre. Parce que, voyez-vous, j'ai plein de temps pour réfléchir à mes articles. Du temps où je peux rien faire d'autre. Et oui, parce que, moi, je vais courir.

Bim, quelle intro, on dirait du Jean-Edern Hallier. Enfin peut-être.


LE JOGGING
A noter qu'on parlera ici du sport, et non pas du vêtement.


1. L'ORIGINE

Je vais pas vous parler de l'origine du jogging à travers les âges, hein. Non seulement on s'en fout, mais en plus, je pense que toute personne normalement constituée n'y voit pas le moindre intérêt. Après tout, courir, c'est un truc qu'on fait de façon immémoriale. Sauf qu'avant, c'était pour rattraper une meuf un peu trop farouche, ou échapper à un tigre à dents de sabre un peu nerveux, alors que maintenant, c'est pour être la première sur ce petit blouson en daim en solde ou, comme dans le cas qui nous intéresse. 
Mais je digresse.
Non, c'est l'origine de mon intérêt pour la chose, qui ne paraissait pas gagné, tant je méprisais tous ces crétins affublés de couleurs criardes qui passaient leur temps à courir en rond plutôt qu'à boire des bières.

Alors, tout commence quand des collègues vont courir le midi, pour "préserver leur formes". J'ai beau leur répéter que leurs formes sont pas si géniales que ça qu'il faille les préserver, ils y vont quand même. Etant donné que j'ai autant de volonté qu'un mollusque quand je m'y mets, je les suis péniblement.
Jusqu'à ce qu'un mien ami, resté dans des villes où il fait pollué mais près des montagnes, m'annonce que la plupart de mes potes de jeunesse ont fait un 20kms. Tous. Sans moi.
Bon, pour se refaire bien la scène, faut m'imaginer avec un petit coup dans le nez (même si c'est assez difficile).
Moi, je m'insurge. Il est totalement anormal qu'on m'ait oublié, d'autant plus que je vais courir régulièrement, alors hein. Et c'est ainsi qu'on se retrouve inscrit aux 20kms de Paris.
Sauf que bon, 20kms, ça se court pas comme ça, surtout quand il faut pas être ridicule devant des potes, et c'est ainsi qu'on commence l'entrainement.


2. LES ARGUMENTS

Il y a plusieurs arguments en faveur de la course. Parce que bon, j'ai potassé le sujet pour expliquer pourquoi j'avais changé de position sur le sujet, hein.
  • Le prix
Courir, c'est pas cher (du moins, c'est que ce que les marchands de fringues sportives vous vendent au début).
Ainsi, le matériel au départ est constitué de : 
    • Un jogging troué (pour quand il fait froid) : 0€
    • Un short trop court (pour quand il fait chaud) : 0€
    • La paire de baskets dont on s'est servi trois fois : 0€
    • Des chaussettes sales : 0€
    • Un T-Shirt en coton moche : 0€
soit un prix de revient d'environ 0€.

Quand on vous dit que ça développe

On peut comparer avec, par exemple, le golf :
Je vous fais grâce des centimes, mais on arrive tout de même à 1115€. Quand même. Autant dire qu'il vaut mieux courir si on veut pouvoir acheter de la bière à éliminer. Bon après, l'enfant esclave peut remplacer la chariot, mais c'est pas très humain.

  • La forme
Courir, c'est le meilleur moyen de ne pas grossir. Quand on a des gênes comme moi qui ont une certaine tendance à vous faire prendre un kilo par an à partir de 30 ans, on peut légitimement s'en inquiéter. Ben quand on court, pouf, plus de problème, on peut manger et piccoler à foison, on grossit jamais, c'est prouvé, et si ça marche, t'es remboursé en 24h. Autant dire qu'on se fout pas de notre gueule.

Ce jogging m'a vraiment fait du bien
  • Le plaisir
Alors celui-là, on me l'a sorti plusieurs fois, mais je le trouve tout de même un peu gros... on prend plaisir à courir... une fois qu'on a couru pas mal. Avant, c'est nul. Mais après, c'est super cool, si, si. ça m'a fait un peu penser à un pote qui essayait de m'emmener voir Transformers 2. L'argument laisse dubitatif.

  • La musique
Ah ben, oui, parce que courir, ça permet d'écouter de la musique. Ben ouais, vu qu'on a que ça à foutre. Et que les gens, a priori, ils arrivent pas à écouter de la musique, sauf s'ils ont une occasion pour. Sauf qu'il y a un petit problème. C'est que moi, je suis un peu mélomane (ou con, c'est selon), et j'ai tendance à prendre le rythme des musiques que j'entends. Et en général, je fais pas mal dans l’éclectisme, et dans le shuffle. Ce qui donne des rythmes de course complètement débiles (et encore, c'est quand je chante pas, hein). Donc bon.

Ah ouais, c'est pas gagné


Enfin voilà, c'est un peut tout ce qu'on peut trouver en arguments pour. Après, c'est chiant, c'est relou, c'est répétitif et ça demande une motivation qui est souvent dure à trouver. Mais bon.


3. LA DESILLUSION

Donc voilà. J'ai pris mes baskets, et tout content, je suis allé courir. Genre un tour de lac, ça fait en gros 6kms. Moi qui suis un gros marcheur, qui suis capable de faire des randos de plusieurs dizaines de mètres facile, autant dire que ça me faisait pas peur.
Et ben putain.

En fait, c'est dur, de courir. Dur et chiant.
Donc voilà, à partir de là, on peut rajouter dans les arguments contre : ça fait mal au coeur, au souffle, et aux jambes. Et sur plusieurs jours les jambes.

Mais bon, soit, on est pas des pédés des gens qui ont envie de se marier, on continue. Et c'est là qu'on rentre dans un merveilleux monde. Les gens qui courent commencent à te parler, t'encouragent, et t'expliquent comment progresser, tu verras, c'est trop bien.

Et après, tu me feras deux fois le tour de la Ramée!


et c'est là qu'arrive LE PLAN D'ENTRAINEMENT (musique angoissante).
Parce que oui. Moi j'étais un peu con, je pensais que pour courir, en fait, il suffisait de courir. Et quand on courait assez, on courait mieux, quoi. J'avais pas prévu spécialement de faire des cours de courses, ou de prendre un coach de course.
Ah, le sot que j'étais. En fait, il existe plusieurs façons de s'entrainer, et courir bêtement comme ça pour rien n'en fait pas vraiment partie. Et oui, il faut se faire un plan, où l'on augmente les efforts, les vitesses, les longueurs, et surtout on fait du fractionné.

Ah, le fractionné. ça, c'est marrant. Vous savez quand vous courez après le bus, que vous le rattrapez, et que vous en chiez pendant les 10 minutes de trajet pour essayer de récupérer un minimum d'élégance? Et ben là, c'est pareil. Sauf qu'au lieu de 10 minutes, vous avez le droit d'en chier que 2, et après vous repartez récupérer un autre bus.
On me fera remarquer que c'est totalement con, qu'une fois qu'on est dans le bus, ça sert à rien d'en ressortir. Ben faut croire que ça a été inventé par un mec qui était pas fort pour choisir son bus.
Et donc voilà. Je pense personnellement que ça a été inventé par un mec qui était super fort pour courir et qui avait juste envie de voir les autres en chier. Mais bon.

Et là, quand ça fait un mois que t'as commencé à courir, que tu commences conjointement à aller de plus en plus vite de plus en plus toujours plus haut et voir des putains de mal de dos, des rhumes et autres conneries, tu apprends, qu'en vrai, c'est cher aussi la course.
Parce que bon : 
En tout, ça fait 719€. On est pas loin de pouvoir s'acheter un chariot pour faire du golf, hein.

Mais bon, voilà, ça vient petit à petit, on est de mieux en mieux, et on peut annoncer fièrement qu'on a couru 2h le dimanche matin pour respecter son plan d'entrainement, au lieu de dormir tranquillement. Surtout qu'il pleuvait.


4 LES GENS

Bon, parce que je vous ai fait un peu le tour de l'activité, hein, là, mine de rien. Donc il est venu le temps de vous parler des différentes personnes qu'on rencontre quand on court.

Ha ben y en a qui ont pas de quoi s'acheter l'équipement, hein

  • Le gars énervant
Celui qui vous dépasse à environ 10 km/h de plus que vous, qui vous salue, vous fait un petit hochement de tête, et continue sa route tranquille, sans suer une goutte, tant il est vrai que la vitesse de 43 km/h n'est pas très difficile à atteindre à son niveau. Agaçant.

  • Le gars agaçant
Celui qui va un peu plus lentement que vous. Mais juste un peu. Et comme vous voulez pas vous coltiner un relou pendant deux heures, vous accélérez. Et il vous suit. Et vous sentez son souffle rauque dans votre cou pendant une demie heure, et ça vous rappelle la fin des cours d'EPS à la fin du collège. Mais on m'a déjà dit de pas en parler.

  • Le gars relou
Celui qui vous siffle, vous balance une vanne ou vous insulte, en buvant sa bière sur le bord de la route. Non seulement parce que c'est jamais cool de se faire insulter, vanner ou siffler, mais surtout parce qu'au plus profond de vous, vous savez qu'il a plus raison que vous. Si, si.

  • Les filles mignonnes et chiantes
Parce que bizarrement, on les voit pas souvent. En général, c'est plutôt celles qui veulent perdre du poids qui courent, plutôt que celles qui en ont déjà perdu. Cruelle injustice.


Bon après, je vais courir que dehors, hein. Je vais pas non plus aller dans des salles de sport, faut pas déconner.


5 EN BREF

Et donc, pour la petite histoire, les 20kms de Paris sont passés. Et j'y suis pas allé. Parce que j'ai eu une putain d'otite qui m'a interdit l'avion que je devais prendre. Voilà. 180€ d'avion + 30€ d'inscription à la course pour rien. C'était trop cool.
Mais bon, je continue quand même. Parce qu'en fait... heu, je sais pas en fait. Mais je continue.

Et sinon, évitez de commencer de courir au moment où vos potes préparent des trails de 180 kms. Parce qu'au moment où vous annoncerez fièrement que vous avez réussi à courir 30 minutes à 12 km/h, ces connards prendront un air gêné avant de vous avouer que leur vitesse de footing, c'est 13 km/h.

Y a plein de gens qui sont tout contents de vous expliquer plein de trucs sur la course. C'est louche. Moi perso, si vous voulez un conseil, ben vous pouvez toujours aller vous faire foutre, je garde mes trucs pour moi, non mais.

Sarko court, c'est bien que ça doit être rentable, à un moment, non?


Bon sur ce, j'essaierai de faire des articles de temps en temps. Mais bon, je dis ça à chaque fois, donc...

Bonjour chez vous, et mort aux cons!








jeudi 31 mai 2012

J'aime pas les agents immobiliers

Bon, après le traditionnel arrêt de publication, vient la traditionnelle reprise. Donc voilà, je recommence. Et comme d'hab, pour recommencer on prend des sujets faciles. J'aurais pu aller à Cannes et parler de la plupart des films qui y sont diffusés. J'aurais pu aussi lire des bouquins à la mode, ou encore aller voir des prequels ou séquelles quelconques. Mais non, je vais profiter de mon actu perso (ça fait très mainstream de dire ça, mais je suis swag maintenant, alors je vous merde) pour parler d'un sujet qui nous concernera tous un moment ou à un autre : les agents immobiliers.



Toi aussi, joue à notre grand jeu, et compare le nombre de fautes de français
 et le nombre d'informations utiles sur cette page


Les agents immobiliers sont une sorte de parasite, dont le travail est d'en faire le moins possible pour en tirer un maximum d'argent, étant semblable en cela à l'ingénieur informaticien. A la différence près que l'agent immobilier est TOUJOURS en position de force avec tout le monde, ce qui le met dans une position somme toute assez enviable.
Nous traiterons ici des divers cas où nous pouvons avoir affaire à eux, pour constater leur extrême pouvoir de nuisance. Je ne discuterai par contre ici que des locations, hein, je n'achète pas, moi, je ne suis pas un gros bourgeois qui crache mon venin à la société mais qui se rengorgera bientôt quand les rouges auront nationalisé toutes les propriété personnelles.


1. LA RECHERCHE D'APPARTEMENT

Ahlala, qui n'est jamais arrivé dans une ville, l'esprit taquin et l'oeil fier, pour un premier emploi, un premier stage où quelque chose dans le genre, aller quémander dans les agences si présentes dans le centre ville qu'on a l'impression qu'il y en a plus que de biens immobiliers? Et oui, la jeunesse excuse bien la crédulité...
Trouver un appartement? Alors que vous êtes étudiants? Ou pire, que vous touchez un salaire mais que vous êtes encore en période d'essai. Voyons.
Et oui, car pour plaire à un agent immobilier, il faut répondre à des critères stricts, déterminés objectivement. Ces critères? Avoir le double de votre salaire. Quelque soit votre salaire. Mais n'allons pas trop vite en besogne.

Tout d'abord, vous avez en gros déterminé votre besoin. Supposons, vous cherchez un appartement de 60 m² pour vous loger : une chambre, un salon/chambre, un placard de séquestration de rangement, et une cuisine vous conviendraient tout à fait. Vous êtes une feignasse, vous aimeriez donc bien être au centre ville pour pas trop bouger, et pas loin d'une ligne de métro tant qu'à faire. On va dire que c'est à Toulouse que vous arrivez, vous comptez y mettre entre 500 et 650€.
Je vous la fais pas à l'envers, hein, c'est les prix du marché, en gros.
Vous passez le pas de la porte : que va-t-on vous proposer? Un 45 m² dans une banlieue lointaine et miteuse. Mais l'appart' est super bien parait-il. Vous riez, et vous demandez autre chose. Qu'à cela ne tienne, on vous propose en gros ce que vous cherchez, mais pour 657€. La visite est demain, 10h30 (ça tombe mal que vous bossiez, mais bon). Bon, vous vous arrangez.

Mais comment ne pas leur faire confiance?


Là, vous arriverez dans un appart', où vous aurez environ 12 secondes par chambre pour découvrir l'environnement, un expert qui répondra à la moindre de vos questions, tant qu'elles n'iront pas plus loin que "c'est la cuisine, ça?" ou "ça fait quelle surface en tout?". Pour d'autres questions, faut demander un expert. Le moindre défaut dans l'appartement sera corrigé bien sûr avant la libération de l'appartement.

Et là, de deux choses l'une.
Soit l'appartement vous déplaît. Ah? Pour quelles raisons,  s'il vous plait? Et l'agent immobilier de vous expliquer par A + B que, si, cet appartement vous plait, c'est juste que vous êtes trop cons pour vous en rendre compte. Et si jamais il ne vous convainc pas, c'est pas grave, il a un autre truc qui serait parfait pour vous. Un 45 m² dans une banlieue lointaine et miteuse. Mais l'appart' est super bien, parait-il.

Soit l'appartement vous plait. Auquel cas, vous aurez le choix entre vous décider en 15 micro secondes et remplir un dossier d'environ 512 pièces, comprenant les avis de naissances, les feuilles de salaires de vous et de vos parents, vos dernières quittances de loyer, une prière d'intention, un papier qui certifie que vous n'êtes pas en période d'essai, un papier qui certifie qu'on ne vous a jamais demandé de prouver que vous n'êtes pas en période d'essai vu que c'est illégal, et un raton laveur. Si ce dossier arrive le lendemain matin à l'ouverture de l'agence, vous aurez peut-être une chance. Sinon, on peut aussi vous proposer un 45 m² dans une banlieue lointaine et miteuse. Mais l'appart' est vraiment super cool, parait-il.

Si jamais vous avez rendu le dossier attend, il doit être validé selon des critères objectifs. Les critères objectifs étant : est-ce que votre dossier a une bonne gueule, et est-ce qu'il y a pas un dossier à côté où un mec gagne plus que vous. Et faut pas être période d'essai, aussi (c'est le mal les périodes d'essai).

Et si ça passe bingo. 

Et hop, 400€ l'heure de travail, qui c'est le patron?


Vous n'aurez plus qu'à régler 800€ de frais d'agences. Mais attendez, ils ont fait quoi l'agence? Ils ont affiché l'annonce d'un mec (qui doit surement payer pour la faire afficher), ils ont organisé une visite, et ils ont choisi un dossier en foutant la pression? Ben ouais. Vous savez quoi faire faire à vos enfants s'ils sont bêtes et s'ils n'ont aucune estime d'eux-mêmes.


2. LA GESTION D'APPARTEMENT

Vous avez réussi à prendre l'appartement que vous vouliez en gros, même si c'était un peu plus cher que ce que vous vouliez y mettre. Tiens, c'est marrant, les travaux qui devaient être faits ont pas été faits. Enfin, c'est pas grave, vous avez tout mis dans l'état des lieux, même si la meuf en passe trouvait que c'était pas si grave qu'il manque deux mètres carrés de carrelages dans la salle de bains.
Mais un jour, genre le vendredi soir, la chaudière fait PZZZ, puis PFFF, puis PAAAF puis plus rien. C'est mauvais signe. Et effectivement, vous n'avez plus d'eau chaude. Que faire?
Ben voyons, attendre lundi matin 10h que l'agence ouvre. Vous pourriez bien sûr appeler un plombier, mais bon, dans ce cas, ça serait pour votre gueule, parce que c'est pas le plombier agréé par l'agence.
Et c'est là que vous allez comprendre pourquoi ils ont payés ces gens là. Ils sont payés pour remettre les trucs urgents au lendemain, et vous le faire accepter. 
Une théorie voudrait que le temps se dilate dans les agences immobilières : si le temps parait infiniment court au moment de rendre un dossier, quand il s'agit de prévoir une intervention, faire appel à un expert, ou répondre au téléphone, là, le temps se dilate que ça en devient fou. De toutes façons, vous tombez jamais sur la personne qui s'en occupe, mais toujours sur une autre, qui fera passer le message.
Et au bout d'un moment, vous laissez tomber, votre carrelage restera pourri, vous vivrez sans chauffage, et tant pis. Mais du coup, vous récupérerez pas votre caution au moment de partir. Et ben non, hein, faut ptetre pas déconner non plus, vous auriez pu prévenir, tout de même, ça se fait pas.

Oh regarde, il pourrait bien nous la mettre, là?


3. LA DESCRIPTION

Le monde des agents immobiliers se divise en deux catégories : 
. Les cruches : Vous savez, celles qui se la pètent en boite, les Wooo girls en puissances, qui vous dédaignent d'un regard méprisant quand elle voit votre Carte Visa Bagoo? Ben c'est elles. Le jour, elles se ruent dans leur Mini Cooper avec leurs grosses lunettes de soleil, vont se garer n'importe comment en ville pour vous empêcher de passer pendant qu'elles font visiter des apparts. Ben ouais.
. Les vieux beaux: tels les paons dans les zoos, ce sont les maîtres des lieux. Ils font vivre leur vivier de cruches, ils sont clairement les mâles alphas, et ne rechigneront jamais à une blague macho pendant que les filles boiront leur thé 0%.
Ah oui, par contre, l'agent immobilier sourie tout le temps. S'il arrête de sourire, c'est qu'il va attaquer.

Donc voilà. Si un ami à vous prévoie de devenir agent immobilier (ou pire, de le devenir), de deux choses l'une: soit vous restez potes avec lui, juste pour avoir un plan de secours pour trouver un appart' et se faire emmener en vacances sur un yacht payé à même les frais d'agences. Soit vous l'abattez.


J'y pensais même plus, mais y a des exemples assez connus, en fait.


Bonjour chez vous et mort aux cons!

mardi 15 novembre 2011

J'aime pas les films muets

Mais bon, jusqu'à maintenant, vu que le public de ce genre de films était restreint aux nostalgiques des années 1920, ça me dérangeait pas trop. Mais un réalisateur avant-gardiste à la pointe du futur, j'ai nommé Hazanavicius (qui a plutôt un nom à faire du basket, mais bon), après l'adaptation de la série OSS 117 (là aussi on est dans la modernité) s'est dit qu'il allait refaire un film muet, comme ça, pour voir. Et ça permet de faire des économies sur les preneurs de son.

 The Artist

Réalisateur : Michel Hazanavicius
Acteurs : Jean Dujardin
Bérénice Béjo


L'accroche
L'histoire se passe dans des temps immémoriaux, aux alentours des années 1928, 1929 (ça aura d'ailleurs son importance dans l'histoire, mais bon, je vais pas tout vous spoiler maintenant, non plus, hein), un truc dans le genre. Un acteur super connu et super fort, grande star multinationale du cinéma, sorte de Nicolas Cage des temps anciens se la raconte, tranquille. C'est Jean Dujardin. Autant dire que ça nous change de le voir en arrogant légèrement teinté d'imbecillité tout sourire, et qu'on voit que l'acteur se diversifie merveilleusement bien après Brice de Nice et OSS, vu que maintenant, il ne parle plus. Enfin, il parle mais on l'entend plus. Mais foin de digressions, l'acteur est ici, égocentrique, et content. Quitte à faire passer son chien fidèle (que nous appellerons Milou en référence à un autre film que j'ai pas été voir, mais que je suis sûr que ça aurait fait une bonne tribune ici) devant sa femme. Pour le public, je veux dire, hein, pas dans sa vie privée qui ne concerne que lui, comme je vous vois venir, bande de vous. Saaale.
Enfin bon, il tombe malencontreusement sur une jeune fan, un peu simplette et tout exubérante, qui rêve de devenir actrice. Et grâce à deux trois rencontres fort truites*, elle finit par décrocher des rôles dans la même boite de productions que le monsieur sus-pas nommé, et ce d'ailleurs un peu grâce à lui, vu qu'il la pistonne violemment.


 On remarquera la grosse vanne en haut à droite. Huhuhu.


Elle deviendra même, au fur et à mesure, une star des nouveaux films, les films parlants, tandis que l'ancienne star se voit reléguer d'office au rang de gros has-been tout pourri, et décide donc de quitter la boite de productions pour financer lui-même son film muet, car les gens veulent voir des vrais acteurs, et pas des singes parlants. Ce qui est d'autant plus super ironique de la mort que cette histoire est faite dans un film muet. Je vois pas si vous situez la profondeur du truc, mais elle est en gros entre le verre d'eau et la mare à canard du jardin de mon grand père. Mais bon, pourquoi se donner du mal sur le scénario, vu que les gens vont de toutes façons crier au génie, vu que c'est en noir et blanc, et muet. Mais j'anticipe.

Le spoil
En fait, je viens de me faire une remarque personnelle à moi-même : j'ai l'impression de faire des spoils complètement inutiles, car la majeure partie des films dont je parle ici ont des fins ultra prévisibles (enfin, j'exagère un peu, des fois, y a tellement peu d'histoire qu'on aurait bien l'air con si on devait deviner une fin), et ce film ne va pas faire exception à la règle.
Donc le mec réalise un film, qui est bien entendu un gros bide, et ce juste au moment où la crise de 1929 se déclare. Donc notre héros est ruiné, et parallèlement, l'héroïne devient la nouvelle star hollywoodienne, mais continue à éprouver une admiration sans faille (teintée d'amour, on aurait envie de dire) pour le Hazbine. Au point de racheter ses meubles (sans lui dire) aux ventes en enchères, et de rembaucher son vieux majordome/chauffeur/cuisinier. 
Elle se retrouve donc avec l'intégralité de la vie du héros dans sa grande villa pendant que le héros (qui aurait bien entendu été trop orgueilleux pour demander de l'aide) sombre doucement dans l'alcool.
A un moment, il pète gentiment un câble, et brûle toutes les bobines de cinéma qu'il a chez lui, avant de se rendre compte de sa folie, et de s'évanouir avec une bobine entre les bras, pendant que le feu brûle.
Milou le sauve en allant chercher la police, et en profite pour refaire la peinture et aller chercher le journal. Le héros se retrouve donc à l'hôpital où l'héroïne va le chercher, et le ramène chez lui pour sa convalescence.


 C'est marrant comme un acteur des 20's sur le déclin peut ressembler à un ouvrier portugais.

Les héros se rapprochent donc dangereusement, et seraient même sur le point d'arriver à une conclusion heureuse, vu que la fille a même réussi à lui décrocher un gros rôle dans son prochain film. Trop facile, se dit-on, il va y avoir embrouille. Et tiens, la meuf, elle aurait pas une aile entière de sa baraque remplie de meubles à lui? Ah ben il va les trouver et se vexer, non?
Bingo.

Et du coup, vu que c'est un mec raisonné qui over-react pas du tout, il rentre dans sa maison brûlée (mais qui le vit assez bien, a priori) pour chercher son flingue et se buter. Heureusement, l'héroïne, qui avait tout deviné aplatit sa voiture contre un platane devant chez lui, et arrive à tant pour le sauver.
Et même si personne ne veut voir notre héros parler dans un film, ils trouvent une solution, ils danseront des claquettes.

Et le happy end est donc une merveilleuse session de claquette. Avec du son, parce qu'on est grand prince. Classe, non?

L'avis
Il y a certains avantages à voir un film muet. Au lieu d'avoir des silences pesants des films français habituels, on a de la musique. Au lieu d'avoir des bruits et des explosions de films américains, on a de la musique. Et surtout, les dialogues sont généralement beaucoup moins pesants. De plus, on peut se permettre beaucoup plus de gros clichés, vu que le style old school est totalement assumé.
Donc, là, le réalisateur en a profité à mort, et a fait du cliché la base du film.C'est marrant, surtout quand on aime bien le kitsch comme moi.

 lalala, lalalala

Après, là aussi de façon totalement assumée, les acteurs surjouent à mort. Bien forcés, parce que sinon, c'est un peu plus dur pour savoir ce qu'ils pensent, vu qu'on a pas les sons. Mais bon, on est aussi assez content de pas entendre parler certains acteurs, qui ont l'air assez nuls. 
Donc en fait, l'histoire est nulle, les acteurs surjouent, mais l'ambiance est telle qu'en fait, le film est assez plaisant, et qu'on passe un agréable moment au début du XXe siècle.
Donc pour changer de d'habitude, je vais dire que j'ai bien aimé un film, et ça me fait un peu mal au cul, mais bon.
Mais qu'on soit bien clairs, hein : tout le monde a crié au génie... Si le génie, c'est de refaire 70 ans plus tard une accumulation de tous les clichés du genre, il y a beaucoup de génie dans le domaine de la littérature fantastique. C'est bien, mais ça mérite pas non plus tout ce qu'on en a dit. Mais bon, vu que la plupart des journalistes et critiques notent en binaire, forcément...

Brèves inintéressantes
. Le meilleur acteur du film reste Milou.
. A voir Dujardin accumuler les films avec Bérénice Béjo, on se demande quand il va larguer Lamy pour elle.
. C'est marrant de voir Goodman jouer dans un film français. En même temps, ses dialogues étaient faciles.
. Il y a un discret clin d’œil à Marilyn Monroe avec un grain de beauté factice, mais discret, hein.
. On remarquera qu'une fois qu'il a raté son dernier film, l'acteur star n'essaie pas une seconde de trouver un autre rôle ou un vrai taf, il préfère devenir alcoolique. Feignant d'assisté.
. Ah oui, j'en ai pas parlé, mais il est marié, l'acteur au début, à la meuf qui a décroché le rôle le plus insipide de l'histoire du cinéma, mais après, elle le quitte. Voilà voilà.
. La mode de la moustache, c'est quand même une bonne chose que ce soit fini. Même s'il aura fallu Pétain et Hitler pour en arriver là. Et même si les rugbymen essaient péniblement de la remettre à jour.

. Pour ceux qui ont vu Inglorious Basterds, je pense pas qu'ils utilisaient les mêmes bobines en France que dans ce film. Là, l'incendie à base de bobines, il s'allume péniblement en un quart d'heure, brûle quelques endroits vite fait et ne s'étend pas. Un incendie assez courtois en quelques sortes.
. On m'avait vendu un film muet, et y a du son deux fois dans le film. Même pas capables d'aller au bout de leur concept, ces fiottes.



* C'est mon blog, je fais des jeux de mots pourris si je veux, non mais ho.