vendredi 19 juillet 2013

J'aime pas les Super-héros

Bon, je pense que j'ai trouvé ma vitesse de croisière : 2 posts tous les 6 mois. Ça me parait pas mal niveau productivité. J'en connais qui font moins au boulot. Et puis faut dire que je vais quand même beaucoup moins au cinéma, et des fois, quand j'y vais, je tombe sur des bons films où y a pas grand chose à dire. Mais heureusement, là, j'ai pas laissé de place au hasard, et je suis allé voir Superman. Enfin Man Of Steel.


MAN OF STEEL 
Réalisateur : Zach Snyder
Acteurs : Henry Cavill, Amy Adams

L'accroche : 

Je vous préviens, accrochez-vous, l'histoire est totalement insoupçonnable et surprenante.
Ça commence sur la planète Krypton (on sait pas trop où c'est) où les gens s'habillent très très mal. La situation a l'air grave, et Robin des Bois est en train d'engueuler des mecs avec des chapeaux ridicules, les accusant d'avoir condamné la planète en puisant son énergie. A priori, c'est le scientifique qui a raison, contre les dirigeants fous qui ont pris de mauvaises décisions, on est donc dans un schéma totalement inédit dans l'histoire du film de catastrophe. Et là, le mec qui est tellement méchant qu'il a habillé tous ses copains en noir arrive, et se proclame chef des gens par coup d'état en tuant quelqu'un de façon cruelle. Et paf. 


Salut, on est les gentils!

Du coup, baston, le gentil scientifique-qui-était-ami-avec-le-méchant-avant se dispute un peu avec lui, part, saute sur un animal extra-terrestre ailé pour éviter les ptis avions des méchants (car c'est bien connu, c'est un peu comme quand tu veux battre une F1 à la course, tu prends un cheval), plonge dans un trou, va chercher un machin, combat des trucs, remonte, s'échappe des vaisseaux, rentre chez lui, fais des choses avec le machin, envoie son fils dans l'espace et se fait tuer par le méchant qui arrive, pas content.
Ce après quoi le méchant se fait arrêter et condamner à un exil de 300 ans pour méchanceté aggravée. Le méchant n'est en tout cas pas très fort en coup d'états. Mais il jure, un peu tard, qu'il sortira et retrouvera le fils de Gladiator, où qu'il soit.
Voilà.
En fait, en l'écrivant, je me rends compte que c'était encore plus ridicule que ce que je me souvenais.
A noter qu'on sait d'ores et déjà que le méchant retrouvera le fils du gentil scientifique, qu'ils se battront, et que c'est le fils du gentil qui gagnera, ne serait-ce que parce qu'il n'est pas habillé en noir avec des casques en forme de tête de mort. 

 Et maintenant, je peux être gentil?

Et pour être bien clair : c'est un peu long comme intro, hein? BEN PUTAIN DE OUI QUE C'EST LONG!!! Mon dieu, j'ai cru mourir d'ennui devant un film de science fiction de série B, alors que je voulais le faire devant un film d'héros de série B, moi.

Et là paf, on arrive sur Terre, où l'enfant "développera des capacités spéciales à cause des radiations du soleil". Voilà voilà voilà. Ça en devient limite gênant.

 Quand Superman a la diarrhée...

Bon par contre, la bonne nouvelle, c'est qu'on zappe l'adolescence de Clark Kent pour arriver direct quand il est jeune adulte, qu'il a déjà des supers pouvoirs et qu'il a déjà décider de se cacher... pour aider les gens plus discrètement? Oui. Super logique, effectivement. Par contre, il vole pas. Mais que diantre va-t-il se passer?

Le Spoil: 
Alors, je vous préviens, c'est un peu rude, hein. Donc Superman se fait stalker par une journaliste, tant il est vrai que c'est difficile de rester discret quand tu sauves les gens en montrant que t'es invulnérable. Juste quand elle apprend son identité, il arrive à la convaincre de fermer sa gueule (seulement à son sujet, hélas). Faut dire que la journaliste est pas loin d'être le personnage le plus con du film (du genre à aller faire de l'escalade sur cascades de glace en Antarctique la nuit avec des talons).

 Et non, elle ne va pas mourir. Toute la tragédie de ce film.
Pendant ce temps, entrecoupés de flashbacks de la jeunesse de Superman (et putain, on pensait y avoir échappé) où on apprend que son père, c'était Robin des bois (non pas lui, l'autre) et que c'était son père qui l'avait convaincu de façon totalement logique de cacher ses pouvoirs, par exemple en laissant son père risquer sa vie dans une tornade pour sauver un chien, plutôt que d'y aller lui (Voilà. Super Logique. Vraiment), les gens découvrent un vaisseau spatial enfoncé dans les profondeurs de l'Antarctique. Clark y va. Et trouve... son père. Le vrai. Robin des bois, quoi, pas Robin des bois. Enfin bon. Donc il tape la conversation, se raconte un peu des trucs, debrifings, et hop, t'as des supers pouvoirs tout ça.
Sauf que l'activation du vaisseau amène le méchant Zod (c'était le méchant du début) qui a assisté impuissant à l'explosion de son monde, qui lui a laissé la liberté, et le temps de s'emmerder. Donc il est venu récupérer le code génétique de tout son peuple, qui est caché sur Clark. Comme c'est intéressant.
Alors il arrive, demande à l'humanité de livrer Superman. Humanité qui ignore encore qui est Superman, mais c'est pas grave, vu qu'il se livre lui même, après une petite conversation avec un prêtre qui semble être la personne totalement appropriée pour lui raconter ce genre de choses.

Les méfaits de la drogue.

Et donc voilà, baston, superman capturé, rebaston, finalement ça va mieux, baston, héroïne en péril, rebaston, défaite des méchants, moment de gloire des gentils, rebaston parce qu'en fait, il était pas mort, mort du méchant et pleurs du gentil qui a du tuer le méchant alors qu'il était gentil et que donc, il voulait pas.
Dur.

Mon avis: 
Que c'était mauvais. J'avais lu je sais plus où qu'ils avaient fait de Superman un héros sombre et torturé. Ben putain, si on considère que sombre équivaut à "volonté de sauver tout le monde tout le temps" et que les tortures sont à base de cookies, ouais. On se fait globalement chier pendant tout le film, en fait, sauf quand on rigole à cause des scènes ridicules, ou que le héros fait des choix totalement incohérents.

 Daddy issues, ou comment taper la bavette avec son papa mort.
Et puis bon, ça reste très très messianique, le nombre d'images, d'éclairages et d'allusions comparant Superman au christ est vraiment mais alors vraiment abusé. On sait que c'est pour les ricains, mais quand même, quoi.
Après, je pense qu'il est mieux que Superman Returns, mais bon. Y a qu'à voir la comparaison qu'on est obligé de faire, quoi.

Brèves inintéressantes:
- Le seul truc cool, c'est que pour une fois, le méchant met son plan machiavélique à éxécution tout de suite, et commence à tuer des gens directement, ce qui évite les comptes à rebours relous.
- l'héroïne est vraiment mais alors vraiment très énervante.

 Ah oui, dans les missions ultra importantes dont dépend l'avenir de la Terre, on emmène aussi une journaliste, comme ça, histoire de dire.
- Le général de l'armée américaine est de la même espèce que le président d'Independance day : il prend les décisions, et après, il va piloter l'avion qui va faire la mission super dangereuse. Ils doivent vraiment être en sous-effectif, l'armée américaine.
- Dans la scène finale, Superman se bat avec le méchant qui est éreinté, et qui essaie pour taunter de tuer des civils avec son regard de laser... ça s'approche  de plus en plus des gens, jusqu'à ce que Superman, exédé, lui brise la nuque... en lui faisant tourner la tête à 180°. Donc logiquement, le laser a arrosé tout le monde, ce qui est confirmé par le fait qu'on verra plus du tout les civils en question.
- On est dans un film américain : tu vas te taper la gueule dans l'espace près de la station internationale, et tu reviens te finir à 5mn à pieds de l'héroïne, histoire de pouvoir faire un finish sympa.
- Y a un perso récurrent, gros balourd de la jeunesse de Superman, qu'on voit souvent dans les flashbacks, et qu'on revoit dans le présent... pour qu'il n'ait strictement aucun rôle. Gros troll, pas mal.
- En fait, le réalisateur a réussi à prendre tout ce qui était chiant dans 300 (gros ralentis, couleurs fades) et à enlever tous les trucs cools. Beau boulot, mec.

 Là, il se dit que Matrix, c'est bien loin, maintenant.
- Superman garde son titre de super héros le plus chiant du monde, devant Green Lantern, pour le 43ème film d'affilée. Joli.
- Y a des histoires d'adaptation à l'atmosphère qui sont vraiment pitoyables... et de comment un mec qui ne s'est JAMAIS battu avec personne (parce qu'il avait peur de faire mal) arrive à latter des soldats professionnels avec les mêmes pouvoirs que lui, juste parce qu'il arrive à se concentrer plus. Faudra filer le truc aux civils sur les champs de bataille, ça devrait les aider.
- Le "S" de Superman ne veut pas dire S, mais veut dire Espoir. Voilà l'explication la plus nase de toute l'histoire des super-héros.
- Man of Steel : très bon titre pour un film porno.

Voilà.
Il me reste World War Z à bacher, avant d'aller voir Pacific Rim. Miam.





vendredi 21 décembre 2012

J'aime pas les iraniens


Autant, priver de liberté les femmes me parait la plus élémentaire logique, autant se laisser pousser la barbe, ça fait moche et pas très hygiénique. Et puis bon, tuer les Shahs, ça craint. Alors s'il y a un film qui parle de ce merveilleux pays autrement que par les dessins moches de Persépolis, c'est cool. Surtout s'il est réalisé par l'excellent réalisateur de The Town et de Gone Baby Gone, qui étaient cools aussi. Même si l'acteur principal, c'est le poulpe sans charisme qui a commis Pearl Harbor et Daredevil.
Enfin bon.


L'affiche bateau, qui peut aussi bien couvrir un polar qu'un film d'extra-terrestre.


L'accroche: 

En une certaine année (alors, oui, c'est tiré de faits historiques. Donc si j'avais un tant soit peu quelque chose à foutre de l'histoire de l'Iran, j'irais vous chercher les dates exactes à grands coups de Wikipedia, et vous seriez vachement contents de savoir que c'était en 1979. Mais honnêtement, soit vous vous en foutez (Mazeltov!), soit ça vous intéresse un tant soit peu, et c'est quand même dommage d'attendre de lire un article pourri sur mon blog pour se renseigner. Voilà), les iraniens se révoltent. En fait, ils l'avaient déjà un peu fait avant, à la cool, mais depuis, il y avait eu un coup d'état fomentés par les méchants américains, que des fois, tu te demandes s'ils auraient pas mieux fait de s'occuper un peu de gérer leur pays pour éviter que ça devienne n'importe quoi, plutôt que de dire aux gens des autres pays qui devaient les gouverner. Enfin, bon, je digresse. Pour résumer, ils subissaient un régime super autoritaire où des gens se faisaient torturer, et du coup, ils ont décidé que ça suffisait, merde, et ont décidé de se révolter pour mettre un régime islamique au pouvoir. Super autoritaire, où des gens se feraient torturer. Mouais. C'est pas d'une logique perçante, c'est une logique persane. (Hihihi).

Et donc, voilà, le régime a changé, pour céder place à un régime super anti-américain. Surtout que les américains accueillent l'ancien dictateur chez eux, et refuse de l'extrader, du coup, y a des manifs, dont une qui dégénère, et où la foule rentre dans l'ambassade américaine, et fait tout le monde prisonnier.


Vite, un coiffeur. Ou un tailleur? Aaaah que devons nous faire?


6 personnes arrivent toutefois à s'échapper avant que tout le monde soit fait prisonnier, et vont chercher refuge chez l'ambassadeur canadien. Et l'Etat Américain (enfin la CIA plutôt) veut les exfiltrer. Mais comment faire ça argonomiquement?
En faisant semblant de monter un film de science-fiction hoywoodien (mais canadien) à Téhéran. Oui.

Et donc, on va suivre cette merveilleuse idée à la con, dans son élaboration et sa conclusion. Sachant que le film s'appelle Argo. N'Argotons pas.

Le spoil :

Comment passer inaperçu au marché. Surtout quand tu es Thomas Alava.


Bon, à l'image des Columbo, on sait déjà un peu la fin avant le début. Parce que j'imagine mal le réalisateur américain qui se dit "tiens, si je faisais un film sur cette exfiltration de bons citoyens américains innocents qui a foiré à cause d'un connard de la CIA qui a eu l'idée débile de faire semblant de faire un film de SF, et qui a mené à l’exécution sommaire de quidams et à la décrédibilisation de l'état américain entier?". Donc bon, sans déconner, scoop : l'exfiltration va réussir. En suivant le plan, mais ça marche à la seconde près, parce que si l'avion qui décolle se fait pas poursuivre par une jeep (parce que tout le monde sait que le meilleur moyen d'arrêter un avion qui décolle, c'est de lui rouler après en Jeep. Et pas d'appeler la tour de contrôle pour que l'avion fasse demi-tour, hein).
Donc tout va bien qui finit bien, sauf pour les méchants islamistes.

L'avis :

Alors bon, la réalisation est pas mal,  ce qui fait dire que Ben Affleck n'aurait vraiment jamais du être acteur. D'ailleurs, à ce propos, l'acteur principal est pas terrible, surtout dans une scène qui dure 2 minutes (ressenties 30) où on voit le bon américain qui veut sauver des gens qui doute après que ses chefs lui aient dit qu'il avait pas le droit de sauver des gens. Mais il boit du Whisky américain, pleure un peu, et se rend compte que la justice doit prévaloir, et va sauver des gens quand même. Un petit concentré de Pearl Harbor qui donne une momentanée envie de se pendre.

Exemple de pas crédible : un père déjanté qui synthétise de la drogue à la CIA? Ben voyons...


Mais sinon, c'est pas trop mal, hein. Bon, vaut assumer le fait que les américains, c'est les gentils, plutôt, et que les islamistes sont méchants dans la vie, et que leur seul but dans la vie, c'est de faire respecter le Coran, et de tuer des américains.
Je déconseille donc ce film si vous êtes un iranien islamiste.
Après, la plongée dans les années 80 est assez rigolote, où on se rend compte que les gens avaient vraiment pas de look, à l'époque (et c'est d'ailleurs marrant de se dire que dans les années 2040, quand les gens regarderont des films sur la tuerie de Newtown ou sur l'élection de François Hollande, ils se diront qu'on avait vraiment pas de look dans les années 2010). Et puis voilà.

Brèves inintéressantes : 

- De toutes façons, on apprendra en 2040 (là encore) que ce film n'était qu'une façade pour une exfiltration d'agents secrets américains. Tiens, d'ailleurs, ils pourraient faire un film dessus. 

C'est assez impressionnant. Et ils vous ont pas encore montré leurs powerpoints.


- Téhéran, ça avait l'air sympa comme endroit pour vivre. Avec des pendus au carrefour, et des voitures qui brûlent comme ça, pour rien. On dirait Vaux-en-Velin.
- Ce n'est pas un film très sombre, on peut donc regarder Argo de nuit.
- On remarquera avec de remarquables images d'époque pendant le générique que tous les acteurs ont été choisis pour ressembler aux personnages réels. Tous? Non. Pas Ben Affleck. Mais bon, c'est juste le personnage principal, donc c'est pas grave.
- Quand je pense que les grosses lunettes énormes reviennent à la mode... Argh.
- Très bonne critique d'Hollywood aussi, avec quelques très bonne blagues et un John Goodman toujours aussi gros et bon. Comme le big mac.

Wah le faux trucage, comme on voit que c'est pas en Iran, en fait.


- Et de très bons passages sur les films pourris de Science-Fiction. Vraiment.
- Je crois que c'est le premier film de ma vie où j'entends dire du bien du Canada. Hahaha.
- On notera aussi un réel effort de dire du mal des Etats-Unis de temps en temps, en constatant que c'était de leur faute si tout avait eu lieu. Bon, ça empêche pas qu'on les glorifie dans tout le reste du film, mais quand même, c'était un effort louable.
- Donc on peut espérer que d'ici 15 ans, on échappera peut-être à la scène avec le drapeau américain qui flotte dans le fond de l'image. Non je déconne.



lundi 19 novembre 2012

J'aime pas le jogging

2ème article de l'année. Je tiens une patate les gars, je vous raconte même pas. Mais bon, j'ai des excuses: j'ai fait des trucs. Et des trucs importants, hein. J'ai quand même eu le trophée platine à Skyrim. Puis j'ai déménagé aussi. Puis j'ai changé de taf. Puis je me suis marié. Mais bon, quand même, les gars, le trophée platine, c'est de l'investissement personnel.

Enfin voilà. Du coup, vu que je me fais mettre la pression par @Isabellefegor (c'est sur touitteur, et oui, je suis un twitto, moi, les gars, quand je vous dis que je suis swag) et par Mitène par le biais de son merveilleux blog sur sa vie pourrie dans des pays de merde, et ben je me suis dit que j'allais reprendre. Parce que, voyez-vous, j'ai plein de temps pour réfléchir à mes articles. Du temps où je peux rien faire d'autre. Et oui, parce que, moi, je vais courir.

Bim, quelle intro, on dirait du Jean-Edern Hallier. Enfin peut-être.


LE JOGGING
A noter qu'on parlera ici du sport, et non pas du vêtement.


1. L'ORIGINE

Je vais pas vous parler de l'origine du jogging à travers les âges, hein. Non seulement on s'en fout, mais en plus, je pense que toute personne normalement constituée n'y voit pas le moindre intérêt. Après tout, courir, c'est un truc qu'on fait de façon immémoriale. Sauf qu'avant, c'était pour rattraper une meuf un peu trop farouche, ou échapper à un tigre à dents de sabre un peu nerveux, alors que maintenant, c'est pour être la première sur ce petit blouson en daim en solde ou, comme dans le cas qui nous intéresse. 
Mais je digresse.
Non, c'est l'origine de mon intérêt pour la chose, qui ne paraissait pas gagné, tant je méprisais tous ces crétins affublés de couleurs criardes qui passaient leur temps à courir en rond plutôt qu'à boire des bières.

Alors, tout commence quand des collègues vont courir le midi, pour "préserver leur formes". J'ai beau leur répéter que leurs formes sont pas si géniales que ça qu'il faille les préserver, ils y vont quand même. Etant donné que j'ai autant de volonté qu'un mollusque quand je m'y mets, je les suis péniblement.
Jusqu'à ce qu'un mien ami, resté dans des villes où il fait pollué mais près des montagnes, m'annonce que la plupart de mes potes de jeunesse ont fait un 20kms. Tous. Sans moi.
Bon, pour se refaire bien la scène, faut m'imaginer avec un petit coup dans le nez (même si c'est assez difficile).
Moi, je m'insurge. Il est totalement anormal qu'on m'ait oublié, d'autant plus que je vais courir régulièrement, alors hein. Et c'est ainsi qu'on se retrouve inscrit aux 20kms de Paris.
Sauf que bon, 20kms, ça se court pas comme ça, surtout quand il faut pas être ridicule devant des potes, et c'est ainsi qu'on commence l'entrainement.


2. LES ARGUMENTS

Il y a plusieurs arguments en faveur de la course. Parce que bon, j'ai potassé le sujet pour expliquer pourquoi j'avais changé de position sur le sujet, hein.
  • Le prix
Courir, c'est pas cher (du moins, c'est que ce que les marchands de fringues sportives vous vendent au début).
Ainsi, le matériel au départ est constitué de : 
    • Un jogging troué (pour quand il fait froid) : 0€
    • Un short trop court (pour quand il fait chaud) : 0€
    • La paire de baskets dont on s'est servi trois fois : 0€
    • Des chaussettes sales : 0€
    • Un T-Shirt en coton moche : 0€
soit un prix de revient d'environ 0€.

Quand on vous dit que ça développe

On peut comparer avec, par exemple, le golf :
Je vous fais grâce des centimes, mais on arrive tout de même à 1115€. Quand même. Autant dire qu'il vaut mieux courir si on veut pouvoir acheter de la bière à éliminer. Bon après, l'enfant esclave peut remplacer la chariot, mais c'est pas très humain.

  • La forme
Courir, c'est le meilleur moyen de ne pas grossir. Quand on a des gênes comme moi qui ont une certaine tendance à vous faire prendre un kilo par an à partir de 30 ans, on peut légitimement s'en inquiéter. Ben quand on court, pouf, plus de problème, on peut manger et piccoler à foison, on grossit jamais, c'est prouvé, et si ça marche, t'es remboursé en 24h. Autant dire qu'on se fout pas de notre gueule.

Ce jogging m'a vraiment fait du bien
  • Le plaisir
Alors celui-là, on me l'a sorti plusieurs fois, mais je le trouve tout de même un peu gros... on prend plaisir à courir... une fois qu'on a couru pas mal. Avant, c'est nul. Mais après, c'est super cool, si, si. ça m'a fait un peu penser à un pote qui essayait de m'emmener voir Transformers 2. L'argument laisse dubitatif.

  • La musique
Ah ben, oui, parce que courir, ça permet d'écouter de la musique. Ben ouais, vu qu'on a que ça à foutre. Et que les gens, a priori, ils arrivent pas à écouter de la musique, sauf s'ils ont une occasion pour. Sauf qu'il y a un petit problème. C'est que moi, je suis un peu mélomane (ou con, c'est selon), et j'ai tendance à prendre le rythme des musiques que j'entends. Et en général, je fais pas mal dans l’éclectisme, et dans le shuffle. Ce qui donne des rythmes de course complètement débiles (et encore, c'est quand je chante pas, hein). Donc bon.

Ah ouais, c'est pas gagné


Enfin voilà, c'est un peut tout ce qu'on peut trouver en arguments pour. Après, c'est chiant, c'est relou, c'est répétitif et ça demande une motivation qui est souvent dure à trouver. Mais bon.


3. LA DESILLUSION

Donc voilà. J'ai pris mes baskets, et tout content, je suis allé courir. Genre un tour de lac, ça fait en gros 6kms. Moi qui suis un gros marcheur, qui suis capable de faire des randos de plusieurs dizaines de mètres facile, autant dire que ça me faisait pas peur.
Et ben putain.

En fait, c'est dur, de courir. Dur et chiant.
Donc voilà, à partir de là, on peut rajouter dans les arguments contre : ça fait mal au coeur, au souffle, et aux jambes. Et sur plusieurs jours les jambes.

Mais bon, soit, on est pas des pédés des gens qui ont envie de se marier, on continue. Et c'est là qu'on rentre dans un merveilleux monde. Les gens qui courent commencent à te parler, t'encouragent, et t'expliquent comment progresser, tu verras, c'est trop bien.

Et après, tu me feras deux fois le tour de la Ramée!


et c'est là qu'arrive LE PLAN D'ENTRAINEMENT (musique angoissante).
Parce que oui. Moi j'étais un peu con, je pensais que pour courir, en fait, il suffisait de courir. Et quand on courait assez, on courait mieux, quoi. J'avais pas prévu spécialement de faire des cours de courses, ou de prendre un coach de course.
Ah, le sot que j'étais. En fait, il existe plusieurs façons de s'entrainer, et courir bêtement comme ça pour rien n'en fait pas vraiment partie. Et oui, il faut se faire un plan, où l'on augmente les efforts, les vitesses, les longueurs, et surtout on fait du fractionné.

Ah, le fractionné. ça, c'est marrant. Vous savez quand vous courez après le bus, que vous le rattrapez, et que vous en chiez pendant les 10 minutes de trajet pour essayer de récupérer un minimum d'élégance? Et ben là, c'est pareil. Sauf qu'au lieu de 10 minutes, vous avez le droit d'en chier que 2, et après vous repartez récupérer un autre bus.
On me fera remarquer que c'est totalement con, qu'une fois qu'on est dans le bus, ça sert à rien d'en ressortir. Ben faut croire que ça a été inventé par un mec qui était pas fort pour choisir son bus.
Et donc voilà. Je pense personnellement que ça a été inventé par un mec qui était super fort pour courir et qui avait juste envie de voir les autres en chier. Mais bon.

Et là, quand ça fait un mois que t'as commencé à courir, que tu commences conjointement à aller de plus en plus vite de plus en plus toujours plus haut et voir des putains de mal de dos, des rhumes et autres conneries, tu apprends, qu'en vrai, c'est cher aussi la course.
Parce que bon : 
En tout, ça fait 719€. On est pas loin de pouvoir s'acheter un chariot pour faire du golf, hein.

Mais bon, voilà, ça vient petit à petit, on est de mieux en mieux, et on peut annoncer fièrement qu'on a couru 2h le dimanche matin pour respecter son plan d'entrainement, au lieu de dormir tranquillement. Surtout qu'il pleuvait.


4 LES GENS

Bon, parce que je vous ai fait un peu le tour de l'activité, hein, là, mine de rien. Donc il est venu le temps de vous parler des différentes personnes qu'on rencontre quand on court.

Ha ben y en a qui ont pas de quoi s'acheter l'équipement, hein

  • Le gars énervant
Celui qui vous dépasse à environ 10 km/h de plus que vous, qui vous salue, vous fait un petit hochement de tête, et continue sa route tranquille, sans suer une goutte, tant il est vrai que la vitesse de 43 km/h n'est pas très difficile à atteindre à son niveau. Agaçant.

  • Le gars agaçant
Celui qui va un peu plus lentement que vous. Mais juste un peu. Et comme vous voulez pas vous coltiner un relou pendant deux heures, vous accélérez. Et il vous suit. Et vous sentez son souffle rauque dans votre cou pendant une demie heure, et ça vous rappelle la fin des cours d'EPS à la fin du collège. Mais on m'a déjà dit de pas en parler.

  • Le gars relou
Celui qui vous siffle, vous balance une vanne ou vous insulte, en buvant sa bière sur le bord de la route. Non seulement parce que c'est jamais cool de se faire insulter, vanner ou siffler, mais surtout parce qu'au plus profond de vous, vous savez qu'il a plus raison que vous. Si, si.

  • Les filles mignonnes et chiantes
Parce que bizarrement, on les voit pas souvent. En général, c'est plutôt celles qui veulent perdre du poids qui courent, plutôt que celles qui en ont déjà perdu. Cruelle injustice.


Bon après, je vais courir que dehors, hein. Je vais pas non plus aller dans des salles de sport, faut pas déconner.


5 EN BREF

Et donc, pour la petite histoire, les 20kms de Paris sont passés. Et j'y suis pas allé. Parce que j'ai eu une putain d'otite qui m'a interdit l'avion que je devais prendre. Voilà. 180€ d'avion + 30€ d'inscription à la course pour rien. C'était trop cool.
Mais bon, je continue quand même. Parce qu'en fait... heu, je sais pas en fait. Mais je continue.

Et sinon, évitez de commencer de courir au moment où vos potes préparent des trails de 180 kms. Parce qu'au moment où vous annoncerez fièrement que vous avez réussi à courir 30 minutes à 12 km/h, ces connards prendront un air gêné avant de vous avouer que leur vitesse de footing, c'est 13 km/h.

Y a plein de gens qui sont tout contents de vous expliquer plein de trucs sur la course. C'est louche. Moi perso, si vous voulez un conseil, ben vous pouvez toujours aller vous faire foutre, je garde mes trucs pour moi, non mais.

Sarko court, c'est bien que ça doit être rentable, à un moment, non?


Bon sur ce, j'essaierai de faire des articles de temps en temps. Mais bon, je dis ça à chaque fois, donc...

Bonjour chez vous, et mort aux cons!