mercredi 25 février 2009

J'aime pas 7 vies

7 vies, ça fait 7 de trop (ou Comment faire ressembler 2h03 de films à 7 vies mises bout à bout)

C'est difficile de pas avoir l'air con sur les photos d'identité

Réalisateur : Gabriele Muccino
Acteurs : Will Smith, Rosario Dawson
Titre Original : Seven Pounds

L'accroche : Will Smith est un inspecteur fiscal un peu bizarre, parce qu'on a l'impression qu'il veut aider les gens (ce qui est un peu paradoxal), qui aime regarder nager les méduses, et qui cherche des gens à aider, mais on sait pas trop pourquoi et comment. Et puis il était ingénieur dans l'aérospatiale aussi. Et il aime pas les méchants. Wahooo, faut absolument qu'on en sache plus.

"Ptain, elle fait super bien cette pose. Je devrais la réutiliser"

Le spoil : Ben en fait, Will Smith avait piqué le badge de son frère pour avoir des informations sur les gens qu'il voulait aider (parce qu'en fait, je suis pas vraiment acteur!). Coupable de la mort de 7 personnes (dont sa femme qu'il aime) parce qu'il regardait son portable en conduisant (il a donc potentiellement perdu 2 points sur son permis), il s'en veut vachement, et veut donc sacrifier tout ce qu'il a pour aider 7 personnes, et ainsi effacer sa dette (c'est là qu'on voit que Will Smith est une personne mesquine, parce que limite, il aurait pu en aider 8, ce qui lui aurait laissé de la marge, mais bon) en donnant tous ses biens et des parties de son corps à des gens nécessiteux de greffes ou autres. Sauf que, grosse surprise du film, il tombe amoureux de la jeune première qui avait besoin d'un coeur, et du coup, il hésite mais en fait non, et finalement il se suicide avec une méduse pour filer des organes à tout le monde, comme ça tout le monde il est content. Sauf Will Smith, mais il est mort, donc on s'en fout.

"T'as vu comment j'ai l'air trop bien quand je suis assis comme ça?"

Mon avis : C'est un des plus mauvais films qu'il m'ait été donné de voir récemment. C'est lent, c'est long, c'est nul. Toutes les scènes sont téléphonées, à partir du moment qu'on comprend quelque chose (genre 25 minutes après le début du film), on a compris ce qui va se passer, et ça met loooongtemps à venir. Will Smith est encore plus insupportable en mec qui déprime qu'en mec super content de la vie, on doit subir des supers plans douloureux (2 minutes montre en main pour décrocher son téléphone d'un air désespéré quand il reçoit un appel), ou des plans super joyeux de la vie (5 minutes à courir dans l'herbe avec le chien de la fille qui le regarde assise en souriant, pendant que Pam Ingalls se casse la gueule 30m plus loin). Tout ça pour finir sur une fin censée être triste, romantique et mièvre. "Il lui offre son coeur dans les deux sens du terme" ai-je pu lire. Hé bé, si ça c'est pas de la poésie à l'état brut.



Le plus: 2h03 passées à voir ce film sont 2h03 passées à ne pas tuer des bébés chats. C'est donc une bonne chose pour les bébés chats. Puis Will Smith meurt, et on attendait ça depuis Independance Day, quand même.

"Quoi, plus que 2 minutes de forfait? C'est trop horrible!
Pourquoi tant de misère sur un seul homme?
"


Les moins: Les scènes grotesques krotristes ou kromignonnes. La mièvrerie générale où a été trempée le film. Rosario Dawson qui danse sur du Aznavour. Les ingénieurs en aérospatial du MIT qui réparent des machines à imprimer des années 60 (alors qu'en vrai, il aurait créé une spec' pour faire faire ça par un technicien sous-traitant). Les greffes qui réussissent alors que ç'aurait été tellement plus marrant un bon petit rejet de greffe à l'ancienne.

Enfin voilà, film à éviter sauf si on est un romantique dans l'âme (mais j'aime pas les romantiques).

"Qu'est-ce qu'on se marre, dans ce film!"

sources images: Sony pictures Releasing France via allocine.fr

jeudi 12 février 2009

J'aime pas Angoulême

Grâce à ma proximité locale (même si pas temps que ça, en fait), je me suis retrouvé à Angoulême pour un petit festival pittoresque, parlant de BD. Et ben, en fait, c'était pas trop comme je me l'imaginais.

Déjà, il faut savoir que moi, la foule, ça m'agace. Me retrouver engoncé en plein milieu de la plèbe, adapter mon rythme à celui de la populace, et devoir tenir compte des trajectoires (souvent facétieuses) des petits vieux qui se promènent, ça me saoule. Et à Angoulême, il y a PLEIN de monde. Donc déjà, c'était mal parti. Mais bon, commençons par le commencement.

Premier jour (Samedi): dormant chez mister PMDV Bluteau, qui habite quand même à quelques bornes de Barbezieux - St Hilaire (pour les gens normalement constitués qui savent pas où c'est, suffit de savoir que c'est loin de tout, et à 25 minutes d'Angoulême), nous décidons de partir de bon matin au festoche, histoire d'en profiter un peu.
Evidemment, Bluteau attitude oblige, à l'arrivée à Angoulême, il est 16h00, et nous décidons d'un commun accord de ne pas payer un billet pour la journée. Nous passons donc vite fait dans la bulle (oui là-haut un stands, ça s'appelle une bulle*, cherchez pas pourquoi) où on peut voter pour le Grand Prix d'Angoulême. Et là, on constate qu'en fait, c'est quand même un milieu assez underground la BD, vu qu'on connait à peine un tiers des BDs sélectionnées (et encore, je suis sympa). De fait, on vote pas, et on va à l'expo de Siné, dans le MAKI (Musée de l'Art Kontemporain Inutile) (D'aucuns auraient pu dire qu'on a pris le MAKI, mais je ne sombrerai pas dans ce jeu de mots facile).
Je ne sais pas si vous connaissez cette impression de vous retrouver devant une grosse merde de chien dans la rue, et de vous demander ce que l'animal avait comme maladie pour arriver à déféquer ce genre de choses. Ben ce musée, c'est un peu pareil. C'est un peu la glorification du "je fais n'importe quoi, je colle une bite dessus et j'écris Sarkozy, comme ça ça fera provocateur, je mets un cadre et c'est de l'art". Enfin bref, moi j'aime vraiment pas. Et Siné, ça va deux minutes, mais c'est quand même nettement pipi caca prout. Rajouter à ça que l'"event" de la soirée était un gros barbecue où les gens étaient même pas capables de prévoir assez de gobelets (hum), et voilà, amère déception. Enfin, on a vu Vuillemin dessiner du vomi sur un mur, ça nous fait un truc à raconter à nos petits enfants quand on sera à court de Werthers Original.

Oh, une oeuvre d'art conceptuelle!

Enfin la soirée fut rattrapée par le deuxième événement, mais j'y reviendrai dans un autre billet si j'y pense.


Deuxième jour (Dimanche): Là, par contre, ayant constaté l'échec de la veille, nous décidons de nous diviser en deux groupes: le mien (départ assez tôt pour avoir le temps de visiter des trucs) et l'autre (comatage à la maison, jeux de cartes et décollage à pas d'heure). Bien nous en prît, vu que les autres nous ont rejoint à 16h à Angoulême (ce qui fait pas très tôt quand même).
Et là, on a fait le grand festival, avec divers trucs:

. Exposition Franck Margerin : sympa sans plus, une petite rétrospective des œuvres de l'auteur... Vu que j'avais déjà quasiment tout lu, ça m'a pas paru génial, étant donné que l'analyse de la vie de l'auteur, ou de sa façon de travailler était assez minime (et les planches, je peux les regarder chez moi sans que des badauds ne me soufflent au dessus de l'épaule)

Résumé rapide de l'expo Margerin. Voilà.

. Exposition Mangas: Celle là était vraiment sympa. D'une part, une rétrospective sur Shigeru Mizuki (auteur de manga assez connu). Vu que je connaissais pas, j'ai appris pas mal de trucs, c'était assez éducatif (et marrant y avait plein des monstres qui font peur aux petits japonais), et de l'autre, des dessins d'un gros dessinateur de samouraïs, qui étaient sympas (les dessins, pas les samouraïs). Et un tas de formation sur comment dessiner des mangas pour jeunes prépubères en mal de reconnaissance, mais bon, ça, on a zappé (bizarrement).
A noter qu'il y avait une projection du nouveau Myazaki, mais il aurait fallu s'organiser. Hum.

ça a l'air sympa les bouffes traditionnelles au Japon...

. Expos jeunes talents : toute une expo sur comment devenir dessinateur professionnel. Trop bien, justement je me demandais comment faire. Avec 5 BDs de jeunes talents qui se battaient en duel (c'est fou comme c'est à la mode de dessiner comme un pied). (Je sais pas si j'ai pensé à préciser que j'avais pas aimé?)

. La grosse bulle des petits éditeurs : un truc vachement sympa: des stands dans tous les sens de gens qui affichaient leur bouquin, et du coup tu pouvais causer avec les gens de leur BD (bon moi, je l'ai pas fait, mais j'aurais pu), avec plein d'œuvres indépendantes, donc possibilité de découvrir vraiment des trucs cools et peu connus. Puis y avait Nicolas Wild, et ça c'est trop bien, j'ai eu une dédicace!

Et puis j'ai gardé le meilleur et le pire pour la fin :
Le pire : la grosse bulle des gros éditeurs capitalistes qui crachent leur venin à la face du prolétariat. En gros, un supermarché où tu peux acheter des BDs. C'est super cool. Si tu veux une dédicace, il faut faire la queue aux heures données (genre deux heures dans la semaine) pendant facile 3 heures et si t'as de la chance, y aura ptêtre un mot sur ta BD. Woohoooo. La palme revenant à Soleil qui a réussi à faire le Jennyfer du stand de BD à dédicaces (genre une boite de nuit sans les côtés positifs**).

Les dédicaces, c'est au fond à droite

Le mieux: le théâtre des merveilles, retrospectives sur De capes et de crocs, Garulfo et La Nef des Fous avec commentaires des auteurs sur les planches, analyse de leur méthode de travail, et ptit truc en plus, pièce de théâtre interactive pour faire patienter les gens qui attendent (40 personnes au max à l'intérieur, ça fait des temps d'attente assez longs, mais ça permet d'être tranquille à l'intérieur et ça fait du biiiiiien) avec des personnages de de Capes et de Crocs. Enfin voilà, ça, ça valait le coup.

ça, c'est de la balle

En gros, Angoulême, c'est marrant, mais je suis pas sûr d'y retourner, et les gens sont comme d'habitude cons et relous, mais bon, en prenant sur soi, ça passe. Et puis c'est chiant, on se retrouve à acheter plein de BDs trop biens, et c'est mauvais pour le portefeuille.

* et une standing ovation s'appelera donc une bulling ovation. Un stand rouge sera une red bulle. Le nombre de vannes est incommensurable.
** rencontrer des filles dévêtues hautement alcoolisées. What else?

mercredi 11 février 2009

Lancement

Bon, après l'arrêt de mon précédent bloug suite aux intempéries de la vie personnelle, nouvelle tentative.
On verra si la motiv' suit, si l'envie suit, si l'inspiration suit. Et si des gens suivent (sinon ça sert à rien).

Allez hop là