vendredi 29 juillet 2011

J'aime pas les ingénieurs

Après cette longue absence (bon, je vous avais habitué à pire, donc je vais dire que c'est rien, et j'avais besoin d'un peu de vacances), je vais vous parler d'une race pénible si elle en est. Les ingénieurs.


A quoi je pourrais bien réfléchir?

Alors j'entends d'ici certains esprits chagrins et malicieux qui vont se plaindre. "Oui, on peut pas faire de généralisations, on est tous différents, tout ça", vont-ils me dire. D'une seule voix. Comme pour mieux étayer mes arguments.
Déjà, pour commencer, il faut savoir que la vie d'ingénieur se divise en deux phases (même trois si on cherche bien, mais bon, on va dire deux) : les études (ou phase de loque), et le travail (ou phase de coolitude).

La phase d'études.

Origine :
Avant de devenir ingénieur (ou élève ingénieur proprement dit), l'élève ingénieur travaille en général beaucoup. Sélectionné parmi l'élite des gens qui ont un cerveau assez développé pour faire un Bac S, il est allé dans des classes préparatoires, où on lui a bien expliqué qu'il devrait travailler deux ans comme un psychopathe (voire trois s'il est peu intelligent) pour ne plus rien faire de sa vie ensuite, objectif ambitieux s'il en est.
Le jeune étudiant (qui n'est pas encore marqué par la tare de l'ingénieur) passe donc alors deux années (ou plus) à ne rien faire sauf faire semblant de travailler et apprendre par cœur ses formules, pour rivaliser avec ses congénères et avoir l'école la mieux qu'il puisse avoir. Attention, par "mieux", on veut juste dire "bien classée", la qualité d'une école n'étant pas du tout dépendante des matières enseignées ou de la ville, mais juste d'obscurs classements d'écoles.

Cette partie de la vie n'est pas particulièrement intéressante à vivre (certes, comme toute la vie d'un ingénieur), mais à étudier non plus, ne se différenciant finalement assez peu des étudiants en droits, médecines et autres (enfin, de ceux qui ne savent pas s'amuser, s'entend).

Une fois les études finies (enfin la partie des études où l'ingénieur travaille), notre loque en devenir arrive dans une école d'ingénieur, où il mettra environ une semaine et trois jours (en moyenne, selon les statistiques SOPRES) pour désapprendre tout ce qu'il avait emmagasiné et devenir une grosse loque altermondialiste.

Attitude et Caractéristiques :
L'élève ingénieur est cool : il n'aime pas la guerre, pas le racisme, et trouve que les gens devraient réfléchir plus en général. D'ailleurs, ils ne comprend pas trop les problèmes de la société : pourquoi les gens brûlent-ils des bagnoles au lieu d'étudier? D'ailleurs, autour de lui, personne n'a jamais brûlé de voiture. Les loques ingénieuses ne se déplacent plus qu'entre elles, et coupent tout contact avec le reste de la société. Il y aura diverses castes présentes dans leur société : les gens trop trop cools du BDE, les gens moins cools qui vont juste aux soirées, et ces saloperies de social-traitres qui essaient de travailler pendant leurs études, mais ce sera tout. La loque vit par son école, et mourra par elle.

L'élite de la France.

Physique :
L'élève ingénieur s'habille comme une merde, car il a beau être en passe de devenir un immondice en chemise, il n'en reste pas moins jeune, et met donc des pantalons troués et des T-Shirts moches, souvent aux couleurs de son école. S'il tente de faire illusion quelques temps, il finira fatalement, sous le coup de l'alcoolémie, par trouer ses pantalons et tacher ses T-Shirts, et finir habillé comme les autres dans la masse. L'élève ingénieur, est, selon sa région, à 80% du même sexe. S'il est d'une région chimique ou biologique, la prédominance sera féminine (tant il est vrai que ces domaines sont corrélés avec l'essence même de la passion féminine : la vaisselle), sinon, à 80% garçon. Ce qui explique que l'élève ingénieur est souvent célibataire.

Occupations : la loque passe son temps à sécher les cours, à faire du sport (mais attention, des sports cools : foot, rugby, ski... pas des trucs qui se la pètent quoi), et surtout à se remettre des cuites de la veille. Occupation importante s'il en est. Sinon, la loque boit, boit et reboit encore.

Le travail :

Quand le poulpe s'emmerde, il dessine sur les écrans.

A un moment donné, la loque se retrouve obligée de chercher du travail, les contribuables ne payant que trois ans de leur inactivité via leurs impôts. C'est alors que leur mutation se fera de loques à crétin insupportable (ou "mec trop cool"). Attention, la mutation n'est pas instantanée. Certains muteront pendant leur stage de fin d'année (se retrouvant cruellement obligés de travailler par des patrons sans scrupule), d'autres voudront ralentir la transition de quelques années en faisant une thèse, atteignant ainsi le summum de l'inutilité, et d'autres muteront vraiment très tard, quitte à passer pour un punk à chien au travail. Certains finiront même leur vie en état de loque, mais ils craqueront en général avant la fin de leur carrière d'ingénieur, et iront faire des métiers d'assistés trotskystes, tels que professeur ou éleveur de chèvres dans le Larzac.

Photo rare de la transition entre Loque et Poulpe.

Physique :
La différence est brutale. Là où la loque ne se rasait pas et s'habillait mal, le jeune ingénieur cool est un cadre dynamique, et sait donc s'habiller. Mais attention, pas n'importe comment! Pour ne pas rentrer dans le moule du "mec qui s'habille bien à cause du travail", le poulpe (tel que je l'appellerai dorénavant, en raison de sa forte personnalité) se rasera de près, mettra un peu de gel dans ses cheveux, et viendra au travail en jean un peu délavé, petites baskets en cuir, et chemise/polo décontracté, étalant fièrement son refus des conventions. A côté donc de tous collègues qui s'habillent pareil sauf du chef (ce vieux con) qui vient en cravate, parce que, lui, a compris ce que c'était que la classe. Refus des conventions, donc.
Les pires des cas pousseront jusqu'à venir en T-Shirt rigolo, pour montrer à quel point ils sont casual et décontractés. Des fois, le poulpe se promènera avec son badge professionnel autour du coup : si vous le voyez à ce moment précis, vous avez légalement le droit de le pendre avec.

Et il est payé plus que vous. Si si.

Attitude et Caractéristiques :
Le poulpe (ou la poulpesse, hein, je généralise, mais bon, je fais pas ça méchamment) est quelqu'un de super ouvert (reliquat de quand il était rebelle), il n'aime pas la violence et aime bien le programme de Bayroux, même s'il le trouve un peu trop extrême dans ses propos. Il est tellement ouvert qu'il traine avec plein de gens issus de milieux différents : c'est à dire ses collègues, ses anciens collègues, et ses anciens potes d'écoles qui se sont fait embaucher par la boîte concurrente. Un de leurs grands sujets de conversations sera le salaire, et de s'expliquer chacun à quel point ils sont mal payés (seulement trois fois le SMIC, c'est une honte.). Les poulpes parleront beaucoup de boulot entre eux, et quand ils n'en parleront pas, ils feront quand même des blagues dessus, à grands renforts de sigles compréhensibles uniquement par eux-mêmes.
Exemple : "ha, t'as vu le mec d'EYYD? Il a cru qu'il s'habillait en EYYH, au vu de sa coiffure!"
*rire général*
A noter que cela suit une tradition de blague geek n'étant compréhensible que par les matheux, établie en école. Il y a une continuité.



A noter aussi que c'est peut-être pour ça que le poulpe ne traine qu'avec d'autres poulpes, ce n'est peut-être pas par choix.

Occupations :
Le poulpe fait du sport. Mais attention, pas des sports de pouilleux comme le foot ou le rugby, non des sports sympas comme le golf, le squash, le jorky, ou encore aller faire son jogging dans une salle de sport avec son Iphone 8 sur les oreilles. Malgré son salaire très bas dont il se plaint tout le temps, le poulpe a beaucoup d'équipements pour tout : il fait de la photo, il fait du parapente, il fait de l’œnologie... En fait, toute activité chère et "passionnante" peut trouver grâce à ses yeux.
Le poulpe, celui-là même qui buvait des vins qui faisaient passer de la Villageoise pour du Mouton-Rottshild quelques années auparavant ne veut dorénavant plus boire autre chose que du St Emilion avec son fromage, et ne boit plus d'autres bières que cette petite bière belge d'import qu'il a trouvé chez son caviste.

Oui, le poulpe a un caviste. Et un fromager. Et un maraîcher. Ou pire.

Quand il s'ennuie, le poulpe va dans des bars lounges, où il s'amuse bien, ou fait des parties de Time's up avec ses amis.

Mais le pire, le pire, c'est que le Poulpe se trouve non seulement cool (qui est de toutes façons devenu un adjectif sémantiquement proche de "vomitif"), mais il pense avoir de la personnalité. et ça, c'est dur.


Et les pires? Ce sont ceux qui tiennent un blog.


mardi 19 juillet 2011

J'aime pas le cyclisme

Tandis qu'Eva Joly propose d'interdire les défilés militaires, au risque de déplaire aux vieux réacs qui de toutes façons n'allaient pas voter pour elle, un autre défilé largement plus sinistre opère en France.

Il est grand temps de faire la lumière dessus.

Est-il grand besoin de commenter?

Que des abrutis s'amusent à faire du vélo pendant un mois autour de la France, en prenant soin d'éviter le moindre endroit plat, soit. Qu'ils soient tous dopés jusqu'à la moelle, grand bien leur fasse, c'est pas moi qui choperait un cancer à 30 ans (enfin, si, peut-être, mais pas à cause de ça, en tout cas). Qu'ils soient payés pour ça commence à me paraitre un peu absurde, mais bon, faut dire qu'ils sont quand même salement ridicule dans leur jolis costumes tous bariolés. Que cet événement soit ultra médiatisé principalement parce que le (tristement) seul journal sportif de France fait partie du groupe qui détient les droits de la Course me parait aussi un tantinet abusif, mais soit.

oui, remarque, porter ça gratuitement...

Non, pour être cycliste professionnel, faut être bête et dopé, mais là n'est pas la question du débat d'aujourd'hui (oui, c'est un débat, mais un où tous les intervenants sont d'accords entre eux, vu qu'il n'y a que moi). Le problème ne serait donc pas ces quelques fondus du bulbe, s'ils faisaient leur course dans leur coin, sans déranger personne.

Le problème, c'est pour une raison que je n'arrive pas à comprendre, il y a des gens qui sont intéressés par ce sport. Et contrairement au brave beauf supporter de foot, il ne se contente pas de rester chez lui en brassant de la bière (ou à la limite d'aller taper ses congénères supporters de l'équipe d'en face), le supporter de cyclisme, en juillet, sort de chez lui son super camping-car, pour aller regarder sur la route. Et là, je ne comprends pas.
Si je peux accorder UNE critique positive au cyclisme (en dehors du fait de favoriser grandement la sieste de début d'après-midi), c'est que quand c'est filmé à la télé, entre les images laides pleines de sportifs multicolores en tas, on peut découvrir quelques paysages de notre merveilleux pays.
Mais diantre, le supporter cycliste ne veut rien en savoir. Non, ce qu'il va faire, c'est se rendre sur le parcours du jour 4h avant la fermeture de la route avec son camping car, pour être sûr d'avoir une bonne place. Ensuite attendre (pendant 3h facilement). Voir des cyclistes passer. Et ensuite, attendre que la route soit ré-ouverte pour la reprendre tranquillement.
Un peloton roule en moyenne de nos jours à 50 km/h (en supposant qu'ils soient dans un jour sans). Si les 200 cyclistes roulent en file indienne (ce qui n'arrive jamais, favorisant ainsi l'utilisation de grenades/lance-missiles par rapport au fusil de précision), en comptant qu'un vélo fait environ 1m80de long, ce qui fera une file de 180m, qui mettra donc 12 secondes et 96 centièmes à passer devant le supporter avachi dans son pastis sur le bord de la route. Je suis sympa, j'arrondis à 13 secondes.
En rajoutant le temps du champ de vision (l'excitation de voir les gens arriver, et de les voir repartir), on arrive à 30 secondes.

Le meilleur allié du supporter cycliste.


Une journée perdue pour 30 secondes de folie (relative), qui consiste à voir passer des mecs en vélo super vite. Les 24h du Mans ne m'ont jamais paru aussi intéressantes tout à coup (au moins, on est sûr que les gens repassent...).

Ah mais non, me rétorque-t-on au fond : déjà, on vient pas à l'heure-là, on se gare sur une route à côté, ce qui limite le temps d'attente.

Alors, cher monsieur, permettez-moi de vous répondre avant de vous pendre par les entrailles : vu que la moitié de votre population a eu la même idée que vous, toutes les routes sont bloquées dans les environs. Donc vous perdez déjà deux heures en embouteillages. Embouteillages qui sont renforcées par le fait que les voitures officielles du Tour, pour une raison inconnue de moi, ont un droit de priorité sur les gens du commun comme vous et moi (enfin surtout vous, quoi), et se font escorter par des policiers (qui n'ont jamais autant démonté leur nocivité qu'ici) pour griller la priorité à tout le monde. Et donc renforcer les bouchons. De plus, toutes les places de parking aux alentours sont prises par des péquenauds comme vous, mais qui sont plus matinaux, vous allez donc devoir vous garer fort loin, et vous taper tout le chemin à pied. Donc vous serez fatigués. En plus d'être con. Et de bloquer une voie en gambadant avec votre convoi de congénères légumineux qui font comme vous.

Et là, on me sort l'argument massue : la caravane. Qui donne donc des cadeaux tous les 4.1 mètres. Quel argument.
Donc, en plus de la pollution des gros beaufs du côté, on rajoute plein de conneries balancées dont les emballages pollueront le bas-côté. Pour que notre Jacky reparte avec son bob Cochonou, ou son joli maillot à pois.
Donc totalement le coup d'attendre une journée. Surtout que quand la caravane ne donne pas de cadeaux, comme c'est arrivé dans un Parc Naturel ce 14 juillet, les gens jettent des objets sur la caravane pour se venger, faisant preuve d'une bonne volonté digne d'un collectif anti-ours ariégeois.

Résumé de 14h d'attente.

Le Supporter Cycliste est donc une espèce nuisible, non seulement pour la nature, mais pour les autres humains, qui s'en battent de cette course stupide, et se retrouvent bloqués dans des embouteillages, entourés de gros beaufs. Et oui, ça m'est arrivé, mais je ne vois pas le rapport.

Supprimons-les. C'est pour leur bien.





vendredi 15 juillet 2011

J'aime pas les feux d''artifices. Ni les connards.

Hier soir, C'était le 14 juillet. Comme je suis un gars super patriote, je suis descendu dans les rues de Toulouse voir les feux d'Artifice (même si j'avoue avoir évité le concert de Cali avant, n'étant pas sûr de pouvoir résister à de potentielles pulsions homicides. Surtout qu'il y avait aussi Dani qui chantait des reprises de Gainsbourg).


Me sentant donc des airs de Maréchal Pétain délivrant la France (aux Allemands), je suis donc allé dans les allées Jaurès. Quelle ne fut pas ma déconvenue. Déjà, pour quelqu'un comme moi qui n'aime pas les gens, me retrouver dans une foule de 120 personnes, c'est moche.
Et le feu d'artifice en lui-même était plus proche de de l'ouverture de la bouteille de San Pellegrino que de l'éruption du Eyjafjöll. Mais le pire (comme souvent), c'était le public.

Attention, disgression:
J'ai découvert récemment (avec a priori deux ans de retard sur le reste du monde) le blog d'un malandrin se nommant Odieux Connard. Je pense que c'est un pseudonyme. Il apparait que ce monsieur débite des gros pavés textuels sur divers sujets, principalement cinématique et blockbusteresques mais pas que, qui se distinguent par une mauvaise foi de compétition. Si ça vous rappelle quelque chose, c'est normal, c'est à peu près ce que j'essaie de faire ici. Il m'a donc lâchement copié, le problème étant qu'il a commencé avant moi, je pourrais donc difficilement le poursuivre en justice, même si je cours très vite. Tout cela pour dire que je risque d'y faire référence souvent ces prochains temps, vu que je profite de mes heures creuses (je parle de celle où je suis au travail) pour relire l'intégralité de son site, y trouvant forces joies et divertissement, autant il est vrai que le mec est un peu meilleur que moi en rhétorique, et assez amusant.

Et donc, dans un article peu récent, le monsieur faisait état d'une plaie : les gens qui font des photos des concerts. J'étais d'accord. Hier, il relança d'un tweet disant (j'ai plus les termes exacts, j'ai la flemme de rechercher, donc je retranscris l'esprit) : "Ces gros niais vont prendre des photos floues et ratées des feux d'artifice. Moquons-nous d'eux, hahaha." Je simplifie.

Bingo.

Mais, aurais-je envie de dire, ce n'est pas tellement ça le problème, que de prendre des photos floues et ratées qu'on n'aurait de toutes façons jamais regardées. Les prendre avec un appareil photo avec une résolution énorme là où l'optique permettrait à tout casser un 640*400 est encore un autre problème. L'absence de zoom et de focale longue distance, je n'en parle même pas. Que tout ce que je viens de dire ne soit pas intelligible par tous les bovins présents hier qui pensent que l'appareil photo est une boite magique qui permet de prendre une image et de la mettre dans une boite sans avoir aucune idée de comment c'est fait, à la rigueur.

Le vrai problème est qu'à Toulouse, on a pas de gros endroits où faire des feux d'artifice/concert devant tout le monde, mais on a des avenues. On met donc le concert et le feu d'Artifice au bout, mais pour que tout le monde voie, on met des écrans géants.
Et donc, la plupart des spectateurs ne voyaient pas la moitié des feux autrement que par les écrans géants (la grande scène au bout de l'avenue cachant l'horizon), celui-ci étant constitué de beaucoup de petits trucs ras de terre, et autres effets de lumière. Mais le pire, c'est qu'ils (les spectateurs, pas les feux) prenaient des photos. Des écrans.

Le résultat de la soirée photographique du toulousain lambda.

Nous avions donc un gros tas de moutons en train de brandir leur Iphone vers un écran géant, où ils pouvaient voir des effets de lumière pixélisés, et pour tourner la tête de temps en temps vers le ciel pour y voir les grosses explosions. Un pur moment de magie.
La musique était cependant tellement originale et réjouissante qu'elle rehaussait un peu le tableau : Jean-Michel Jarre (je pense que les feux d'artifice sont les derniers endroits où on peut entendre du Jean-Michel Jarre à part aux mariages princiers et dans GTA), Amélie Poulain, Pulp Fiction, et un peu d'Ennio Morricone. J'ai raté le début, mais je pense qu'il y a eu la Carmina Burana, histoire de faire bonne figure.

Et le clou de la soirée : le DJ Animateur de la soirée, que nous appellerons Pierre-François (qui a donc comme travail d'annoncer Cali, et d'annoncer le feu d'artifice, dur métier), juste avant le bouquet final, qui demande au public, sur un décompte, de tous sortir son mobile et de le pointer vers le ciel, tout écran allumé, pour que le public toulousain fasse son propre effet pyrotechnique!

D'où plusieurs remarques :
. Pierre-François devrait revoir la définition de "pyrotechnique"
. C'est vraiment nul.
. De toutes façons, les trois quarts du public avait déjà son téléphone en l'air pour prendre des photos de pixel.
. A quoi bon un décompte? C'est pas comme si l'avenue allait s'allumer d'un coup? Si?
. Le public toulousain, brandissant d'une main son téléphone portable, et se regardant faire à l'écran, avait quelque chose de magique. On eut aimé qu'une boucle causale ainsi créée entraine un paradoxe et les détruise tous.
. J'avais moi aussi sorti mon téléphone portable pour prendre une photo de ces gens. je photographiais donc des gens qui photographiait des écrans les filmant en train de photographier. Quel moment de partage.

L'année prochaine, je propose qu'on arrête les concerts et les feux, et qu'on fasse juste un gros événement à base de photographies par mobile. Comme ça, ça fera plaisir à cette grosse Anti-France d'Eva Joly.