dimanche 11 août 2013

J'aime pas les zombies


ça faisait quelque temps que les adaptations de BDs/comics/livres que j'allais voir au cinéma ou à la télévision me laissaient sur ma fin. En effet, peu de mal à en dire. Que ce soit Watchmen, Sin City, V pour Vendetta (bon, limite), Game Of Thrones, ça restait globalement fidèle aux écrits, gardant les qualités et les défauts des premiers supports. Heureusement, avec Hollywood, on sait qu'on peut toujours compter sur le prochain film pour ne pas être déçu.


World War Z

Réalisateur : Marc Forster
Acteurs : Brad Pitt (et des gens inutiles autour)

L'accroche : 
Attention, ça va envoyer du lourd pour ce film avec des zombies mais qui n'est pas un film de zombie (oui maintenant, je fais référence aux Inrocks, je suis comme ça. Mais bon, quand c'est pour dire des conneries aussi grosses, c'est rigolo quand même). 
Donc suspense : Brad Pitt est un mec cool et sympa occupé à être cool (et sympa). Il a démissionné de son boulot de super star de l'ONU (on ne saura jamais en quoi exactement ça consistait, mais en gros, ça l'envoyait partout, il faisait tout, il était copain avec le secrétaire de l'ONU, et ça lui permettait d'être le mec le plus fort de la Terre) pour s'occuper de sa famille qu'il avait l'impression de délaisser. Waow. Il est cool, hein. Et sympa.
Et donc, le voilà avec sa famille dans les rues de Manhattan, dans les bouchons (c'est à peu près le seul moment crédible du film) , et là, paf, devinez quoi, SWITCH SCENARISTIQUE DE FOU (qui montre bien qu'on est pas dans un film de zombies mais dans un film avec des zombies) : il y a une attaque de zombies.
My Dear God.
Et du coup, Brad Pitt, va, de façon cool et sympa, sauver sa famille. Dans un premier temps.


Quand il était petit, Brad donnait des cours à Angus McGyver

Le spoil : 
Et dans un deuxième temps, ll va sauver la Terre. Qu'est-ce qu'il est cool, dites-donc. Mais bon, ça va pas se faire tout seul. Je vous fais tout le film, parce que ça vaut le coup (d'être raconté, hein, pas forcément d'être vu).
Alors, tout d'abord, il sauve sa famille en allant dans des cités pourries (après être allé faire des courses et tué un mec qui voulait violer sa femme, je crois (+1 point cool) ) en se réfugiant chez une famille de mexicains. Il s'arrange pour se faire sauver par un hélice à l'aube (et non pas un bateau à aubes, huhuhu), tant il est vrai que ça sert d'être pote avec le secrétaire des Nations Unies. Donc voilà, il se fait courser par des zombies, il se fait sauver par le fils des mexicains (sachant que la famille mexicaine s'est a priori faite buter totalement par les zombies, et le garçon a réussi à prendre une arme, à passer les zombies occupés à charcuter sa famille,  à passer par un escalier rempli de zombies, pour tuer le zombie qui allait mordre Brad Pitt (cool et sympa) et ensuite à s'échapper à la dernière minute des zombies qui suivaient derrière). Du coup, tout le monde est sauvé, et Brad Pitt adopte le gamin, qu'on sait pas qui c'est en vrai, et qui est sûrement un futur criminel, comme ses origines hispaniques tendent à le laisser penser. Mais bon.


T'as pris à manger pour les zombies? Oui oui, c'est bon.

Donc voilà, la famille Brad Pitt est sur un bateau, mais on a besoin de Brad Pitt pour emmener un scientifique en mission pour voir d'où vient le virus. Tant il est vrai que quand t'as le mec le plus fort du monde qui sait tout faire, ça serait con de pas l'utiliser. Surtout qu'il est cool. Et sympa. Mais lui, il veut pas y aller, parce qu'il veut sauver sa famille (on pourrait lui objecter que sauver le monde, c'est assez important, aussi, mais bon, il se focalise), donc on le fait chanter et plouf, il part.
Donc il va en Corée (c'est sûrement un coup des communistes de toutes façons), il y va, il trouve rien, mais on lui dit d'aller voir à Jerusalem, qui s'est cloîtré. 
Il va donc à Jerusalem, qui est planqué derrière des grands murs, et où on emmène des bus de gens derrière des grillages, et où on checke bien le regard des gens qui arrivent, pour s'assurer qu'ils sont pas zombifiés. Sachant que la transformation prend 12 secondes, je pense que le check, c'est pas la peine, hein.
Enfin, bon, il est peinard à Jerusalem, mais le bruit des youyous des palestiniens qui font la fête attire les zombies qui font une pyramide humaine pour passer le mur qui est à seulement 50m de haut pour conquérir la ville. Oui, dit comme ça, ça fait con, mais ça l'est.
Donc voilà, invasion, Brad Pitt court pour sauver sa peau, coupe le bras d'une soldat israélienne mordue (qu'il sauve, du coup, parce que Brad, il est comme ça), et prend l'avion qu'il a l'autorisation de faire atterrir à Cardiff, pour atterrir près d'un centre de l'OMS. Parce que Brad Pitt a une idée.


On a vraiment besoin de vous pour escorter un scientifique, vu que vous faisiez un métier cool pour les Nations-Unies alors que nous, on a juste plein de militaires...

Là, on pourrait se demander pourquoi il utilise pas la radio de l'avion pour communiquer son idée directement à un centre de l'OMS, histoire que si jamais il crève, on puisse continuer mais bon, Brad, il est pas du style à se décharger sur les autres, il y va.
Bon, bien sûr, y avait un zombie caché dans l'avion qui commence à mordre tout le monde, donc c'est la panique, Brad fait sauter une grenade, l'avion se sent pas bien, et finalement, il s'écrase. Deux survivants : Brad et sa pote.
Ça tombe bien, ils se sont écrasés juste à côté du centre de l'OMS, donc ils y vont, se font soigner (oui, parce qu'ils sont un peu blessés, quand même), évite la horde de zombies du centre de l'OMS...


Méthode infaillible pour se cacher des zombies : les fusées de détresse

Ah oui, faut que je la raconte celle-là. Au centre de l'OMS, ils ont plein de zombies, pourquoi? Parce quand ils faisaient des recherches sur le virus, y a un chercheur qui, par mégarde, s'est piqué avec une seringue. Rho pas de bol. Laurel et Hardy inside, mais en moins crédible. Enfin bon.
Donc, voilà, ils montent une expédition (avec entre autres le directeur du site, la soldat manchot et Brad qui se remet d'une opération pour lui retirer un shrapnel du bide, ce qui semble l'équipe idéale. Et donc ils s'infiltrent, et là, Brad Pitt s'injecte un virus mortel (non mais sans déconner, hein). Et du coup, les zombies ne s'intéressent plus à lui, car ils ont un détecteur à virus mortel, et si un humain a un virus mortel, il est perché.
Du coup, tout est bien qui finit bien, parce qu'ils peuvent développer un patch pour les humains, histoire qu'ils soient invisibles pour les zombies. 
Content d'avoir sauvé le monde, Brad Pitt rentre voir sa femme et ses enfants (plus le petit mexicain qui rôde dans le coin) et tout le monde est content, sauf le spectateur du film.


Contre toute attente, ce personnage ne finira pas en zombie. Il aura même un prénom, du coup.

Mon avis: 
Alors, déjà, le gros problème, c'est que j'ai lu le bouquin, écrit par le fils du génial Mel Brooks. Et que le bouquin, il est vraiment bien : il raconte de plein de points de vue différents un conflit contre les zombies, remporté grâce à des décisions difficiles et conflictuelles, et les différentes personnes qui racontent sont toutes impactées gravement par ce conflit qui a laissé des traces.
Et donc pour adapter ça à l'écran, ils ont pris le parti de raconter un conflit avec un super héros qui passe à travers le monde, se sauve de toutes les situations, et sauve le monde et les petits enfants mexicains.
Ou comment adapter les Watchmen avec la Ligue Des Justiciers. Ou adapter Madame Bovary avec Candy.
Donc en fait, c'est nul, pour résumer. Et Brad Pitt est trop fort.
(Je tiens à signaler que nombre de connaissances ont trouvé ce film bon. Je pense qu'ils  ont mauvais goût).


Et là, on pourrait insister sur le fait que je suis trop cool

Brèves diverses et inintéressantes :
- J'espère tout de même que le P4 à Lyon est plus sécurisé que le centre de l'OMS de Cardiff, parce que bon, même pas pouvoir condamner les zones à distance, ou se piquer avec une seringue des produits qu'on surveille, ça craint quand même. Bon, vous me direz, c'est que des lyonnais autour...
- On notera la présence de Julianne Moore pour jouer la femme de Brad Pitt, qui ne sert strictement à rien de tout le film, à part de manquer de se faire violer. Mais sinon, elle sert à rien. On la voit régulièrement qui est triste, et c'est tout.
- Donc effectivement, c'est pas vraiment un film de zombie, parce que dans les films de zombie, un truc qui est bien, c'est qu'on évite en général le coup du mec qui sauve le monde tout seul.
- Au centre de l'OMS, d'ailleurs, ils ligotent Brad Pitt et lui font un putain de questionnaire pas sympa quand il se réveille... alors qu'il est arrivée avec une meut qui pouvait dire qui c'était. Mais bon, si on commence à faire confiance aux femmes...


Tout s'explique : le réalisateur, c'est Jason Statham

- On notera que c'est une fois de plus de la faute aux arabes si Israël se fait dévaster. Bravo.
- Arabes qui font plus de bruits en chantant que les hélicoptères qui survolent la foule. Qui d'ailleurs réagissent pas du tout quand ils voient les zombies faire une pyramide humaine. Ben non, ils sont dehors pour surveiller, pas pour surveiller les zombies.
- D'ailleurs, tant qu'on y est dans les incohérences, à Jérusalem, ils font venir les gens en bus, dans des couloirs grillagés. Et les zombies, ça les embête bien, parce qu'ils peuvent rien faire contre des grillages. Autant, escalader des murs de 50m, ça se fait, mais défoncer un grillage, ça demande beaucoup trop de forces.
- Ah oui, puis les zombies, ils sont super forts : ils reconnaissent quand quelqu'un a une maladie mortelle, comme ça, pouf. Et puis ils sont attirés par le bruit, mais attention, pas par n'importe quel bruit: par le bruit généré par un humain. C'est à dire, que eux, comme des cons, ils râlent, ils tapent dans les murs, ils font du barouf, mais ça, ça les attire pas. Par contre, une porte qui grince derrière Brad Pitt, Bim, ça réveille tous les zombies à 50 kms à la ronde.
- Je vous ai dit que Brad Pitt, il était super fort et super sympa? Je sais plus.
- On m'ôtera pas de l'esprit qu'une contagion en 12 secondes, ça limite quand même vachement les possibilités de propagation par avion. Ou alors les pilotes sont vraiment des crevures qui aiment trimbaler des malades un peu partout.
- Regarder ce film quand tu joues à Last of Us (TM), c'est juste cruel. Pour le film.
- D'ailleurs le film est tellement mauvais que le virologie qui est chargé d'enquêter préfère se suicider au bout de 15 secondes plutôt que d'y rester.

Enfin voilà. C'était du lourd, et je pense que j'irai faire un tour sur la critique d'Odieux Connard, parce que je suis sûr que j'en ai oublié (NDA : en fait, ce gros branleur l'a pas faite. Ptetre qu'il a trouvé le film bien. Je me sens seul).



vendredi 19 juillet 2013

J'aime pas les Super-héros

Bon, je pense que j'ai trouvé ma vitesse de croisière : 2 posts tous les 6 mois. Ça me parait pas mal niveau productivité. J'en connais qui font moins au boulot. Et puis faut dire que je vais quand même beaucoup moins au cinéma, et des fois, quand j'y vais, je tombe sur des bons films où y a pas grand chose à dire. Mais heureusement, là, j'ai pas laissé de place au hasard, et je suis allé voir Superman. Enfin Man Of Steel.


MAN OF STEEL 
Réalisateur : Zach Snyder
Acteurs : Henry Cavill, Amy Adams

L'accroche : 

Je vous préviens, accrochez-vous, l'histoire est totalement insoupçonnable et surprenante.
Ça commence sur la planète Krypton (on sait pas trop où c'est) où les gens s'habillent très très mal. La situation a l'air grave, et Robin des Bois est en train d'engueuler des mecs avec des chapeaux ridicules, les accusant d'avoir condamné la planète en puisant son énergie. A priori, c'est le scientifique qui a raison, contre les dirigeants fous qui ont pris de mauvaises décisions, on est donc dans un schéma totalement inédit dans l'histoire du film de catastrophe. Et là, le mec qui est tellement méchant qu'il a habillé tous ses copains en noir arrive, et se proclame chef des gens par coup d'état en tuant quelqu'un de façon cruelle. Et paf. 


Salut, on est les gentils!

Du coup, baston, le gentil scientifique-qui-était-ami-avec-le-méchant-avant se dispute un peu avec lui, part, saute sur un animal extra-terrestre ailé pour éviter les ptis avions des méchants (car c'est bien connu, c'est un peu comme quand tu veux battre une F1 à la course, tu prends un cheval), plonge dans un trou, va chercher un machin, combat des trucs, remonte, s'échappe des vaisseaux, rentre chez lui, fais des choses avec le machin, envoie son fils dans l'espace et se fait tuer par le méchant qui arrive, pas content.
Ce après quoi le méchant se fait arrêter et condamner à un exil de 300 ans pour méchanceté aggravée. Le méchant n'est en tout cas pas très fort en coup d'états. Mais il jure, un peu tard, qu'il sortira et retrouvera le fils de Gladiator, où qu'il soit.
Voilà.
En fait, en l'écrivant, je me rends compte que c'était encore plus ridicule que ce que je me souvenais.
A noter qu'on sait d'ores et déjà que le méchant retrouvera le fils du gentil scientifique, qu'ils se battront, et que c'est le fils du gentil qui gagnera, ne serait-ce que parce qu'il n'est pas habillé en noir avec des casques en forme de tête de mort. 

 Et maintenant, je peux être gentil?

Et pour être bien clair : c'est un peu long comme intro, hein? BEN PUTAIN DE OUI QUE C'EST LONG!!! Mon dieu, j'ai cru mourir d'ennui devant un film de science fiction de série B, alors que je voulais le faire devant un film d'héros de série B, moi.

Et là paf, on arrive sur Terre, où l'enfant "développera des capacités spéciales à cause des radiations du soleil". Voilà voilà voilà. Ça en devient limite gênant.

 Quand Superman a la diarrhée...

Bon par contre, la bonne nouvelle, c'est qu'on zappe l'adolescence de Clark Kent pour arriver direct quand il est jeune adulte, qu'il a déjà des supers pouvoirs et qu'il a déjà décider de se cacher... pour aider les gens plus discrètement? Oui. Super logique, effectivement. Par contre, il vole pas. Mais que diantre va-t-il se passer?

Le Spoil: 
Alors, je vous préviens, c'est un peu rude, hein. Donc Superman se fait stalker par une journaliste, tant il est vrai que c'est difficile de rester discret quand tu sauves les gens en montrant que t'es invulnérable. Juste quand elle apprend son identité, il arrive à la convaincre de fermer sa gueule (seulement à son sujet, hélas). Faut dire que la journaliste est pas loin d'être le personnage le plus con du film (du genre à aller faire de l'escalade sur cascades de glace en Antarctique la nuit avec des talons).

 Et non, elle ne va pas mourir. Toute la tragédie de ce film.
Pendant ce temps, entrecoupés de flashbacks de la jeunesse de Superman (et putain, on pensait y avoir échappé) où on apprend que son père, c'était Robin des bois (non pas lui, l'autre) et que c'était son père qui l'avait convaincu de façon totalement logique de cacher ses pouvoirs, par exemple en laissant son père risquer sa vie dans une tornade pour sauver un chien, plutôt que d'y aller lui (Voilà. Super Logique. Vraiment), les gens découvrent un vaisseau spatial enfoncé dans les profondeurs de l'Antarctique. Clark y va. Et trouve... son père. Le vrai. Robin des bois, quoi, pas Robin des bois. Enfin bon. Donc il tape la conversation, se raconte un peu des trucs, debrifings, et hop, t'as des supers pouvoirs tout ça.
Sauf que l'activation du vaisseau amène le méchant Zod (c'était le méchant du début) qui a assisté impuissant à l'explosion de son monde, qui lui a laissé la liberté, et le temps de s'emmerder. Donc il est venu récupérer le code génétique de tout son peuple, qui est caché sur Clark. Comme c'est intéressant.
Alors il arrive, demande à l'humanité de livrer Superman. Humanité qui ignore encore qui est Superman, mais c'est pas grave, vu qu'il se livre lui même, après une petite conversation avec un prêtre qui semble être la personne totalement appropriée pour lui raconter ce genre de choses.

Les méfaits de la drogue.

Et donc voilà, baston, superman capturé, rebaston, finalement ça va mieux, baston, héroïne en péril, rebaston, défaite des méchants, moment de gloire des gentils, rebaston parce qu'en fait, il était pas mort, mort du méchant et pleurs du gentil qui a du tuer le méchant alors qu'il était gentil et que donc, il voulait pas.
Dur.

Mon avis: 
Que c'était mauvais. J'avais lu je sais plus où qu'ils avaient fait de Superman un héros sombre et torturé. Ben putain, si on considère que sombre équivaut à "volonté de sauver tout le monde tout le temps" et que les tortures sont à base de cookies, ouais. On se fait globalement chier pendant tout le film, en fait, sauf quand on rigole à cause des scènes ridicules, ou que le héros fait des choix totalement incohérents.

 Daddy issues, ou comment taper la bavette avec son papa mort.
Et puis bon, ça reste très très messianique, le nombre d'images, d'éclairages et d'allusions comparant Superman au christ est vraiment mais alors vraiment abusé. On sait que c'est pour les ricains, mais quand même, quoi.
Après, je pense qu'il est mieux que Superman Returns, mais bon. Y a qu'à voir la comparaison qu'on est obligé de faire, quoi.

Brèves inintéressantes:
- Le seul truc cool, c'est que pour une fois, le méchant met son plan machiavélique à éxécution tout de suite, et commence à tuer des gens directement, ce qui évite les comptes à rebours relous.
- l'héroïne est vraiment mais alors vraiment très énervante.

 Ah oui, dans les missions ultra importantes dont dépend l'avenir de la Terre, on emmène aussi une journaliste, comme ça, histoire de dire.
- Le général de l'armée américaine est de la même espèce que le président d'Independance day : il prend les décisions, et après, il va piloter l'avion qui va faire la mission super dangereuse. Ils doivent vraiment être en sous-effectif, l'armée américaine.
- Dans la scène finale, Superman se bat avec le méchant qui est éreinté, et qui essaie pour taunter de tuer des civils avec son regard de laser... ça s'approche  de plus en plus des gens, jusqu'à ce que Superman, exédé, lui brise la nuque... en lui faisant tourner la tête à 180°. Donc logiquement, le laser a arrosé tout le monde, ce qui est confirmé par le fait qu'on verra plus du tout les civils en question.
- On est dans un film américain : tu vas te taper la gueule dans l'espace près de la station internationale, et tu reviens te finir à 5mn à pieds de l'héroïne, histoire de pouvoir faire un finish sympa.
- Y a un perso récurrent, gros balourd de la jeunesse de Superman, qu'on voit souvent dans les flashbacks, et qu'on revoit dans le présent... pour qu'il n'ait strictement aucun rôle. Gros troll, pas mal.
- En fait, le réalisateur a réussi à prendre tout ce qui était chiant dans 300 (gros ralentis, couleurs fades) et à enlever tous les trucs cools. Beau boulot, mec.

 Là, il se dit que Matrix, c'est bien loin, maintenant.
- Superman garde son titre de super héros le plus chiant du monde, devant Green Lantern, pour le 43ème film d'affilée. Joli.
- Y a des histoires d'adaptation à l'atmosphère qui sont vraiment pitoyables... et de comment un mec qui ne s'est JAMAIS battu avec personne (parce qu'il avait peur de faire mal) arrive à latter des soldats professionnels avec les mêmes pouvoirs que lui, juste parce qu'il arrive à se concentrer plus. Faudra filer le truc aux civils sur les champs de bataille, ça devrait les aider.
- Le "S" de Superman ne veut pas dire S, mais veut dire Espoir. Voilà l'explication la plus nase de toute l'histoire des super-héros.
- Man of Steel : très bon titre pour un film porno.

Voilà.
Il me reste World War Z à bacher, avant d'aller voir Pacific Rim. Miam.





vendredi 21 décembre 2012

J'aime pas les iraniens


Autant, priver de liberté les femmes me parait la plus élémentaire logique, autant se laisser pousser la barbe, ça fait moche et pas très hygiénique. Et puis bon, tuer les Shahs, ça craint. Alors s'il y a un film qui parle de ce merveilleux pays autrement que par les dessins moches de Persépolis, c'est cool. Surtout s'il est réalisé par l'excellent réalisateur de The Town et de Gone Baby Gone, qui étaient cools aussi. Même si l'acteur principal, c'est le poulpe sans charisme qui a commis Pearl Harbor et Daredevil.
Enfin bon.


L'affiche bateau, qui peut aussi bien couvrir un polar qu'un film d'extra-terrestre.


L'accroche: 

En une certaine année (alors, oui, c'est tiré de faits historiques. Donc si j'avais un tant soit peu quelque chose à foutre de l'histoire de l'Iran, j'irais vous chercher les dates exactes à grands coups de Wikipedia, et vous seriez vachement contents de savoir que c'était en 1979. Mais honnêtement, soit vous vous en foutez (Mazeltov!), soit ça vous intéresse un tant soit peu, et c'est quand même dommage d'attendre de lire un article pourri sur mon blog pour se renseigner. Voilà), les iraniens se révoltent. En fait, ils l'avaient déjà un peu fait avant, à la cool, mais depuis, il y avait eu un coup d'état fomentés par les méchants américains, que des fois, tu te demandes s'ils auraient pas mieux fait de s'occuper un peu de gérer leur pays pour éviter que ça devienne n'importe quoi, plutôt que de dire aux gens des autres pays qui devaient les gouverner. Enfin, bon, je digresse. Pour résumer, ils subissaient un régime super autoritaire où des gens se faisaient torturer, et du coup, ils ont décidé que ça suffisait, merde, et ont décidé de se révolter pour mettre un régime islamique au pouvoir. Super autoritaire, où des gens se feraient torturer. Mouais. C'est pas d'une logique perçante, c'est une logique persane. (Hihihi).

Et donc, voilà, le régime a changé, pour céder place à un régime super anti-américain. Surtout que les américains accueillent l'ancien dictateur chez eux, et refuse de l'extrader, du coup, y a des manifs, dont une qui dégénère, et où la foule rentre dans l'ambassade américaine, et fait tout le monde prisonnier.


Vite, un coiffeur. Ou un tailleur? Aaaah que devons nous faire?


6 personnes arrivent toutefois à s'échapper avant que tout le monde soit fait prisonnier, et vont chercher refuge chez l'ambassadeur canadien. Et l'Etat Américain (enfin la CIA plutôt) veut les exfiltrer. Mais comment faire ça argonomiquement?
En faisant semblant de monter un film de science-fiction hoywoodien (mais canadien) à Téhéran. Oui.

Et donc, on va suivre cette merveilleuse idée à la con, dans son élaboration et sa conclusion. Sachant que le film s'appelle Argo. N'Argotons pas.

Le spoil :

Comment passer inaperçu au marché. Surtout quand tu es Thomas Alava.


Bon, à l'image des Columbo, on sait déjà un peu la fin avant le début. Parce que j'imagine mal le réalisateur américain qui se dit "tiens, si je faisais un film sur cette exfiltration de bons citoyens américains innocents qui a foiré à cause d'un connard de la CIA qui a eu l'idée débile de faire semblant de faire un film de SF, et qui a mené à l’exécution sommaire de quidams et à la décrédibilisation de l'état américain entier?". Donc bon, sans déconner, scoop : l'exfiltration va réussir. En suivant le plan, mais ça marche à la seconde près, parce que si l'avion qui décolle se fait pas poursuivre par une jeep (parce que tout le monde sait que le meilleur moyen d'arrêter un avion qui décolle, c'est de lui rouler après en Jeep. Et pas d'appeler la tour de contrôle pour que l'avion fasse demi-tour, hein).
Donc tout va bien qui finit bien, sauf pour les méchants islamistes.

L'avis :

Alors bon, la réalisation est pas mal,  ce qui fait dire que Ben Affleck n'aurait vraiment jamais du être acteur. D'ailleurs, à ce propos, l'acteur principal est pas terrible, surtout dans une scène qui dure 2 minutes (ressenties 30) où on voit le bon américain qui veut sauver des gens qui doute après que ses chefs lui aient dit qu'il avait pas le droit de sauver des gens. Mais il boit du Whisky américain, pleure un peu, et se rend compte que la justice doit prévaloir, et va sauver des gens quand même. Un petit concentré de Pearl Harbor qui donne une momentanée envie de se pendre.

Exemple de pas crédible : un père déjanté qui synthétise de la drogue à la CIA? Ben voyons...


Mais sinon, c'est pas trop mal, hein. Bon, vaut assumer le fait que les américains, c'est les gentils, plutôt, et que les islamistes sont méchants dans la vie, et que leur seul but dans la vie, c'est de faire respecter le Coran, et de tuer des américains.
Je déconseille donc ce film si vous êtes un iranien islamiste.
Après, la plongée dans les années 80 est assez rigolote, où on se rend compte que les gens avaient vraiment pas de look, à l'époque (et c'est d'ailleurs marrant de se dire que dans les années 2040, quand les gens regarderont des films sur la tuerie de Newtown ou sur l'élection de François Hollande, ils se diront qu'on avait vraiment pas de look dans les années 2010). Et puis voilà.

Brèves inintéressantes : 

- De toutes façons, on apprendra en 2040 (là encore) que ce film n'était qu'une façade pour une exfiltration d'agents secrets américains. Tiens, d'ailleurs, ils pourraient faire un film dessus. 

C'est assez impressionnant. Et ils vous ont pas encore montré leurs powerpoints.


- Téhéran, ça avait l'air sympa comme endroit pour vivre. Avec des pendus au carrefour, et des voitures qui brûlent comme ça, pour rien. On dirait Vaux-en-Velin.
- Ce n'est pas un film très sombre, on peut donc regarder Argo de nuit.
- On remarquera avec de remarquables images d'époque pendant le générique que tous les acteurs ont été choisis pour ressembler aux personnages réels. Tous? Non. Pas Ben Affleck. Mais bon, c'est juste le personnage principal, donc c'est pas grave.
- Quand je pense que les grosses lunettes énormes reviennent à la mode... Argh.
- Très bonne critique d'Hollywood aussi, avec quelques très bonne blagues et un John Goodman toujours aussi gros et bon. Comme le big mac.

Wah le faux trucage, comme on voit que c'est pas en Iran, en fait.


- Et de très bons passages sur les films pourris de Science-Fiction. Vraiment.
- Je crois que c'est le premier film de ma vie où j'entends dire du bien du Canada. Hahaha.
- On notera aussi un réel effort de dire du mal des Etats-Unis de temps en temps, en constatant que c'était de leur faute si tout avait eu lieu. Bon, ça empêche pas qu'on les glorifie dans tout le reste du film, mais quand même, c'était un effort louable.
- Donc on peut espérer que d'ici 15 ans, on échappera peut-être à la scène avec le drapeau américain qui flotte dans le fond de l'image. Non je déconne.



lundi 19 novembre 2012

J'aime pas le jogging

2ème article de l'année. Je tiens une patate les gars, je vous raconte même pas. Mais bon, j'ai des excuses: j'ai fait des trucs. Et des trucs importants, hein. J'ai quand même eu le trophée platine à Skyrim. Puis j'ai déménagé aussi. Puis j'ai changé de taf. Puis je me suis marié. Mais bon, quand même, les gars, le trophée platine, c'est de l'investissement personnel.

Enfin voilà. Du coup, vu que je me fais mettre la pression par @Isabellefegor (c'est sur touitteur, et oui, je suis un twitto, moi, les gars, quand je vous dis que je suis swag) et par Mitène par le biais de son merveilleux blog sur sa vie pourrie dans des pays de merde, et ben je me suis dit que j'allais reprendre. Parce que, voyez-vous, j'ai plein de temps pour réfléchir à mes articles. Du temps où je peux rien faire d'autre. Et oui, parce que, moi, je vais courir.

Bim, quelle intro, on dirait du Jean-Edern Hallier. Enfin peut-être.


LE JOGGING
A noter qu'on parlera ici du sport, et non pas du vêtement.


1. L'ORIGINE

Je vais pas vous parler de l'origine du jogging à travers les âges, hein. Non seulement on s'en fout, mais en plus, je pense que toute personne normalement constituée n'y voit pas le moindre intérêt. Après tout, courir, c'est un truc qu'on fait de façon immémoriale. Sauf qu'avant, c'était pour rattraper une meuf un peu trop farouche, ou échapper à un tigre à dents de sabre un peu nerveux, alors que maintenant, c'est pour être la première sur ce petit blouson en daim en solde ou, comme dans le cas qui nous intéresse. 
Mais je digresse.
Non, c'est l'origine de mon intérêt pour la chose, qui ne paraissait pas gagné, tant je méprisais tous ces crétins affublés de couleurs criardes qui passaient leur temps à courir en rond plutôt qu'à boire des bières.

Alors, tout commence quand des collègues vont courir le midi, pour "préserver leur formes". J'ai beau leur répéter que leurs formes sont pas si géniales que ça qu'il faille les préserver, ils y vont quand même. Etant donné que j'ai autant de volonté qu'un mollusque quand je m'y mets, je les suis péniblement.
Jusqu'à ce qu'un mien ami, resté dans des villes où il fait pollué mais près des montagnes, m'annonce que la plupart de mes potes de jeunesse ont fait un 20kms. Tous. Sans moi.
Bon, pour se refaire bien la scène, faut m'imaginer avec un petit coup dans le nez (même si c'est assez difficile).
Moi, je m'insurge. Il est totalement anormal qu'on m'ait oublié, d'autant plus que je vais courir régulièrement, alors hein. Et c'est ainsi qu'on se retrouve inscrit aux 20kms de Paris.
Sauf que bon, 20kms, ça se court pas comme ça, surtout quand il faut pas être ridicule devant des potes, et c'est ainsi qu'on commence l'entrainement.


2. LES ARGUMENTS

Il y a plusieurs arguments en faveur de la course. Parce que bon, j'ai potassé le sujet pour expliquer pourquoi j'avais changé de position sur le sujet, hein.
  • Le prix
Courir, c'est pas cher (du moins, c'est que ce que les marchands de fringues sportives vous vendent au début).
Ainsi, le matériel au départ est constitué de : 
    • Un jogging troué (pour quand il fait froid) : 0€
    • Un short trop court (pour quand il fait chaud) : 0€
    • La paire de baskets dont on s'est servi trois fois : 0€
    • Des chaussettes sales : 0€
    • Un T-Shirt en coton moche : 0€
soit un prix de revient d'environ 0€.

Quand on vous dit que ça développe

On peut comparer avec, par exemple, le golf :
Je vous fais grâce des centimes, mais on arrive tout de même à 1115€. Quand même. Autant dire qu'il vaut mieux courir si on veut pouvoir acheter de la bière à éliminer. Bon après, l'enfant esclave peut remplacer la chariot, mais c'est pas très humain.

  • La forme
Courir, c'est le meilleur moyen de ne pas grossir. Quand on a des gênes comme moi qui ont une certaine tendance à vous faire prendre un kilo par an à partir de 30 ans, on peut légitimement s'en inquiéter. Ben quand on court, pouf, plus de problème, on peut manger et piccoler à foison, on grossit jamais, c'est prouvé, et si ça marche, t'es remboursé en 24h. Autant dire qu'on se fout pas de notre gueule.

Ce jogging m'a vraiment fait du bien
  • Le plaisir
Alors celui-là, on me l'a sorti plusieurs fois, mais je le trouve tout de même un peu gros... on prend plaisir à courir... une fois qu'on a couru pas mal. Avant, c'est nul. Mais après, c'est super cool, si, si. ça m'a fait un peu penser à un pote qui essayait de m'emmener voir Transformers 2. L'argument laisse dubitatif.

  • La musique
Ah ben, oui, parce que courir, ça permet d'écouter de la musique. Ben ouais, vu qu'on a que ça à foutre. Et que les gens, a priori, ils arrivent pas à écouter de la musique, sauf s'ils ont une occasion pour. Sauf qu'il y a un petit problème. C'est que moi, je suis un peu mélomane (ou con, c'est selon), et j'ai tendance à prendre le rythme des musiques que j'entends. Et en général, je fais pas mal dans l’éclectisme, et dans le shuffle. Ce qui donne des rythmes de course complètement débiles (et encore, c'est quand je chante pas, hein). Donc bon.

Ah ouais, c'est pas gagné


Enfin voilà, c'est un peut tout ce qu'on peut trouver en arguments pour. Après, c'est chiant, c'est relou, c'est répétitif et ça demande une motivation qui est souvent dure à trouver. Mais bon.


3. LA DESILLUSION

Donc voilà. J'ai pris mes baskets, et tout content, je suis allé courir. Genre un tour de lac, ça fait en gros 6kms. Moi qui suis un gros marcheur, qui suis capable de faire des randos de plusieurs dizaines de mètres facile, autant dire que ça me faisait pas peur.
Et ben putain.

En fait, c'est dur, de courir. Dur et chiant.
Donc voilà, à partir de là, on peut rajouter dans les arguments contre : ça fait mal au coeur, au souffle, et aux jambes. Et sur plusieurs jours les jambes.

Mais bon, soit, on est pas des pédés des gens qui ont envie de se marier, on continue. Et c'est là qu'on rentre dans un merveilleux monde. Les gens qui courent commencent à te parler, t'encouragent, et t'expliquent comment progresser, tu verras, c'est trop bien.

Et après, tu me feras deux fois le tour de la Ramée!


et c'est là qu'arrive LE PLAN D'ENTRAINEMENT (musique angoissante).
Parce que oui. Moi j'étais un peu con, je pensais que pour courir, en fait, il suffisait de courir. Et quand on courait assez, on courait mieux, quoi. J'avais pas prévu spécialement de faire des cours de courses, ou de prendre un coach de course.
Ah, le sot que j'étais. En fait, il existe plusieurs façons de s'entrainer, et courir bêtement comme ça pour rien n'en fait pas vraiment partie. Et oui, il faut se faire un plan, où l'on augmente les efforts, les vitesses, les longueurs, et surtout on fait du fractionné.

Ah, le fractionné. ça, c'est marrant. Vous savez quand vous courez après le bus, que vous le rattrapez, et que vous en chiez pendant les 10 minutes de trajet pour essayer de récupérer un minimum d'élégance? Et ben là, c'est pareil. Sauf qu'au lieu de 10 minutes, vous avez le droit d'en chier que 2, et après vous repartez récupérer un autre bus.
On me fera remarquer que c'est totalement con, qu'une fois qu'on est dans le bus, ça sert à rien d'en ressortir. Ben faut croire que ça a été inventé par un mec qui était pas fort pour choisir son bus.
Et donc voilà. Je pense personnellement que ça a été inventé par un mec qui était super fort pour courir et qui avait juste envie de voir les autres en chier. Mais bon.

Et là, quand ça fait un mois que t'as commencé à courir, que tu commences conjointement à aller de plus en plus vite de plus en plus toujours plus haut et voir des putains de mal de dos, des rhumes et autres conneries, tu apprends, qu'en vrai, c'est cher aussi la course.
Parce que bon : 
En tout, ça fait 719€. On est pas loin de pouvoir s'acheter un chariot pour faire du golf, hein.

Mais bon, voilà, ça vient petit à petit, on est de mieux en mieux, et on peut annoncer fièrement qu'on a couru 2h le dimanche matin pour respecter son plan d'entrainement, au lieu de dormir tranquillement. Surtout qu'il pleuvait.


4 LES GENS

Bon, parce que je vous ai fait un peu le tour de l'activité, hein, là, mine de rien. Donc il est venu le temps de vous parler des différentes personnes qu'on rencontre quand on court.

Ha ben y en a qui ont pas de quoi s'acheter l'équipement, hein

  • Le gars énervant
Celui qui vous dépasse à environ 10 km/h de plus que vous, qui vous salue, vous fait un petit hochement de tête, et continue sa route tranquille, sans suer une goutte, tant il est vrai que la vitesse de 43 km/h n'est pas très difficile à atteindre à son niveau. Agaçant.

  • Le gars agaçant
Celui qui va un peu plus lentement que vous. Mais juste un peu. Et comme vous voulez pas vous coltiner un relou pendant deux heures, vous accélérez. Et il vous suit. Et vous sentez son souffle rauque dans votre cou pendant une demie heure, et ça vous rappelle la fin des cours d'EPS à la fin du collège. Mais on m'a déjà dit de pas en parler.

  • Le gars relou
Celui qui vous siffle, vous balance une vanne ou vous insulte, en buvant sa bière sur le bord de la route. Non seulement parce que c'est jamais cool de se faire insulter, vanner ou siffler, mais surtout parce qu'au plus profond de vous, vous savez qu'il a plus raison que vous. Si, si.

  • Les filles mignonnes et chiantes
Parce que bizarrement, on les voit pas souvent. En général, c'est plutôt celles qui veulent perdre du poids qui courent, plutôt que celles qui en ont déjà perdu. Cruelle injustice.


Bon après, je vais courir que dehors, hein. Je vais pas non plus aller dans des salles de sport, faut pas déconner.


5 EN BREF

Et donc, pour la petite histoire, les 20kms de Paris sont passés. Et j'y suis pas allé. Parce que j'ai eu une putain d'otite qui m'a interdit l'avion que je devais prendre. Voilà. 180€ d'avion + 30€ d'inscription à la course pour rien. C'était trop cool.
Mais bon, je continue quand même. Parce qu'en fait... heu, je sais pas en fait. Mais je continue.

Et sinon, évitez de commencer de courir au moment où vos potes préparent des trails de 180 kms. Parce qu'au moment où vous annoncerez fièrement que vous avez réussi à courir 30 minutes à 12 km/h, ces connards prendront un air gêné avant de vous avouer que leur vitesse de footing, c'est 13 km/h.

Y a plein de gens qui sont tout contents de vous expliquer plein de trucs sur la course. C'est louche. Moi perso, si vous voulez un conseil, ben vous pouvez toujours aller vous faire foutre, je garde mes trucs pour moi, non mais.

Sarko court, c'est bien que ça doit être rentable, à un moment, non?


Bon sur ce, j'essaierai de faire des articles de temps en temps. Mais bon, je dis ça à chaque fois, donc...

Bonjour chez vous, et mort aux cons!








jeudi 31 mai 2012

J'aime pas les agents immobiliers

Bon, après le traditionnel arrêt de publication, vient la traditionnelle reprise. Donc voilà, je recommence. Et comme d'hab, pour recommencer on prend des sujets faciles. J'aurais pu aller à Cannes et parler de la plupart des films qui y sont diffusés. J'aurais pu aussi lire des bouquins à la mode, ou encore aller voir des prequels ou séquelles quelconques. Mais non, je vais profiter de mon actu perso (ça fait très mainstream de dire ça, mais je suis swag maintenant, alors je vous merde) pour parler d'un sujet qui nous concernera tous un moment ou à un autre : les agents immobiliers.



Toi aussi, joue à notre grand jeu, et compare le nombre de fautes de français
 et le nombre d'informations utiles sur cette page


Les agents immobiliers sont une sorte de parasite, dont le travail est d'en faire le moins possible pour en tirer un maximum d'argent, étant semblable en cela à l'ingénieur informaticien. A la différence près que l'agent immobilier est TOUJOURS en position de force avec tout le monde, ce qui le met dans une position somme toute assez enviable.
Nous traiterons ici des divers cas où nous pouvons avoir affaire à eux, pour constater leur extrême pouvoir de nuisance. Je ne discuterai par contre ici que des locations, hein, je n'achète pas, moi, je ne suis pas un gros bourgeois qui crache mon venin à la société mais qui se rengorgera bientôt quand les rouges auront nationalisé toutes les propriété personnelles.


1. LA RECHERCHE D'APPARTEMENT

Ahlala, qui n'est jamais arrivé dans une ville, l'esprit taquin et l'oeil fier, pour un premier emploi, un premier stage où quelque chose dans le genre, aller quémander dans les agences si présentes dans le centre ville qu'on a l'impression qu'il y en a plus que de biens immobiliers? Et oui, la jeunesse excuse bien la crédulité...
Trouver un appartement? Alors que vous êtes étudiants? Ou pire, que vous touchez un salaire mais que vous êtes encore en période d'essai. Voyons.
Et oui, car pour plaire à un agent immobilier, il faut répondre à des critères stricts, déterminés objectivement. Ces critères? Avoir le double de votre salaire. Quelque soit votre salaire. Mais n'allons pas trop vite en besogne.

Tout d'abord, vous avez en gros déterminé votre besoin. Supposons, vous cherchez un appartement de 60 m² pour vous loger : une chambre, un salon/chambre, un placard de séquestration de rangement, et une cuisine vous conviendraient tout à fait. Vous êtes une feignasse, vous aimeriez donc bien être au centre ville pour pas trop bouger, et pas loin d'une ligne de métro tant qu'à faire. On va dire que c'est à Toulouse que vous arrivez, vous comptez y mettre entre 500 et 650€.
Je vous la fais pas à l'envers, hein, c'est les prix du marché, en gros.
Vous passez le pas de la porte : que va-t-on vous proposer? Un 45 m² dans une banlieue lointaine et miteuse. Mais l'appart' est super bien parait-il. Vous riez, et vous demandez autre chose. Qu'à cela ne tienne, on vous propose en gros ce que vous cherchez, mais pour 657€. La visite est demain, 10h30 (ça tombe mal que vous bossiez, mais bon). Bon, vous vous arrangez.

Mais comment ne pas leur faire confiance?


Là, vous arriverez dans un appart', où vous aurez environ 12 secondes par chambre pour découvrir l'environnement, un expert qui répondra à la moindre de vos questions, tant qu'elles n'iront pas plus loin que "c'est la cuisine, ça?" ou "ça fait quelle surface en tout?". Pour d'autres questions, faut demander un expert. Le moindre défaut dans l'appartement sera corrigé bien sûr avant la libération de l'appartement.

Et là, de deux choses l'une.
Soit l'appartement vous déplaît. Ah? Pour quelles raisons,  s'il vous plait? Et l'agent immobilier de vous expliquer par A + B que, si, cet appartement vous plait, c'est juste que vous êtes trop cons pour vous en rendre compte. Et si jamais il ne vous convainc pas, c'est pas grave, il a un autre truc qui serait parfait pour vous. Un 45 m² dans une banlieue lointaine et miteuse. Mais l'appart' est super bien, parait-il.

Soit l'appartement vous plait. Auquel cas, vous aurez le choix entre vous décider en 15 micro secondes et remplir un dossier d'environ 512 pièces, comprenant les avis de naissances, les feuilles de salaires de vous et de vos parents, vos dernières quittances de loyer, une prière d'intention, un papier qui certifie que vous n'êtes pas en période d'essai, un papier qui certifie qu'on ne vous a jamais demandé de prouver que vous n'êtes pas en période d'essai vu que c'est illégal, et un raton laveur. Si ce dossier arrive le lendemain matin à l'ouverture de l'agence, vous aurez peut-être une chance. Sinon, on peut aussi vous proposer un 45 m² dans une banlieue lointaine et miteuse. Mais l'appart' est vraiment super cool, parait-il.

Si jamais vous avez rendu le dossier attend, il doit être validé selon des critères objectifs. Les critères objectifs étant : est-ce que votre dossier a une bonne gueule, et est-ce qu'il y a pas un dossier à côté où un mec gagne plus que vous. Et faut pas être période d'essai, aussi (c'est le mal les périodes d'essai).

Et si ça passe bingo. 

Et hop, 400€ l'heure de travail, qui c'est le patron?


Vous n'aurez plus qu'à régler 800€ de frais d'agences. Mais attendez, ils ont fait quoi l'agence? Ils ont affiché l'annonce d'un mec (qui doit surement payer pour la faire afficher), ils ont organisé une visite, et ils ont choisi un dossier en foutant la pression? Ben ouais. Vous savez quoi faire faire à vos enfants s'ils sont bêtes et s'ils n'ont aucune estime d'eux-mêmes.


2. LA GESTION D'APPARTEMENT

Vous avez réussi à prendre l'appartement que vous vouliez en gros, même si c'était un peu plus cher que ce que vous vouliez y mettre. Tiens, c'est marrant, les travaux qui devaient être faits ont pas été faits. Enfin, c'est pas grave, vous avez tout mis dans l'état des lieux, même si la meuf en passe trouvait que c'était pas si grave qu'il manque deux mètres carrés de carrelages dans la salle de bains.
Mais un jour, genre le vendredi soir, la chaudière fait PZZZ, puis PFFF, puis PAAAF puis plus rien. C'est mauvais signe. Et effectivement, vous n'avez plus d'eau chaude. Que faire?
Ben voyons, attendre lundi matin 10h que l'agence ouvre. Vous pourriez bien sûr appeler un plombier, mais bon, dans ce cas, ça serait pour votre gueule, parce que c'est pas le plombier agréé par l'agence.
Et c'est là que vous allez comprendre pourquoi ils ont payés ces gens là. Ils sont payés pour remettre les trucs urgents au lendemain, et vous le faire accepter. 
Une théorie voudrait que le temps se dilate dans les agences immobilières : si le temps parait infiniment court au moment de rendre un dossier, quand il s'agit de prévoir une intervention, faire appel à un expert, ou répondre au téléphone, là, le temps se dilate que ça en devient fou. De toutes façons, vous tombez jamais sur la personne qui s'en occupe, mais toujours sur une autre, qui fera passer le message.
Et au bout d'un moment, vous laissez tomber, votre carrelage restera pourri, vous vivrez sans chauffage, et tant pis. Mais du coup, vous récupérerez pas votre caution au moment de partir. Et ben non, hein, faut ptetre pas déconner non plus, vous auriez pu prévenir, tout de même, ça se fait pas.

Oh regarde, il pourrait bien nous la mettre, là?


3. LA DESCRIPTION

Le monde des agents immobiliers se divise en deux catégories : 
. Les cruches : Vous savez, celles qui se la pètent en boite, les Wooo girls en puissances, qui vous dédaignent d'un regard méprisant quand elle voit votre Carte Visa Bagoo? Ben c'est elles. Le jour, elles se ruent dans leur Mini Cooper avec leurs grosses lunettes de soleil, vont se garer n'importe comment en ville pour vous empêcher de passer pendant qu'elles font visiter des apparts. Ben ouais.
. Les vieux beaux: tels les paons dans les zoos, ce sont les maîtres des lieux. Ils font vivre leur vivier de cruches, ils sont clairement les mâles alphas, et ne rechigneront jamais à une blague macho pendant que les filles boiront leur thé 0%.
Ah oui, par contre, l'agent immobilier sourie tout le temps. S'il arrête de sourire, c'est qu'il va attaquer.

Donc voilà. Si un ami à vous prévoie de devenir agent immobilier (ou pire, de le devenir), de deux choses l'une: soit vous restez potes avec lui, juste pour avoir un plan de secours pour trouver un appart' et se faire emmener en vacances sur un yacht payé à même les frais d'agences. Soit vous l'abattez.


J'y pensais même plus, mais y a des exemples assez connus, en fait.


Bonjour chez vous et mort aux cons!