lundi 26 septembre 2011

J'aime pas les espagnols

Alors qu'on soit bien clairs, je ne parlerai pas de sport dans ce message. Que ces saloperies de mangeurs de riz jaune ne se contentent pas d'être plus forts que nous au basket mais s'amusent à agresser nos joueurs en plus ne sera pas relevé dans ce message. Même si j'avoue que j'ai eu assez les nerfs devant mon poste. Mais là, on va parler 7ème art et pas sport comme des beaufs alors merde quoi.

La Piel Que Habito 
("la poële que j'habite", oui, je sais, je suis bilingue)
Réalisateur : Pedro Almodovar
Acteurs : Antonio Banderas
Elena Anaya

Le cinéma espagnol est très connu et réputé. 
Ahahah, non, je déconne. Enfin bon, les espagnols ont donc une industrie cinématographique qui carburent à plein tubes, étant donné qu'ils ont sorti récemment (enfin dans les dix dernières années, quoi) au moins trois films qui ne sont pas d'Almodovar : Rec, Rec 2 et L'Orphelinat (oui, non, L'auberge espagnole, ça compte pas). C'est pas mal, mais l'effort les a laissés un peu essouflés, et ils se sont donc reposés sur ce bon vieux Pedro pour sortir leur film espagnol de 2011. Penelope Cruz n'était pas disponible, Victoria Abril a disparu, donc ils ont pris Banderas (ben oui, le réservoir d'acteurs aussi est assez limité). Tout ça pour faire un film que je vais vous décrypter aux petits oignons, mes petits chanceux! 

 Et là, tu veux toujours faire du cinéma???


L'accroche : 
Un mec qui a tout l'air d'être un médecin riche, célèbre et d'avoir la classe même s'il fait des expériences pas nettes sur des cellules souches rentre chez lui dans sa villa trop cool, où une femme habillée comme une merde fait des collages, enfermée dans sa chambre. On sait pas trop qui c'est, cette femme, vu qu'on le dit pas, mais elle a l'air assez bizarre. Et le médecin a l'air bizarre aussi, à la mater via une grosse caméra, rentrer lui proposer de l'opium pour finalement se barrer aussi sec. 
Ah oui, aussi, elle se taillade un peu à coup de papiers (oui, ça coupe) et du coup, il la soigne et trouve qu'elle a la peau douce. Elle a l'air un peu suicidaire la dame, mais ça a pas l'air de choquer les gens plus que ça.
Et a priori le monsieur lui greffe de la peau transgénique. Donc on se dit qu'elle sort peut-être d'un sale accident. Au passage, on apprend aussi que la femme du monsieur chirurgien, ben elle est morte brûlée.

Un espagnol sérieux, ça impressionne vachement.


Là, je vous retranscris pêle-mêle la première demie heure du film, hein. Donc c'est un peu bizarre. D'un côté, c'est de l'Almodovar, donc ça surprend pas plus que ça, quoi.
Donc la compréhension de l'histoire est pour l'instant quelque peu limitée. Mais on espère que ça va s'améliorer au fur et à mesure du film.




Le spoil : 
Alors en fait, au fur et à mesure du film, on comprend petit à petit l'histoire. La femme de Tonio (tu permets qu'on t'appelle Tonio?) est pas morte brûlée. Elle était juste défigurée et apathique, et s'est suicidée quand elle a vu sa sale gueule (ce qui pourrait donner des idées à Sarah Jessica Parker), tombant à côté de sa fille qui chantait une petite chanson à la con, la traumatisant.
Quelques années plus tard, quand la jeune fille traumatisée sort de l'hôpital psychiatrique où elle est rentrée parce qu'elle était un peu sociopathe, elle va à un mariage avec Tonio. Là, entre quelques partouzes et une noire qui chante du flamenco (oui, ça a l'air assez particulier les mariages espagnols), la jeune fille se fait emmener dans un coin sombre par un gars tout défoncé. Il y a visiblement quiproquo sur les intentions des deux parties, mais juste au moment où le gars commence à vouloir faire son affaire, la chanteuse (qu'on entendait plus du tout, mais finalement, elle a la voix qui porte différemment selon ce qu'elle chante) entonne (au grand étonnement de tous les spectateurs qui ne s'attendaient pas à un rebondissement aussi inattendu) la chanson qui a traumatisé la petite gamine qui était en train de regarder le crâne ouvert de sa maman dans le jardin familial. Drame. La fille pète un plomb, commence à attaquer le gars qui l'assomme pour le coup, et se barre sans demander son reste, après avoir rhabillé un peu la demoiselle.
Mais son père la trouve dans cette position, et pense qu'elle a été violée, surtout qu'elle se réveille complètement folle, et traumatisée par la présence masculine, au point qu'elle se suicidera peu après.


Tonio, veuf et maintenant privée de sa fille, décide de se venger du mec qui a violé sa fille (oui, en Espagne, on fait des partouzes, mais on a pas encore inventé les examens pour voir si quelqu'un a été violé. Je pense que certains hommes politiques feraient bien d'y émigrer...). Et donc il le kidnappe, le retient prisonnier dans sa villa, et l'opère pour le transformer... en femme! Et ouiii!
Donc en fait, la gonzesse du début, en fait, c'était Roger le violeur qui viole pas. Mais qui se la prend sévère, du coup.

 Heu, je viens de lire le script... et en fait, je suis un mec?



Donc tout ça, on l'apprend par des loooongs flashbacks au fur et à mesure du film. A ce moment, pendant une absence de Tonio, Tigrou, un repris de justice déguisé en Tigre, fils de la gouvernante de la villa, se pointe, attache sa mère, voit la fille en haut sur les écrans de surveillance, rentre par effraction et la viole. Devant les caméras, pour que sa mère puisse regarder. Sur ce, Tonio rentre, le voit et le bute.
A noter que pour les nombreux gens qui auraient trouvé ça trop simple, il s'avère que, même s'ils l'ignorent, Tigrou (qui aura donc eu une présence de 2 minutes 35 dans le film) et Tonio sont frangins. 


Ce après quoi on se rend compte que Tonio s'est lourdement attaché à Roger (qui est maintenant Rogette) au point d'en tomber amoureux, et essaie de le/la troncher. Lui donne libre accès à toutes les pièces de la maison. Et c'est au moment où on pense que tout va s'arranger que Rogette se venge finalement. En utilisant le prétexte fallacieux d'aller chercher du lubrifiant parce que le sexe de Tonio est trop proéminent (alors que bon, il est espagnol, donc on sait tous que c'est pas crédible), il/elle va en fait chercher le flingue de Tonio, le bute avec, bute la gouvernante aussi, et rentre chez elle/lui. Et le film se termine sur la scène un peu bizarre où une bombasse rentre dans une boutique pour expliquer que c'est elle, le fils prodigue qui a disparu il y a quelques années.
Mouarf.




Mon opinion: 
Oh mon dieu que c'est malsain. Oulalala. On se complait dans des trucs glauques que ce n'en n'est pas permis. Entre les partouzes dans le jardin du mariage, le mec complètement défoncé qui essaie de se taper une simple d'esprit, le mec déguisé en tigre qui viole une meuf devant sa mère, le mec qui veut coucher avec le transsexuel forcé qui a violé sa fille, je sais pas ce qui remporte la palme. Une bonne grosse douche est nécessaire après ce film. Et je pense qu'il faudrait interner Almodovar de façon préventive.
Sinon, gros point négatif du film : c'est en espagnol. Le tourner dans une vraie langue aurait quand même donné un peu de crédibilité au truc.
Mais sinon, c'est pas mal filmé, et j'avoue que j'ai été assez surpris quand j'ai compris que la meuf du début, c'était le mec. Surtout que bon, la meuf du début, elle est quand même super bonne, et que si ça marchait aussi bien, je pense qu'il y aurait beaucoup de gens qui seraient partants pour un changement de sexe.
Et puis bon, y a des trucs pas trop nécessaires. Tigrou reste pour moi une grosse interrogation. Pourquoi le déguiser en tigre? Non, mais sans déconner? C'est pour donner un côté farfelu, ou pour pimenter un peu le viol, parce que juste violer une meuf pendant que sa mère visionne la scène, c'était pas assez trash?


 Et là, je me coupe la langue, et tu te caresses avec pendant qu'elle saigne, pendant qu'un enfant nu regarde... ouais, ça va être bien.





Mais bon, c'est du Almodovar, donc tout le monde criera au génie... mais je pense que l'accueil américain pour ce film sera mitigé, tant il est vrai que ça cadre pas trop trop avec le côté mormon (con con con con con).



Brèves : 
. L'Espagne c'est super dangereux, c'est plein de gens avec des flingues qui se tirent dessus.
. Et c'est aussi plein de pervers sexuels qui se violent et font des partouzes pendant les mariages. Non sérieux, les gars, faites gaffe quand vous passez les Pyrénées.
. Sinon, les flics espagnols sont tellement nuls qu'il suffit de se déguiser en tigre pour pas se faire arrêter alors que ta gueule est diffusée partout à  la télé dans un braquage.
. Alors, la spéciale du film qui nique un peu le "happy" end, c'est que le mec/meuf, avant de tuer les deux  dans la villa, il a bien pris soin de se montrer à l'ex-associé de Tonio, de lui préciser son identité et son changement de sexe. Et donc c'est sûr et certain qu'il va se faire choper par les condés. Sauf s'il se déguise en tigre, remarque.
. Pour ceux qui se demandaient, ce film n'est pas sexy. Genre jamais.
. Je pense que ça a signé la fin des Almodovar pour moi. Je préfère le glauque bien de chez nous, à tout bien réfléchir.



lundi 19 septembre 2011

J'aime pas les fuites. Ni les cons.

Et je parle pas des fuites d'eau, celles qu'on essaie péniblement de réparer soi-même pendant deux ou trois vaines heures marquées de taches diverses et d'humidité largement trop fortes, avant d'appeler un plombier dont on se demande comment il fait pour s'habiller aussi mal avec les honoraires qu'il perçoit. Non. Je parle des fuites dans les films, ou d'un syndrome que j'appelle "Toujours plus haut". Mettons-nous en situation.

Il est 17h15 dans la petite bourgade de QuietTown. Cela fait déjà 12h que la première attaque de l'Homme-Poireau a eu lieu sur la ville. Nombre de gens ont péri, emprisonnés dans les longues feuilles engainées* de l'atrocité, jusqu'à ce que Josh, le jeune quarterback de l'équipe universitaire locale, n'arrive à le jeter dans la déchiqueteuse de l'usine à papier.
Quel soulagement pour lui de pouvoir serrer Jeannette dans ses bras, la jeune fille que tout le monde pensait moche et insipide et qui était même la risée des majorettes, mais qu'en fait, quand tu lui retirais ses grosses lunettes, était super mignonne et courageuse. Après une bonne minute d'embrassade pas trop langoureuse parce qu'on est diffusé tout public quand même, survient un événement inattendu!
Là, derrière toi, Josh, l'Homme-Poireau qui n'était en fait pas mort, et qui arrive te trucider avec ses feuilles vert-jaunâtres!

 Bon, venant de lui, c'est plus compréhensible, on sait qu'au moins, il réfléchit pas.


Las, devant cet rebondissement inopiné et totalement surprenant, Jeannette et Josh prennent la fuite. Il apparaît que quatre destinations s'offrent à eux :
  • L'appartement sécurisé de la mère de Jeannette avec des vitres pare-balles et des portes blindées.
  • Le supermarché où toute la ville est concentrée.
  • Le toit d'un immeuble désert.
  • Un bureau de la Sécurité Sociale.
Ami lecteur, sauras-tu découvrir quelle sera forcément la destination du couple galopant?

Mon Dieu, aucun escalier? Comment vais-je faire pour rejoindre les toits?


C'était pourtant simple.
Dans les films, les gens s'échappent toujours vers le haut, et si cela est impossible, vers le bas (la Sécurité Sociale, c'était un piège, voyons, étant donné que les horaires d'ouverture ne s'étendent que jusqu'à 18h, les entrées seront déjà fermées à 17h15, petits canaillous).
Cette loi, que j'appellerai donc "Toujours plus haut" est systématique. Le héros (ou la victime, ça marche pareil) évite toujours comme la peste les endroits où il serait tranquille et n'aurait qu'à attendre ou les endroits où il y a plein de monde. Et oui, pourquoi donc rechercher la sécurité, ou des renforts? Non! Plutôt s'isoler en haut d'un toit, parce que c'est bien connu, en cas de danger, il vaut mieux être situé sur un pont en construction, sur un chantier avec des bombes incendiaires qui trainent, ou dans un sombre espace confiné. C'est plus prudent, on sait jamais, de toutes façons, le blindage c'est très surfait.

J'avoue que ça m'agace assez de voir des gens qui sont censés sauver le monde/leur ville/leur copine/leur cul (rayer la ou les mentions inutiles) systématiquement faire des choix débiles que même un lémurien tétraplégique ne ferait pas.

Et ce qui est encore plus agaçant, c'est que c'est généralement vrai quelque soit le genre du film, qu'on soit dans la guimauve faisandée ou dans le film d'action sympa.


Et tiens, tant que je suis à m'énerver. Josh, qui a largué Jeannette en chemin se fait maintenant traquer par un Homme-Navet conduisant une voiture. Josh est à pied, son pick-up étant en révision. Donc, vous pouvez visualiser le truc : une route, des maisons sur le côté, Josh au milieu avec la voiture derrière.
Et bien, Josh ira systématiquement le long de la route, misant tout sur sa vitesse pour dépasser un véhicule motorisé. Ben oui, c'est plus sport, quoi. Alors que bon, toute personne qui s'est fait courser par les flics après un petit délit (hé ho, ça va, hein, de toutes façons, ces diamants étaient vendus beaucoup trop cher) sait très bien qu'il faut absolument s'écarter de la route, pet passer par des endroits où les voitures ne passent pas.
Mais non, pour faire de belles scènes de poursuite et des beaux combats finaux, vaut mieux pas essayer.


 Cette voiture suit la route avec une précision féroce! Comment donc m'en défaire?


D'un côté, vu que le méchant passera trois quarts d'heure à expliquer son plan, c'est pas trop grave.
ça, ça a déjà été relevé bon nombre de fois, mais le principe des méchants super vilains qui finissent pas leur boulot, et qui préfèrent faire les trucs à moitié tout en expliquant toutes ses machinations, ça gave aussi.
Voldemort, pourquoi, au lieu de tuer Snape toi-même (et donc avoir le pouvoir sur sa baguette, hein), tu laisses ton serpent le faire à ta place, lui laissant le temps d'agoniser et de papoter avec ce putain de binoclard d'Harry Potter? Sérieux? Le méchant sorcier qui tue tout le monde sans sourciller, tout à coup, se dit "ha, non, là, c'est plutôt un copain, donc je vais le tuer bien lentement avec mon serpent et le laisser agoniser comme une merde".
Sans déconner, quoi.

Bon, cela dit, y a des films qui évitent relativement bien ce genre de pièges, tout en restant très mauvais. Ah, tiens, ça me fait penser que j'ai une critique à faire...

* Parait que recopier Wikipédia est un gage de talent, je ne m'en prive donc pas.


vendredi 9 septembre 2011

J'aime pas le périphérique

Attention, ce post est purement provincial. Étant actuellement toulousain (et donc champion de France, ne l'oublions pas), je n'ai aucune idée des déboires que peuvent connaître des villes comme Paris où les gens sont juste trop différents. Genre. Je traiterai donc uniquement de ma propre expérience personnelle à moi que j'ai.

Le périphérique. Quel bonheur quotidien, pour tous ceux qui vont au travail au voiture, d'emprunter ce petit chemin (ne sentant que trop rarement la noisette) que tant d'autres gens ont décidé d'emprunter exactement à la même heure pour aller exactement au même endroit. Les cons.
Et c'est donc en voyant ces gens le matin qui vivent la même expérience que soi, qu'on arrive à deux conclusions :
  • Nous ne sommes pas seuls dans la misère.
  • Tous les autres gens, c'est vraiment des connards. 
C'est de ceux-ci que nous allons parler à présent. Nous verrons d'abord les généralités afférentes à toute personne se déplaçant sur le périphérique en heure de pointe, pour ensuite nous attarder sur quelques profils typiques incitant au meurtre. Et pour finir, on retournera bosser plutôt que de lire des blogs débiles au boulot.

Quel bonheur que d'aller au travail le matin!

Top départ.

1. Les généralités

Ce qui est de bien, sur le périph aux heures de pointes, c'est qu'à peu près tout le monde est dans le même état d'esprit : énervé, vindicatif, sans concession et prêt à en découdre (d'où une certaine similitude avec Georges W. Bush). Aucun centimètre ne sera lâché à l'adversité. Ne vous étonnez pas dès lors si des voitures kamikazes finissent par vouloir se crasher sur votre capot, vous l'aurez bien cherché. J'ai d'ailleurs déjà lancé le programme d'entrainement en Afghanistan par le biais d'un mien cousin (bon, pas vraiment mais lisez la BD elle est bien).
De plus, les voitures ne sont jamais remplis par plus de deux personnes. En général, les gens sont seuls sur leur bagnole. Et oui : les gens qui ont entendu parler de l'écologie prennent de toutes façons le vélo ou les transports en commun (on en parlera dans l'article "j'aime pas les hippies" quand j'aurai envie de tirer sur une ambulance), et on ne retrouve donc plus que les gens qui considèrent le réchauffement climatique comme un souci moindre que l'annulation de la saison 9 de la Star Ac' (là encore, on est pas trop loin de monsieur W). Ou alors des hippies hypocrites (allez, je vous accorde Al Gore, dans ce cas).
Oubliez bien sûr toute notion de priorité, de règles et de code de la route : nous sommes sur le Far-West de la route, où seuls les plus forts survivent, passent devant, et arrivent 3 minutes 32 avant à destination. Certains comportements sont cependant systématiques.

Ce genre de comportements explique beaucoup d'engueulades matinales au boulot.



2. Les cas


2.1 Le commercial


Le commercial est un homme qui passe sa vie dans sa voiture, vu qu'il va chez ses clients tout le temps. il est facile à reconnaître, parce que, suivant la loi qui veut que plus un travail est inutile, mieux il est payé, le commercial est très bien payé. Il a donc un grosse voiture grise ou noire, de marque Audi, Mercedes ou BMW et est habillé en costard ou en tailleur, c'est selon. Le commercial, qui passe donc son temps sur la route, n'a pas encore appris qu'il fallait pas prendre le périph' pendant les bouchons, et s'énerve donc que tous les gueux de la terre ralentisse sa route. il se met sur la voie de gauche, et colle. Voire klaxonne.
Comment peut-il penser que klaxonner permettra aux 42 voitures qui sont bloquées devant lui de soudain trouver une astuce pour toute avancer dans un trafic magiquement débloqué, ça, je ne sais pas. Mais c'est un commercial, donc il a pas du y réfléchir (ben oui, s'il savait réfléchir, il ferait du technique, héhé).
A éviter donc. 
Pour s'en débarrasser : dites lui que vous êtes intéressés par le truc qu'il a à vendre (quoi que ce soit, même un avion ou  une prestation de 20 ingénieurs sur trois ans, mais bon, faudra peut-être être persuasif pour le coup). Faites le venir chez vous, faire un devis, etc... et au moment de signer, balancer lui son stylo hors de prix dans la gueule, bien fait pour lui.
Méthode subsidiaire: attendez le matin du Grand Soir, ça m'étonnerait qu'il survive longtemps, lui.

Il est très important pour moi d'arriver tôt au travail pour faire une pause "tête de vainqueur" devant le sigle de ma boite.



2.2 La racaille


La racaille se distingue principalement du commercial par le fait qu'il n'est pas en costard. Sinon, y a des ressemblances. Souvent en BMW ou Mercedes (mais plus vieille), son véhicule de prédilection reste cependant la Golf noire. Je ne sais pas d'où vient cette passion pour les Golf noires, mais c'est assez systématique. Les racailles revêtent des couleurs criardes pour se reconnaître. Sinon, pressé, klaxon, ça marche pareil (avec cependant le "A" derrière le véhicule qui enlève un peu de crédibilité).
A éviter donc.
Comment s'en débarrasser : Normalement, une phrase de plus de dix mots lui fait court-circuiter le cerveau, et il explose. Ou alors appelez la maréchaussée, son ennemi naturel.


Si les racailles roulaient là dedans, elles auraient moins de problèmes avec la police.




2.3 Le deuchiste


Le deuchiste est une personne roulant dans un véhicule de marque Citroën, la 2Cv, produite très exactement entre la révocation de l’Édit de Nantes et l'Abolition des privilèges. Le deuchiste aime conduire dans sa petite deudeuche, et profite donc pleinement de chaque seconde passée sur le périphérique, faisant un peu abstraction des nombreux véhicules qui s'accumulent derrière lui. Souvent Tarnais ou Gersois (ou autres régions bouseuses paysannes si vous êtes d'une autre région que Toulouse, le deuchiste ne pouvant mécaniquement pas trop s'éloigner de ses pièces de réparation), il n’accélérera que rarement. Par contre, il lui arrive de s'arrêter sur le bas-côté de la route, et d'ouvrir le capot de sa voiture, sans doute pour contempler son magnifique moteur.
A éviter, donc.
Comment s'en débarasser : Dites-lui qu'une nouvelle petite annonce vient de paraitre sur ebay, proposant un vilebrequin de moteur pour 2Cv6 quasi-neuf à vil prix, il devrait s'empresser de se rendre chez lui profiter de sa connexion 56k pour enchérir dessus.

Oui, en général, c'est plutôt comme ça qu'on la voie.


2.4 Le vieux

Le vieux est très dangereux. Se déplaçant en général dans un véhicule dont le dernier contrôle technique a eu lieu durant l'entre deux guerres, le vieux ne conduit pas, il tourne aléatoirement l'objet rond se trouvant entre ses mains, en appuyant sur des pédales au hasard. Ce qui fait qu'il est assez difficile à prévoir. Il peut accélérer et freiner sans raison apparente, pour ensuite vous klaxonner parce que vous avez supposé que la priorité à droite s'appliquait aussi à lui. De toutes façons, vous n'avez pas vécu la guerre, donc vous avez forcément tort face à lui.
Un bon moyen de les reconnaître reste que le vieux a SYSTEMATIQUEMENT un couvre-chef quand il conduit, c'est plus fort que lui. Une casquette ou un chapeau au choix.
A éviter, donc.
Comment s'en débarrasser : une forte chaleur devrait faire l'affaire. Ou alors de la musique de sauvage pourrait les faire fuir.

De mon temps, un blog comme ça, ç'aurait mérité la guilottine!



2.5 Le motard

Ah le motard. Qui ne s'est pas fait klaxonner par ces joyeux drilles en deux roues, tout de noir vêtus, parce qu'il roulait au milieu de sa voie?
Car à l'instar des sorciers provenant de Hogwarts, l'école des sorciers (oui, les gens qui disent Poudlard, vous n'avez qu'à vous acheter un niveau linguistique et lire les livres dans leur langue, et après, vous aurez peut-être droit à ma considération), qui discernent à King's Cross Station une voie 9 1/4 invisible leur permettant de prendre un train magique, le motard voit une voie magique, entre la voie tout à gauche, et celle à côté. Mais là où il est carrément moins bon, c'est que cette voie ne lui est hélas pas réservée, et qu'on peut y trouver des automobilistes. Sinon, autre comparaison qu'on pourrait faire, c'est que le motard tombe à peu près aussi souvent de leur moto qu'Harry Potter de son balai (c'est à dire souvent).
Le motard ignore les limitations de vitesse, pensant sans doute que le nombre de kilomètres heures autorisé est relatif au nombre de roues. Heureusement, le croisement du manque d'habitacle dans les motos, et de la loi de Darwin sur l'évolution sélective des espèces devraient arriver à la disparition de cette race particulière, mais légèrement suicidaire.

A éviter, donc.
Comment s'en débarrasser : Aidez l'évolution, en faisant un petit écart sur votre gauche sans clignotant, et le tour est joué.

Quelque chose à compenser, moi?



2.6 Le taxi

J'aime tellement les taxis que je me fendrai sans doute un jour d'un article les félicitant pour l'ensemble de leur œuvre. Il est cependant important de noter que le temps que le taxi a passé à conduire, il ne l'a manifestement pas passé à apprendre le code de la route, tant son but ultime sur la route semble d'être le plus en infraction possible. En étant odieux avec les autres usagers de la route, bien sûr.
Ceci implique donc des dépassements de vitesse, des dépassements par la droite, des dépassements abrupts, des dépassements de jambe et des dépassements de soi, entre autres. Et on a de la chance qu'ils nous laissent aller sur leur route, limite, faudra peut-être qu'on pense à les remercier.
Et pour couronner le tout, ils font périodiquement grêve pour protester contre ces saloperies de Hippies qui voudraient favoriser les transports en commun en ville, au point de pouvoir aller à l'aéroport en bus. Non mais sans blague.
A éviter, donc.
Comment s'en débarrasser : Favorisez les transports en commun dans votre. Mais non, sérieusement, si vous avez une idée, je suis preneur.

Le stéréotype même du taxi : grande gueule, mauvaise foi, malhonnête et conduite aléatoire.

2.7 Le quidam


Pour finir, les pires. Ceux qui vous ressemblent un peu, qui vont, comme vous, au boulot tous les matins dans leur bagnole. Ceux qui mettent longtemps à démarrer au feu, malgré vos coups de klaxons. Ceux qui vont à deux à l'heure sur l'autoroute sur la file de droite et que vous êtes obligés de doubler par la droite. Ceux qui refusent vos insertions "viriles". Et pire! Ceux qui vous klaxonnent quand vous êtes tranquillement en train de démarrer au feu. Ceux qui roulent comme des dingues, quitte à vous doubler par la droite, ou qui s'insèrent n'importe comment. Tous ces crétins que vous voyez raler dans leur voiture, ces gros cons, alors que c'est de leur faute, et que vous prendriez bien le temps de leur expliquer mais vous avez pas le temps parce que vous allez au boulot. Oui, tous ceux là. Et vous les connaissez bien, vous les voyez tous les matins, et ils vont au même endroit que vous en général.
Ouais vraiment, les quidams, c'est vraiment des enculés. D'ailleurs, si j'en croise un, j'y fous mon poing dans la gueule.
A éradiquer, donc.
Comment s'en débarrasser : Ben faudrait un moyen de tuer beaucoup de monde très vite... J'aurais bien des idées, mais bon, on va encore sortir les phrases de leur contexte...